‹ Sur Une Réaction Quantitative de Fixation du Complément Titré à 50 0/0 d'Hémolyse: Application à l'Étude des Courbes SyphilimétriquesChapitre 42 sur 45 · RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ ET CONCLUSIONS

La réaction quantitative décrite dans ce travail se caractérise par la mesure du pouvoir fixateur de la réagine contenue dans le sérum syphilitique pris à doses constantes et éprouvé par des doses progressivement croissantes de complément titré à 50 0/0 d’hémolyse et d’antigène à la cardiolipine. Le principe essentiel dont découle le choix des doses variables d’'antigène est que la réaction cardiolipine-réagine et la fixation ultérieure du complément doivent s'effectuer à leur optima, ce qui permet d'établir une relation linéaire entre la quantité d'anticorps contenue dans le sérum

et celle de complément fixé mesuré à 50 o/o d’hémolyse.

TITRAGE DU COMPLÉMENT A 50 0/0 D'HÉMOLYSE

L'unité de complément dite à 50 o/o d'hémolyse résulte de l’étude de la courbe d'hémolyse établie en fonction de doses variables de complément et de doses fixes d’hémolysines et de globules rouges de mouton. Cette courbe, dont la formule mathématique a pu être établie (von Krogh), présente une forme en S et permet la détermination graphique de la valeur de l'unité 50 0/0, le point d’inflexion correspondant à la quantité de complément Iysant 50 0/0, de la totalité des globules rouges, c’est-à-dire l’unité 5o 0/0. L'intérêt du choix de cette unité est que la mesure du complément ainsi effectuée est beaucoup plus précise que lorsqu'on utilise l’unité classique (à 100 0/0 d’hémolyse). On sait que cette unité est la plus faible quantité de complément Iysant totalement la dose fixe de globules rouges mis en jeu. La mesure de l’unité 100 o/o ne peut être faite exactement cär cette unité correspond au point mal défini où la courbe d’hémolyse devient pratiquement parallèle à l’axe des abscisses, tandis que l’unité 50 0/0, point d’inflexion de la courbe, correspond au maximum de sensibilité de la réaction d'hémolyse. En outre, élément essentiel de mesure, la lecture de la réaction se fait non pas à l'œil nu, mais photométriquement, d’où une précision et une sensibilité accrues. L'usage du photomètre permet en outre de standardiser la suspension de globules rouges de mouton et de faire ainsi tous les tirages avec rigoureusement la même quantité d'hématies, ce qui rend les résultats indépendants de ce facteur.

Mais d’autres facteurs interviennent dans la réaction et font varier le pouvoir hémolytique du complément. Il faut déterminer dans quelles condi-

tions ces facteurs sont les plus favorables, de manière à établir un mode

opératoire standard du titrage du complément permettant la détermination de l'unité 50 o/o dans les meilleures conditions possibles.

— Le sérum hémolytique (sérum anti-hématies de mouton) qui sensibilise les globules rouges à l’action du complément doit être rigoureusement titré.

— Les conditions physico-chimiques dans lesquelles la réaction d’hémolyse est effectuée ont aussi leur importance : le temps, la température, la teneur en électrolytes et en ion magnésium, etc..., doivent être fixés avec

précision.

La réaction entre la cardiolipine, la réagine et le complément est soumise aux lois de formation des complexes antigène-anticorps, c’est-à-dire que la réaction peut être partiellement ou totalement inhibée si un des éléments est en excès ou en défaut par rapport aux autres (phénomène de zone). La réaction s’effectuant dans 5 tubes contenant chacun le même volume de sérum à étudier et des doses croissantes de complément mesurées en unités 50 0/0, il faut que chaque tube contienne des doses croissantes d'antigène pour qu'il n’y ait pas d’inhibition partielle de la fixation par excès ou par défaut d’antigène. Dans un temps préparatoire, le titrage de l’antigène a permis de déterminer les doses de ce réactif qu'il faut employer.

Après le temps nécessaire à la fixation du complément sur le complexe réagine-cardiolipine, le nombre d'unités 50 o/o fixées est déterminé de la façon suivante. En ajoutant à tous les tubes la même dose de globules rouges sensibilisés on permet au complément restant libre dans certains tubes, de manifester son activité hémolytique. Par extrapolation graphique (connaissant le nombre d'unités 5o o/o contenu dans chaque tube et le pourcentage d'hémolyse correspondant) on détermine le nombre d’unités 0 o/o permettant encore d’hémolyser 50 o/o des globules rouges. Ce nombre, diminué d’une unité, représente le nombre d'unités 5o o/o fixées par un certain volume de sérum en présence d’antigène : c’est le titre du sérum en réagine.

Cette réaction est effectuée suivant un mode opératoire standardisé tenant compte de l'influence de différents facteurs sur l'intensité de la fixation, en particulier le temps et la température.

LA

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