‹ Sur Une Variété De Fracture De L'Astragale (Fracture Double, Verticale Et Transversale)Chapitre 13 sur 14 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous nous trouvons en présence d’un cas très rare de fracture de l’astragale, puisque aucune autre observation n’a été publiée. C’est une fracture vertico-transversale double du col et du corps, l’une en avant du ligament interosseux calcanéoastragalien, l’autre en arrière.

Comme mécanisme de production, nous invoquons pour la fracture postérieure celui de toutes les fractures transversales de cet os, l’arrachement par les ligaments, auquel nous ajoutons celui de la décapitation pour la fracture antérieure.

Cette fracture ne se traduit à l'extérieur par aucun signe particulier et revêt la symptomatologie de toutes les fractures de l’astragale (douleur, gonflement, crépitation, impotence fonctionnelle, pied en extension).

Par luxation des fragments, elle peut parfois prendre lallure d'une vraie luxation, mais les phénomènes objectifs sont moins marqués. Nous avons d'ailleurs un moyen sûr d'éviter toute erreur, c'est de soumettre le malade à un examen radiographique.

La longue durée de l’impotence fonctionnelle, les douleurs et l’ankylose qui peuvent se produire assombrissent le

pronostic, mais les résultats donnés par le traitement rationnel sont consolants.

Nous recommandons la formule d'Albertin.« Fractures simples sans grands dégâts, éloignées de l'articulation tbiotarsienne, massage après une courte immobilisalion ; frac-

, O ’ tures à fragments multiples dans la partie arliculaire ,extirpa- O Î , tion » : laissant à chacun le soin de luger laquelle de ces deux , D Î proposilions convient le mieux au malade qu'il doit soigner.

Vu et approuvé :

Montpellier, le 48 décembre 1906.

Le Doyen, MAIRET.

Vu et permis d'imprimer :

Montpellier, le 18 décembre 1906.

Pour le Recteur, Le Doyen déléque, MAIRET.

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