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Sur Une Soudure De Deux Rameaux De Vigne

M. Decaisne annonce que M. François Delesserl vient de recevoir de Chine un nouvel envoi de tubercules (1), et donne lecture de l’extrait suivant d’une lettre de M. Schwab, qui est parvenue à M.Delessert à l’occasion de cet envoi :

Shangai, 26 avril 1856.

. Vous me demandez pourquoi les racines de Dioscorea JJatatas , que

je vous ai envoyées, et qui sont telles qu'on les a achetées ici au marché, sont coupées dans leur longueur ; c’est uniquement parce qu’il est plus facile de les mettre en paquets et de les transporter, leur longueur étant de plusieurs pieds quand on les récolte. Pour les planter on les coupe par morceaux comme on fait pour les pommes de terre. Après la récolte, on les conserve dans les maisons pendant l’hiver, et au printemps on les plante dans un bon sol bien profond , ainsi que cela a déjà été expliqué, en les mettant en sillons, dont on relève ensuite la terre.

On sème aussi les graines; on met à chaque plante, lorsqu’elle commence à pousser, des tuteurs en bambou pour soutenir les tiges.

M. Duchartre présente à la Société une branche de Vigne qui porte un rameau soudé avec elle dans une partie de son étendue. Il fait a ce sujet la communication suivante ;

SUR UNE SOUDURE DE DEUX RAMEAUX DE VIGNE; par M. P. DUCHARTRE.

Le rameau monstrueux que j’ai l’honneur de mettre sous les yeux de la Société, a été pris sur une Vigne cultivée en espalier dans un jardin de Meudon. Il présente un exemple de soudure, qui me semble mériter d’être signalé. I.e sarment dont il formait l’extrémité végétait avec vigueur. L’entrenœud immédiatement inférieur a la soudure n'avait rien de particulier, et sa coupe transversale était régulièrement arrondie. Le nœud à partir

duquel commence a se montrer l’anomalie ne présente, sur un de ses grands

côtés, rien qui soit digne de remarque ; mais, sur la face opposée, il se montre visiblement partagé en deux renflements collateraux et a peu prés égaux, par un sillon longitudinal profond qui prend naissance à ce niveau* C’est donc là que commence la soudure, qui devient de plus en plus manifeste a mesure qu’on s’élève au-dessus de ce point. Le nœud porte une feuille normale qui fait facilement reconnaître, dans la portion supérieure du sarment que la continuation du sillon né au nœud divise de plus en plus prolondément en deux moitiés adjacentes, un rameau axillaire soude sur une assez grande largeur avec l’axe primaire qui lui a donné naissance.

Le sillon longitudinal qui distingue les deux axes ainsi unis est profond sur

uue face ; mais sur lu face opposée il est moins distinct, et il ne commence (I) Voyez le Bulletin, t. II, p. 7ài.

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