VII" PROPOSITION
Les guencs et la o^igcnce.
Trop occupé de la gneire, dont l’action est si vive , on ne songe point à la justice. Mais il est écrit de David , au milieu de tant de guerres , et pendant qu’il combattait les Moabites, les Ammonites, les Syriens, les Philistins, les Iduméens, et tant d’autres ennemis : • David faisait jugement
• et justice à tout son peuple • C’est là régner véritablement que de faire régner la justice au miiieu du tumulte de la guerre, en sorte qu’elle ne manque à qui que cc soit.
On est soigneux ordinairement de rendre la justice dans les grands lieux : et on la néglige dans les villages, et dans les lieux déserts. Au contraire Isaïe écrit d’un bon roi , c’est Ézéchias dont il parle : < qu’en son temps le jugement
• habitait dans la solitude, et que la justice te-
> nait sa séance dans les grands lieux ^ , ■ qu’il
* Jmbr.dâobitu Tkeodoi. ont. 0^ U, I. ll,CoL laul » *. LVIII , «.
3 Becl. XIII, 4.
• Prov. IVII, 19.
& il. A«27- Vin, ib ** 1$. XXXII , M.
TIREE DE L’ÉCRITURE. LIV. IX
npiM'Ilc le Cannel, selon l’usa)^ de la langue sainte. La jiutiec éclairait jusqu'aux lieux les pins érartés : les pauvres sentaient son secours, et l'abondance ne corrompait polut ceux qui la rendaient.
VIII* raoposiTios.
Il taux régler les procSdurcs de h justice.
■ Vous ponrsuivrezjustementcequi estjnate '. • Ce n'csl pas assez d’avoir bon droit , il faut encore le poursuivre parles bonnes voies , sans fraude, sans détour, sons violence, sans se foire justice il soi-méme ; mais en l'attendant de la paissance publique.