‹ Sutures musculaires dans les plaies de guerreChapitre 4 sur 24 · OO · texte numérisé non relu

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C’est dans ces conditions que je me suis trouvé en présence de lésions musculaires si profondes, qu'un traitement par pansements courants eût laissé les sujets porteurs d'impotences fonctionnelles graves.

Je fus tout naturellement amené, dans des plaies préalablement désinfectées, aussi bien que possible, selon la méthode indiquée au cours des observa- ‘ Lions, à pratiquer des myorraphies réparatrices.

Mais rien n’est sans précédents, et en remontant dans l’histoire de l’art médical jusqu’à Gallien, nous retrouvons dans sa méthode une observation, la première assurément qu'il nous soit possible de rappor-

ter à ce sujet :

Voyant sur un gladiateur blessé profondément à la partie inférieure et antérieure de la cuisse, que les bords dela plaie entraînés l’un vers l’origine du membre, l’autre vers son insertion, laissaient entre eux un vide considérable, je n’hésitai pas à les rapprocher par la suture ; mais craignant de coudre les tendons mêmes, je les mis à découvert jusqu’à la portion charnue du muscle, et comme je savais que celle-ci pouvait être cousue impunément, et qu'il n’en est pas de même des tendons, ce fut dans les chairs que je fis les points de suture. (Liv. VI, chap. IL.)

A des époques plus récentes des études nombreuses à ce sujet ont été faites, on les trouvera mentionnées au cours de cet opuscule.

J'ai été heureusement surpris de retrouver autant d’antécédents à mes quelques myorraphies dans les

plaies souillées ; elles seront suffisantes pour confirmer mes idées et pour me permettre d’en tirer en temps et lieu des conclusions plus absolues.

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