XXI
* Pn»'. XXVIII, 2.
* U. Paralip. XXXV, •.’4.
TIRÉE DE L’BOUITURE. I.IV, VI
• qui lui parlait de la |wt de Dieu'. • Loin de respecter ce saint prophète , il l'avait persécuté Et toutefois , après la ruine de Jérusalem , où .Sédéclas fait prisonnier eut les yeux crevés, Jérémie , qui déplore les maux de son peuple , déplore comme un des plus j’rands malheurs le malheur | deSédécias. • L'oint du Seigneur, qui était comme
■ le souille de notre bouche , a été pris pour nos
• péchés : lui ù qui nous disions : ISous vivrons « sous votre ombre parmi les Gentils^! » lin roi captif, un roi dépouillé de ses États , et même privé de la vue , est regardé comme le soutien et la consolation de son peuple captif avec lui. Ce reste de m.ijcsté semblait encore répandre un certain éclat sur la nation désolée : et le peuple , touché des malheurs de son prince , les déplore plus que les siens propres. • Le Seigneur, dit-il t ,
• a renversé sa maison ; il a oublié les fêtes et les < sabbats de Sion ; le roi et le pontife ont été l’ob-
• jet de sa fureur. Les portes de Jérusalem sont
• abattues ; Dieu a livré son roi et scs prinees aux « Gentils. •
Le prophète regarde le malheur du prince comme un malheur public, et un châtiment de Dieu surtout le peuple : môme le malheur d'un prince méchant ; car il ne perd pas par scs crimes la qualité d'oint du Seigneur, et la sainte onction qui l’a consacré le rend toujours vénérable.
C'est pourquoi David pleure avec tout le peuple la mort de Saûl , quoique méchant. « Tes prin-
• ces sont morts sur tes montagnes, A Israël I Com-
• ment les forts ont-ils été tués? Ne portez point
• cette nouvelle dans Geth : ne l’annoncez point . dans les rues d’Asealon, de peur que les femmes . des Philistins ne s’en réjouissent, de peur que
• ce ne soit un sujet de joie aux llllcs des Incircon- . cis. Montagnes deGelboé, que la rosée ni la
• pluie nedistillent plussurvous, que vos champs 1 stériles ne portent plus de quoi offrir des prémi-
• ces; puisque sur vous sont tombés les boucliers
• des forts , le bouclier de Saûl , comme s’il n’a- « voit pas été oint de l’huile sacrée » Et le reste que nous avons déjù rapporté.
C’est ainsi que la mort du prince, quoique méchant , quoique réprouvé , fait la joie des ennemis de l’État , et la douleur de ses sujets. Tout le pleure , tout est en deuil pour sa mort : et il faut que les choses les plus insensibles , comme les montagnes, et enfin que toute la nature s'en ressente.
* II. Paralip. xitvi. 12.
» Jrnm. m u cl HXXTIU
* Id. Utm. IV, ai.
‘ W. Il , 6 . 9.
» II. «CJ. I, 19,2(1, 21.
vi" enorosiTiox.
Un lionune de bien pielere U vie du prince à le sienne, et s’evpuse peur le suurcr.
Nous l’avons vu ; le peuple va combattre , il I ne se soucie pas deson péril, pourvu ipic le prince soit en sûreté '.
La manière dont on fait la garde autour du prince, 4 la ville et 4 la campagne, le fait voir. Quand David entra de nuit dans la tente de Saûl , il fallut passer au travers d’.4bner, et de tout le [icuple, qui reposait autour de lui ’. Et David ayant pris la coupe du roi et sa pique *, jiour montrer qu’il avait été maître de sa vlc,« crie
• de loin 4 Ahncr et 4 tout le peuple * ; .ûbner,
• êtes-vous un homme? Pouripio! gardez-vous si
■ mal le roi votre maître? quehpi’un est entré dans ■
• sa tente pour le tuer. Vive le Seigneur! vous
• méritez tous la mort, vous tous qui gardez si
• mal le roi votre maître l’oint du Seigneur. Re-
• gardez où est sa pique et sa coupe. ■
Le peuple doit garder le prince, le peuple campe autour de lui ; il faut avoir enfoncé tout le camp , avant qu’on puisse venir au prince : on doit veiller afin que le prince repose en sûreté; qui néglige de le garder est digne de mort.
Quand le roi était 4 la ville , le (leuple et les grands mêmes couchaient 4 sa jxirle. - L'rie (quol- - qu’il fût homme de commandement) couchait 4
• la porte du palais royal , avec les autres servi-
• teurs du roi son maître •
Durant la rébellion d’Absalon , Éthal Géthéen marchait devant lui 4 la tète de six eents hommes de Geth , tous braves soldats. C’était des troupes étrangères , dont David voulait éprouver la fidélité , et il dit 4 Éthaï® : - Pourquoi venir avec >1 nous? retournez, et attachez-vous an nouveau < roi. Vous êtes étranger, et vous êtes sorti do « votre paya ; vous arrivâtes hier, et dès aujour-
• d'hui vous marcherez avec nous ! Pour moi ,
■ j irai où je dois aller; mais vous , allez , reme- « nez vos frères, et le Seigneur réoompeusera la
■ fidélité et la reconnaissance que vous m'avez
• témoignée. Éth.aï répondit au rai : Vive le
• Seigneur I et vive le roi mon maître ! en quelque
• lieu que vous soyez, û roi mon seigneur! j’y
• serai avec vous; et je ne vous quitterai ni 4 . la vie, ni 4 la mort. David lui dit : Venez. • A la réponse qu’il lui fit , il le connulpourtm homme qui savait ce que c'était de servir les rois.
' II. Rtp. «vlil d S5I.
» I. Rt-J. XVVl, 7.
1 Ibid. 12.
• Ibid. Il, r., 10.
‘ II. «fj. »1. 9
• Ibid. .W, 19, je, 21 , 22.
POUTIQUE
ARTICXE II.
De l’obèissanct due au prince.
PltEHIÈBE PBOPOSlTIO:«.
iM ftujeU doirent au prince une enlifire otxiiasaace.
SI le prince n’est ponctuellement obéi , l'ordre public est renversé, et il n’y a plus d’unité, par conséquent pius de concours ni de paix dans un État.
C’est pourquoi nous avons vu que quiconque désobéit à la puissance publique est jugé digne de mort > Qui sera orgueilleux , et refusera d’o-
• béir au commandement du pontife , et à l’or- . donnance du juge, il mourra, et vous ôterez
• le mal du milieu d’Israël »
C’est pour empêcher ce désordre que Dieu a ordonné les puissances; et nous avons oui saint Paui dire en son nom ■ : • Que toute âme soit . soumise aux puissances supérieures , car toute
• puissance est de Dieu : il n’y en a point que . Dieu n’ait ordonnée. Ainsi, qui résiste à la puis-
■ sance K-siste à l’ordre de Dieu. »
. Avertissez-les d’être soumis aux princes et
• aux puissances , de leur obéir ponctueilement ,
■ d’être prêts ô toute bonne œuvre •
Dieu a tait Ica rois et les princes ses lieutenants sur la terre, afin de rendre leur autorité sacrée et inviolable. C'est ce qui fait dire au même saint Paul, qu’ils sont « ministres de Dieu < : • conformément a ce qui est dit dans le livre de la Sagesse que • les princes sont ministres do
• son royaume. "
De là saint Paul conclut® • qu’on leur doit obéir . par nécessité , non-seulement par la crainte
• de la colère, mais encore par l’obligation de la
• conscience. •
Saint Pierre a dit aussi’ : > Soyez soumis pour . l'amour de Dieu à l'ordre qui est établi parmi . les hommes. Soyez soumis au roi , comme à cc-
• lui qui a la puissance suprême ; et aux gouver-
• ncurs, comme étant envoyés de lui, parce que
■ c’est la volonté de Dieu. »
A cela se rapporte , comme nous avons déjà vu , ce que disent ces deux apôtres, que ■ les
■ serviteurs doivent obéir à leurs maîtres, quand . même ils seraient durs et fâcheux *. >on à l'œil «cl I>0ur plaire niLX hommes, mais comme si - c’était a Dieu ». •
Tout ce que nous avons vu pour montrer que
■ //fHt. Wll. 12.
> Aom. XKI, 1.2.