INTRODUCTION
Dans la période de guerre que nous traversons, l’art du chirurgien trouve à s'exercer des occasions nombreuses.
Les circonstances ont mis le praticien expérimenté et même l'étudiant en face de cas embarrassants, parce que non classiques.
C’est ainsi que je fus à même, pendant une période de dix-huit mois, à l'hôpital auxiliaire 59 bis, à Cannes, d'observer parmi les blessés qui m'étaient confiés, des cas qui souvent m'ont contraint à prendre des décisions rapides et à juger de l’opportunité de certaines interventions téméraires.
Au surplus, nos maîtres eux-mêmes ont dû, eux aussi, abandonner fréquemment les méthodes de médecine opératoire habituelle, et s’en tenir à leur seule initiative en face de blessures avec lesquelles personne n'était familiarisé.