LUDOVICI DELPHINI
MDOvirj XIV nui,
AD INNOCEISTIUM XI, roimncK» maxihuic.
Ludovirum M.-ignum , beatisshne Pater, 8o*pè dicenlcm auilivimua, sibi qiiidem Dctpiünum, untcum pignus tanUn famillæ regtiiqiic rntinlmenliim , inerità eue chariAsimum ; cæterùm eà loge snavlxsimn lilio vitam iinprecari, u( dignus majorih(i.<i tinloque imperio viveret, atqiie omninb cum nullum cAse molle quàm deaidem.
DK liNSTIirTIONK DELPHIM,
C’est pourquoi , des q\ie Dieu lui eut donné ce prince , pour ne le pas abandonner à la mollesse , où tombe comme néccssîiirement un enfant qui n’entend parler que de jeux , et qu’on laisse trop lonj^terapslan'^uir parmi les caresses des femmes et les amusements du premier , il résolut de le former de bonne heure au travail et à la vertu. Il voulut que dès sa plus tendre jeunesse , et pour ainsi dire dès le berceau , il apprit premièrement la crainte de Dieu , qui est l’appui de la vie humaine, et qui assure aux rois mêmes leur puissance et leur majesté , et ensuite toutes les sciences convenables à un si grand prince , c’est-à-dire celles qui peuvent servir au gouveniement , et à maintenir un royaume; et même celles qui peuvent, de (pielque manière que ce soit, i>erfcctionner l’esprit, donner de la politesse, attirer à un prince l’estime des hommes savants : ensorteque monseigneur le Dauphin pût servir d’exemple pour les mœurs, de modèle à la jeunesse , de protecteur aux gens d'esprit , et en un mot se montrer digne fils d’un si grand roi.
‘La lui qu’il imposa aux études de ce prince, fut de ne lui laisser pjisscr aucun jour sans étudier. Il jugea (pi’il y a bien de la différence entre demeurer tout le jour siins travailler et prendre quelque divertissement pour relâcher l’esprit. Il faut qu'un eufiuit joue et qu'il se réjouisse , cela l’excite; mais il ne faut pas l’abandonner de sorte au jeu et au plaisir, qu’on ne le rappelle chaque jour à des choses plus sérieuses, dont l’étude serait languissante si elle était trop interrompue. Comme toute la vie des princes est occupée, et qu’aucun de leurs jours n’est exempt de grands soins, il est bon de les exercer dès l’enfance à ce qu’il y a de plus sérieiux , et de les y faire appliquer
Quarc, jam indc ab initio id in aniino liabuit, ut Princeps augusti^&iiiuis, non socordiæ aut olio, non mnlicbrihu8 blaiiditiis, non ludo ant nugi» pucrililuis, sed lnl>ori ne virtuti insucsccret ; atquc à tencris , ut aiiint , unguieulis, priiniiin (iinorcin I)ci cpio vila liumana i)ilitur,quo(|ue ipsis regibus sua inajcsias et aucloritaa constat ; tum cgrngias omnes di$<'iplinas arlesrpie , quæ tantum dccerent Princiivcm , arciirati pcrdisccrct ; luaximè qiiidcm cas, quæ rtigcndo ac tirinando inq>eriu essent ; verinn et cas <pi:c quonio<loruniqiic animunt |x>rpoIi!-e , oriiarc A itam, lioinincs lilteratos coneiliarc Principi |xissciit : ut ipse Delplünus et nmrum cxcmplar, et llo» juvenlutis, et præclanis ingcnioruin fautor, et tanlo dciiium parente dignus Itaberetur.
p:nm itaque I<^em studiis Prindpis flxit, ut nulla dics vaciia cniucret : aliud eniin cessare oniniiiô; aliudobicclarc ac relaxare aniimiin : ac pucrilcin aMalem ludis jocisqiic cxcitandam , non tamen itcnilus permittcmlain , sed ad graviura sludia quolidic revocandain , ne iutennissa laiiguesccrenl : negoliosissinuni piincipiini vitam iiiillu die vacarc ab ingculilms curis ; pueritiaui qiimpic ita exercamdam , ut i siiigiilis diebus aliquot lioi æ dccerperenliir rebus seriis addicendic ; sic, ipsis jam studiis ad gra\ ilittem
chatiiie jour pendant quelques heures ; afin que leur esprit soit déjà rompu au travail , et tout accoutumé aux choses graves, lorstju’on les met dans les affaires. Cela même fait une partie de cette douceur, qui sert tant à former les jeunes esprits : car la force de la coutume est douce , et l’on n’a plus besoin d’être averti de son devoir depuis (ju’elle commence à nous en avertir d’ellc-môme.
Ces raisons portèrent le roi à destiner chaque jour certaines heures à l’étude, qu’il crut pourtant devoir être entremêlées de choses divertissantes , afin de tenir l’esprit de ce prince dans une agréable disposition, et de ne lui point faire paraître l’étude sous un visage hideux et triste qui le rebutât. En quoi, certes, il ne s’est pas tromi)é : car, en suivant cette méthode, il e.st arrivé q\ie le prince, averti par la s«;ule coutume , retournait gaiement et comme en .se jouant à ses exercices ordinaires , qui ne lui étaient en effet qu’un nouveau divertissement, pour peu qu’il y voulût appliquer son esprit.
Mais le principal de cette institution fut sans doute d’avoir donné pour gouverneur, à ce jeune prince, M. le duc de Montausier, illustre dans la guerre et dans les lettres , mais plus illustre encore par sa piété, et tel, en un mot, qu’il semblait né pour élever le fils d’un héros. Depuis ce temps, le prince a toujours été sous ses yeux , et comme dans ses mains : il n’a cessé de travailler à le former, toujours veillant à l’entour de lui, pour éloigner ceux ejui eussent pu corrompre son innocence , ou par de mauvais exemples , ou même par des discours licencieux. Il l’exhortait sans relâche à toutes les vertus , principalement à la piété : il lui en donnait en luimême un parfait modèle , pressant et poursuivant son ouvrage avec une attention et une constance
intlcxum , atqne assucfactum aniimun , negotüs tradi ; id qiioqiic pertinere ad eom ieniUitcin , qii.i* furmandis iiigeiiiis adbibcnda esset ; lenein (‘iiim esse vim consuctiidinis , noque iinportiuio muniture opiis, ubi ultro ipsa luoniloris oflicio rùngeretur.
iiis rationibiis addurtus rex prudcniissimiis , cerlax qufltidic lieras litlerarum studiis assignavit : bas qtiideni interduni nspersis jocis ad bilariurein liabituin componendas , ne trLstis et borrida ductriim; Tacics piieniin deterrerct. Neque fulsiis aninii fuit : sic nrnipe factum est, ut ip$& ronsuctudinc adiiiunitus, Indus cl nlaccr, ac bulibundo similis, puer regius solila re]>elerct studia, aliud ludi gémis si promptuin aiiimum adbitieret.
Sed capul inslitutionis fuit ducom Montauseriiun praa fecissc, vinim militari glorid iieciion lilterarii clarum, pietatis verô lande clarissimum , iinum omuiiim et naturà et studio ad id factum, ut tanti berois filimii viriliter eiiucaret. Is igitur Principom nunqiiam ab ociilis manibusquo dimiltcre ; assiduè fingcrc , à iieentioribus quo(|uc dictis puras aures tuei i , prawipic ingeniis præstue ûuuecssas ; ad omiicm \irtulem, maximè ad Ùei culliim, monitis acceiidere , exemplu praire, invicld coiistanliA opns ur-
AD INNOCENTKJM Xf.
tnvincible ; et en uii mot , 11 n'oubliait rien de cc monde , rendait à chacun oc qui lui appartenait , qui pouvait servir à donner au prince toute la empêchait les méchants d'opprimer les gens do force de corps et d’esprit dont 11 a besoin. Nous bien , punissait les mauvaises notions , réprimait tenons à gloire d’avoir toujours été parfaitement les violences, pour entretenir la tranquillité pud'accord a>‘ec un homme si excellent en toute blique. D'ou nous tirions cette conséquence, chose , que , même en ce qui regarde les lettres , qu’un bon prince était pieux , bienfaisant envers il nous a Bon^seuiement aidé à exécuter nos dc8> tous par son inclination, et jamais fécheux à seins , mais il nous en a inspiré que nous avons personne , s’il n'y était contraint par le crime et suivis avec succès. par la rébellion.
. L'étude de chaque jour commençait soir et C’est à ces principes que nous avons rapporté, matin par les choses saintes : et le prince , qui tous les préceptes que nous lui avons doimc.s dodemeurait découvert pendant que durait cette puis plus amplement : il a vu (pie tout venait de leçon , les écoutait avec beaucoup de respect. celte source , que tout aboutissait là , et (pie scS j Lorsque nous explkiuions le Catéchisme, qu’il études n’avaient point d'autre objet cpic de li savait par cœur, nous l’avertissions 80uvent'‘rendrecapabIede8‘ac(piitleraisémeutdetou3C(‘s\ qu’outre les obligations communes de la vic\ ; devoirs. /
chrétienne, il y en avait de particulicres pour i II savait dès lors toutes les histoires de l’ancien cha<pie profession , et que les princes, comme ; \ et du nouveau Testament : U les récitait souvent; les autres, avaient de certains devoirs propres! Uous lui faisions remar(pier les grâces que Dieu aux(pielsils ne pouvaient manquer sans comlnet-^J Savait faites aux princes pieux , et combien sesjutre de grandes fautes. Nous nous contentions gements avaient été terribles contre les impies, alors de lui en montrer les plus esseuticïs selcm sa ou contre ceux qui avaient etc rebelles à scs orportée , et nous réservions à un âge plus mûr ce ^res.
qui nous semblait ou trop profond ou trop difll- Étant un peu plus avancé en âge, il a lu l’ÉcUe pour un enfant. vangile , les Actes des Apôtres et les commcncc-
Mais dès lors, à force de répéter, nous fîmes niç^ts de l’Église. IJ y apprenait à aimer Jesusque ces trois mots, piété, bonté, justice, demeu- Cïirist, à l'embrasser dans sou cnfauce, à crolrèrent dans sa mémoire avec toute la liaison (jui ainsi yy-ec lui , en obéissant à scs
est entre eux. Et pour lui faire voir que toute la parents , en se rendant agréable à Dieu et aux vie chrétienne , et tous les devoirs des rois étaient hommes , et en donnant chaque jour de nouveaux contenus dans ces trois mots, nous disions (pic témoignages de sagesse. Après il écoutait scs celui qui était pieux envers Dieu , étoit-bon auMi prédications, il était ravi de ses miracles, il ehvers les hommes, que Dieu a créés à son image; admirait la bonté qui le portait à faire du bien et (pi’il regarde ««nme ses citants ; ensuite nous ^ le monde ; il ne le quittait pas mourant , rcmaïquions, (pie qui voulait du bien à tout le ypy d’obtenir la grâce de le suivre ressuscitant,
et montant aux deux. Dans les Actes U appre*^
gere, nsdemque vestlgüs aemper insistcre; Bihtl denique
pnctérœitU'ro , quo regiaa juvenis quÀin TalenU&aimo cumetsua cuiquctribucre, et i bonis arcere scelcratoruin corpore et animo aasol. Quem mm vinim ubique coigun* injuriaii, et propter puWeam pacem malefacta coercere, ctîssiiiiDin habuUse gloriamur : atque opUniia quibusque perveraoaque iMimines ac lurbulentos in ordincm cogéré : arübus præcelkrUem , in re quoque lUterapà et adjutorcm principem ei^ pium atque idco iNmum , onmibua bi‘ncfa« nacli , et aoctorem secoli sumos. cere , por aeso oenuni gravetn , nUi scclcrc et contuiua*
Quotidiana itudia , maiutinis sequè ac pomeriilianis ho> c«A pruvocatum. ria,ab remm diviuanim docunoà aemper iocepla : quæ Ad oacApi^» qaædeindec^HM^ (radldîmua, prscepta •d (Mm perünerent, Princepa detecio capite aununà cum retutûnus : al) eo funte mauarc, co rrdire omaM ; ideu rcTereutU amliebat. Principem oplimis discipUnis iinbuendum , ut bux; |>rom*
Cüin Cateebiami (loctriuara qaam memorià taieretexpo- ptèet lk;ilè proMUce posait, neremus, ileruro atque itenizn monebomus prwter oom- Satrain Uisturiam quæ utroque Testamento conlincliir, miinea ciirûtianflD vibe leges, muUa e»sc quæ aiiigulis pro jani inde ab initio , et memoriter tenebat et &æpe memovarià rcram personarumque ratiuoe iucuinbereut : bine rabat : in eS maxunè, quæ in pios pnnci|>es Iléus ulUo aua principibua propriaet prœcipua munera, qtio; prteter- ooiituIcrU; quàin traueiida judicia de impiia et conttima* miuère sine gravi iKnA non powenl. Horum auiniiia capita cibus lulerit.
tua deUbavinuM, alla graviora et reconditiora maturiori Paulo jani adultior le^t Evangelium, Actusque A|>o<
■ tali , Anôéb*rnii«. $tnlorum, atque Eccle&ûc Dasccolis exordla. Uts Jesum
Sanè repetendo «Aècimus, ut harc tria vocabula aptU- Cliiistum omaro dorebaiur, puerum aroplexari , cum ipao aimèlaleraecuiiocxa hierereQtineiDoriæ, pietaa, booitas, adolcscerc, parcntilms obcdteiileni, l>eo iiuinmibusqoo juxtitia ; bia vitam clirisUanam, liis regü imperii oiBcia gratum, novaque in dies sapientiæ argumenta proferen* conlimri. llocverO ita colligebamua , ut qui pins in Deum tem. Uinc audlre prædicantem : admiraii sigoa slupenda eftset, idem eq^i IwminM ad Dei Imagioem couditos, Del- fadenleu) : colere beociiciuro : hscrere morienü, iil et reque filios, easel opUmui; tum qui beoe omaUma vellet, surgeotem, et ad ooelos aKendeotem 60|ui daretur. Tum
DE IXSTITÜTIONE DELPHim
nait ù aimer et à Iionorcr I'E»Iisc , humble , pa> ticute,quü leinuiide n'ajamais laissée en repis, éprouvée par les supplices, toujours victorieuse. Il voyait les apôtres la pouveriiant selon les ordres de Jésus-Christ, et la formant (>ar leurs exemples plus encore que par leur parole ; saint Pierre y exerçant l'autorité principale et y tenant partout la première place; les chrétiens soumis aux décrets des apôtres, sans se mettre en peine de rien, dés qu’ils étaient rendus. EnOu nous lui faisions remarquer tout ce qui peut établir la foi , exciter l’espérance et enflammer la chanté. La lecture de rÊvangilc nous servait aussi à lui inspirer une dévotion particulière pour la sainte Vierge, qu'il voyait s’intéresser pour les hommes, les recommander à son Fils comme leur avocate ; et leur montrer en même temps, que cen'cst qu’en obéissant à Jésus-Christ, qu’on eu peut obtenir des grôces. Nous l’exhortions à penser souvent à la merveilleuse récompense quelle eut de sa chasteté et de son humilité, par le gage précieux qu’elle reçut du ciel, quand elle devint mère de Dieu, et qu'il se fit une si sainte alliance entre elle et le Père éternel. Nous lui faisions observer en cet endroit combien les mystères de la religion étaient purs , que Jésus-Christ devait être vierge, qu’il ne pouvait être donné qu’à une vierge de devenir sa mère : et qu'il s'ensuivait de là que la chasteté devait être le fondement de la dévotion envers Marie; puisqu’elle devait à cette vertu toute sa grandeur, et même toute sa fécondité.
Quesi en lisant l'Évangile il paraissait songer à autre chose , ou n’avoir pas toute l’attention cl le respect que mérite eette lecture, nous lui ôtions aussitôt le livre , pour lui marquer qu'il ne le fallait lire qu’avec révérence. Le prince , qui regar-
Ecelesiâin amorc panier et honore cocnpIecU : bumilem , patienlem , jant iiMle à primordio curis exercitam , probatain supplkiis ubiqoe viclriceu). In cà inliieri, ex ChrisU pUciUa regentes Aposlolos, ac verbo (tariter et exetnplo præcuntes ; io unuiibiia auctorcm ac Petrum :
plebem (Keto auilieolem , nec poal aposlotica decrela quid* quani inquircotem. Caetera dûniqtie, quæ et fundarc tidein, et spetn erigere , et cbariUlem initammart queaiil : Mariam quoqoc colere , et impensè venerari , piam apud ChrisUini liominum advocatam ; quæ tanten ducoal non ni»i Cbri«to obedieiiUbus beoeticia dirina conliogere : wpe inultumque cogitare , quanta caalitatis et liumilitatU prarmia tulent , suaviafiimu pigoore è ccriis dato , l>ei mater effecta , ætemoque PareuÜ sanctè sociala. Htc cbriiliaiiæ religionis pura et casta mjateria : virginem Chrislum, ueque aHeri quam virgloi dandtim : colendani ergo in prîmis casliialeui Mariæ ctiUoribua, ip&â caaütate ad sumniam diguitaleui et rorcunditatem cvecUc.
In legendo Evangelio &î furtè evagaretur aniiuus, aut débita reverentia tanlisper exciderct, librum amovore, lanctè ilium ncc ni&i»uminA veocralione lectiiandum : kl Vriuceps gravi&simi siipidicii locoduccic : bine pauiutim
dait comme un châtiment d'étro privé de cctt« U^-lure, apprenait u lire saintement le peu qu'il lisait, et ù y penser beaucoup. Nous lui expliquions clairement et simplement les passages. Nqps lui marquions les endroits qui servent à convaincre les hérétiques , et ceux qu'ils ont malicieusement détournés de leur véritable sens. Nous l'avcrtissions souvent , qu’il y avait bien des choses en ce livre qui passaient son âge, et beaucoup même qui passaient l'esprit humain; qu'elles y étaient pour abattre l'orgueil des hommes et pour exercer leur foi ; qu’il n'était pas permis en chose si haute de croire à son sens, mais qu'il fallait tout expliquer selon la tradition ancienne et les décrets de l'Eglise; que tous les novateurs se perdaient infailliblement; et que tous ceux qui s’écartaient de cette règle n’ avaient qu'une piété fausse et pleine de fard.
Après avoir lu plusieurs fois l'Évangile , nous avons lu les histoires du vieux Testament, et princi^ialement celles des Rois : où nous remarquions que c’est sur les rois que Dieu exerce ses plus terribles vengeances ; que plus le faite des honneurs , où Dieu même les élève en leur donnant la souveraine puissance, est haut, plus leur sujétion devient grande à son égard ; et qu'il se plait à les faire servir d'exemple , du peu que peuvent les hommes , quand le secours d'en haut leur manque.
Quant aux Épltres des Apôtres , nous en avons choisi les endroits qui servent à former les mœurs chrétiennes. Nous lui avons aussi fait voir, dans les Prophètes, avec quelle autorité et quelle majesté Dieu parle aux rois superbes ; comment d'un souffle il dissipe les armées, renverse les empires et réduit les vainqueurs au sort des vaincus, en les faisant périr comme eux. Lorsque nous truu-
assDesrere, ut attenté et ftanetè pauca perlegcret, mulU cogitaret. Nos plaué et simpiieiter explirare sententias; quae Itærrticos convincerentt quae ipxi improbè à vero delorsis&ent, Sun luro notarc : intérim ailmoiipre, multa esse qu.v ætatem, inulU qua' bunuuium captum ex&u|)erent : bis superbiam rmn^ y bis exercori fulem : nec Tas in re tantâ siio ingenio indulgerc, sed omnin aceipienda ex majorum sensu , Kcelesinxiiic clocrelis : noTatoribus certain iniminerc pemiciem : nec nisi furatam falsainquc pietalein» qna^ ab ett reguli deftexisset.
I^Us releclisque Evaiigelüs, veteris Teatamciiti , ac Rcguin præsorlini hUtoriam aggreasi Ruinu». In rrgibin Deum scTerUsiinæ uUioDÏs ederc moniraenta : quo enim exceUiorc fastigio casent , summæ rerum Deo jobt'nle prœpositi , ed arctiore subjecUone teoeri, atque omiiibus documcnlo esse, quém fragiles, imô niillæ, humanœ vires essenl, nisi divino prscsidio aitereiitur.
Ex Apost4)Uris EpUtolis, certa capila sclcgimus quæ mores cJtrislianos iniformareDt. Quin ex Proptielis qtioqiic quflpdam delibavinius; quA aucionlate, quA majesUte, superbos reges compellarel Deus : quàm ipso spiritn im mcDSos diOlaret exercitos , imperia everteret , victon v klo-