‹ Sur Une Soudure De Deux Rameaux De VigneChapitre 2 sur 3 · SÉANCE DU 11 JUILLET · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 11 JUILLET

même a devenir bien apparent que dans la seconde moitié du premier mérithalle monstrueux. Une particularité qui me semble curieuse, e’est que l’entre-nœud du rameau axillaire étant très Ion” (16 centimètres) a contracté adhérence avec un entre-nœud entier et les trois-quarts d’un second appartenant à l’axe primaire. Dans cette longue soudure il a été forcé de suivre la direction de cet axe qui lui a donné naissance , de telle sorte que le nœud qui termine le premier mérithalle de celui-ci lui a fait faire un coude très prononcé. Il se sépare de cet axe primaire avant d’atteindre le second nœud. Du reste, le nœud basilaire, qui a été le point d’origine de ce rameau axillaire adhèrent, a donné encore naissance, dans l’angle qui existe entre celui-ci et la feuille-mère, 1° à un second rameau qui est resté libre et qui n’a pas eu encore le temps de prendre un grand développement; 2° à un bourgeon collatéral à ce petit rameau et encore non ouvert.

Une série de coupes transversales montre que la soudure des deux axes a etc assez complète pour faire disparaitre les zones ligneuse et corticaledans toute la longueur du plan d’union , et pour mettre ainsi les deux moelles en parfaite continuité. La masse médullaire commune est d’autant plus allongée transversalement que les deux axes tendent davantage a se séparer en s’éloignant du nœud basilaire; en outre, elle est échaucrée de plus en plus profondément a mesure que les deux sillons longitudinaux, indices de la soudure, deviennent plus profonds. Seulement l’isthme qui rattache les deux moelles ainsi réunies, devient nécessairement de plus en plus étroit à mesure qu’on s’élève vers le point de séparation des deux axes, et la continuité des deux moelles disparait à un centimètre environ au-dessous de ce même point.

Une autre particularité que je crois devoir noter, c’est que le rameau axillaire soude se montre visiblement tordu de gauche a droite dans sa

portion adhérente.

De fait que je viens de signaler me semble remarquable sous plusieurs rapports : 1° parce qu’il offre un exemple de soudure entre un axe primaire et un axe secondaire manifestement né à l’une de ses aisselles ; 2° parce que cette soudure a réuni des mérithalles très différents de longueur, celui du rameau secondaire dépassant de 6 centimètres l’entre-nœud à la base duquel il a pris naissance; 3°parce que la soudure s’est faite, dans sa portion supérieure, entre deux mérithalles issus de deux nœuds entièrement différents, et dont l’un est plus élevé que l’autre de 10 centimètres ; U° parce qu’uu même entre-nœud du rameau axillaire s’est ainsi soudé avec deux entre-nœuds successifs de l'axe primaire; 5° parce que, bien qu’il soit évident a mes yeux qu'il y a eu dans ce cas soudure de deux axes d'ordres différents, la fusion des couches constitutives de ces axes, ou du moins •eur continuité, est devenue complète presque jusqu’au niveau où a cesse la

soudure.

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