‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 159 sur 518 · XXXI, I · texte numérisé non relu

XXXI, I

• Ùan. V, I , S rt w<|-

* Ibid. 18.

n son «eur s’enfla, el que son esprit s’euorgueU- » lit, il fut frappé, et sa gloire fut éteinte. La

■ raison lui fut 6tee ; et déposé de son trûne , il se

• vit rangé parmi les betes, broutant l’herbe « comme un ba’uf , et battu par les eaux du ciel ,

• jusqu’à ce qu’il eût connu que le Très-Haut don-

• nait les royaumes û qui il voulait. Vous doue , A

• roi Baltasar , son fils , qui savez toutes ces

• choses , vous n’en avez point profité , et ne

• vous êtes point humilié devant le .Seigneur ; « nuds vous avez profané les vaisseaux sacrés de " son temple , et avez loué vos dieux de bois et ’ de métal. C’est pour cela que le doigt de la mutin « ( qui aparu eu l’air) vous est envoyé. Kt en voici « l’c'criturc : M vnÉ ; le Seigneur a compté les an- > nées de votre règne , et en a marqué la fin. •> Thécel; vous avez été mis dans la balance , et

• on ne vous a pas trouvé du poids qu’il fallait.

• PnxBÈs; votre royaume a été divisé, et a été

• donné aux Mèdes et aux Perses. >

• Kn cette nuit Baltasar fut tué , et Darius le

• Mède fut mis sur son trûne ■ . •

vm* paoposiTion.

Troisiéaie exemple : AbÜucIiiis, siimommê l’Illuslrr . roi de Syrie.

< Antiochus marchait dans les provinces su-

• périeures de la grande Asie, et il apprit les rl- « chesses d’Élymaide, ville de Perse, et de son

• temple, où Alexandre, fils de Philippe, roi de

• Macédoine , qui avait commencé l'empire des « Grecs, avait déposé les riches dépouilles de « tant de royaumes vaincus. Kt il s'approcha de la « ville , qu’il voulait surprendre ; mais l'entre- « prise fut découverte : et battu par ses ennemis,

• il revenait en fuite avec honte ’. »

• Plongé dans une profonde tristesse , il apprit « auprès d’Kcbatane , l’une des capitales de son « royaume , la défaite de ses généraux ( Nicanor « et Lyslas) , qu’il avait laissés en Judée pour la « subjuguer. Kt emporté de colère , il crut pouvoir « réparer sur les Juib l'opprobre où l’avaient jeté « ceux qui l’avaient contraint à prendre la fuite ; « menaçant Jérusalem, dans son orgueil , de n'en

■ faire plus qu’un sépulcre de ses citoyens ’. «

• Pendant qu’il ne respirait que feu et sang contre les Juifs, poursuivi par la vengeance divine , il précipitait le cours de ses chariots , et reçut en versant de rudes coups. Les nouvelles qui lui venaient coup sur coup, du mauvais succès de se.s desseins en Judée, l’effraya et le mit en trouble. Dans Uescès de In mélancolie où l’avaient jeté ses espérances tromi>écs, il tomba

' D<tn. T. 30, 31.

* l. Vaeh. vt, 1 , 3 ri »«j.

3 II. Mach. IX, I

TIRfiE DE L'ECRITURE. LIV. X.

malade', la tristesse se renouvelait dans une longue langueur , et il se sentait défaillir. Au milieu de ses discours menaçants , Dieu le frappa d'une plaie cachée qui lui causa d'insupportables tourments. ■ Ce qui était le juste supplice de ceux

• qu'il avait inventés contre les autres. Celui qui

• croyait pouvoir commander aux Ilots de la mer,

• et se croyait au-dessus des astres , porté sur un

• branenrt rendait témoignage de la puissance de

• Dieu , dont le bras l'atterrait. Il sortit des vers

• de son corps. L’armée n’en pouvait souffrir la « puanteur, qui lui devint insupportable à lui- - même '. •

• Alors il appela scs serviteurs les plus affl-

• dés , et leur dit * ; Je ne connais plus le som-

■ mell ; je suis abîmé dans la tristesse , moi dont

• les joies étaient si emportées. Le souvenir des

• maux que j’ai faits sans raison dans Jérusalem ,

• et le pillage injuste de tant de richesses , ne me

• laissent pas de repos. Et je meurs sans conso- « lation dans une terre éloignée ! «

Alors il commença à se réveiller comme d’un profond assoupissement ; et dans le continuel accroissement de ses maux , rentrant enfin en luiméme : • Il est juste , s'écria-t-il ’ , d'étré soumis > à Dieu , et qu'un mortel ne s’égale pas à sa puis-

• sance. Il implorait la miséricorde, qui lui était

• refusée. Il protestait d'affranchir Jérusalem qui « avait été l'objet de sa baine. Il promettait d'é-

• galer aux Athéniens les Juifs, qu'auparnvant

• il voulait donner en proie , grands et petits , aux

• oiseaux et aux bétes ravissantes. Il ne parlait |

• que des beaux présents qu'il destinait au temple .

■ saint : et promettait de se faire Juif et d'aller de '

• ville en ville publier la gloire et la puissance de

• Dieu. • Mais il ne reçut point la miséricorde qu'il voulait acheter , et non fléchir, ni aucun fruit d'une conversion que Dieu , qui lit dans les cscurs , connaissait trompeuse et forcée.

« Ainsi mourut d’une mort misérable , sur des

• montagnes éloignées, cet homicide et ce bias-

■ phémateur; ainsi reçut-il le traitement qu'il

• avait fait ù tant d’autres *. •

C'est assez d'avoir rapporté ces tristes exemples ; et nous nous tairons du nombre inflni qui reste.

IX' PBOPOSITIOX.

Le prince doit respecter le genre liunuin , et révérer le jugement de la postérilé.

Pendant (joe le prince se volt le plus grand objet sur la terre des regards du genre humain , il en doit révérer l'attention , et considérer, dans

' H. .Ver*. IX, e, B.

• I. Haek. VI, 10, II, 11, 11.

> II. Muck. IX. Il , 11, 11, II, 11, le, 17. t tbiil. le.

chacun des hommes qui le regardent , un témoin inévitable de ses actions et de sa conduite.

Surtout il doit respecter le jugement de la postérité, qui rend des arrêts suprêmes sur la conduite des rois. I.e nom de Jéroboam marchera éternellement avec cette note Infamante : « Jéro- « boam qui pécha , et fit pécher Israël '. •

Içs louanges de David iront toujours avec cette restriction," excepté l'affaire d'IJricHethéen ’. ■ Encore piair David sa gloire est réparée par sa pénitence ; mais celle de Salomon n'étant point connue , il demeurera , après tant d'éloges que lui donne l'Ecclésiastique , avec cette tache inhérente à son nom ’ : - O sage, tu t'es abaissé devnn t

• les femmes ; tu os mis une tache dans ta glaire I " Tu as profané ton sang ; et ta folie a donné lieu

• an partage de ton royaume. - Rien n'a effacé cette tache.

Et si l’on veut prendre l'Ecclésiaste comme un ouvrage de la pénitence de Salomon , profltons-y du moins de cet aveu < : ■ J’ai parcouru « dans mon esprit toutes les occupations de la vie « humaine, l'impiété de l’insensé, et l’erreur des

• imprudents; et le fruit de mes expériences a

• été de reconnaître que la femme était plus amère

• que la mort. >

X' PBOPOSITIOn.

Le prince doit resporler les remords futurs de ta conscience.

Combien de fois , le coeur percé de componction, David a-t-il dit en lui-même : Uric était connu comme un des forts d’Israël , et des plus fidèles à son roi ; cependant je lui ai été l’Iionueur et la vie I < O Seigneur ! délivrcz-mol de son sang ‘ , • qui me persécute. La plaie que je lui ai faite par les traits des Ammonites , pendant qu’il combattait dans les premiers rangs pour mon service , est toujours ouverte devant mes yeux ; « et mon < péché esttonjour8Contremoi‘.>Quen'eùt-il pas fait pour se délivrer de ce reproche sanglant I

Que la crainte d’un semblable sentiment arrêta les moins sanguinaires , et prévienne la profonde plaie que fait dans les cœurs la victoire que remportent les basses et honteuses passions.

xi' PBOPOsmos.

Réflexioa que doit faite un prince pieux sur les exemples que Uieu fait des plus grands rois.

Qui m’a dit , si j’étais rebelle i ta voix de Dieu , que sa justice ne me mettrait pas au nombre de

* IV. Reg. xnr. 11; XV, 9-

> 111. Rtg. XV, s.

7 Kcet. XLVtl,ll,31,SS.

* /Sid. vil,10,37.

‘ Pa. l, la.

* Ikût. S.

Digilized bv • ■■■

POLITIOUE

oes mallicureux , qu'il fnit servir d'exemples aux autres? Dieu craint-il nia puissanee ? et quel mortel eu est 0 couvert?

Mais pc‘Ut-dtrc que c'est seulement sur des scélérats qu'il exerce ses vengeances? Non : il imputaà Uuvid le dénombrement du peuple , par ou ce prince paniissoit seulement prendre trop de conliancc en scs forces ; et sans autre miséricorde que de lui donner l'option de son supplice, il lui ordonna de choisir cuire la famine , la guerre et la peste. Nous venons de voir Ézécliius étaler ses richesses aux Babyloniens , ce qui n'était apres tout qu'une ostentation ; et cependant le Seigneur lui dit en punition, par la bouche de son prophète Isaïe ' : • Je transporterai ces richesses de tant

• de rois à Baby lone ; et les enfants qui sortiront

• de toi seront esclaves dons le palais de ses rois. >

C’est des rois les plus pieux que Dieu exige un

détachement plus entier de leur grandeur. C'est sur eux qu'il venge le plus durement la conBance qu'ils mettent dans leur pouvoir, et l'attachement qu'ils ont a leurs richesses. Que ne fera-t-il donc pas dans la nouvelle alliance , après l'exemple et la doctrine du Fils de Dieu descendu du ciel , pour anéantir toutes les grandeurs humaines I XII* raorosiTioa.

Réflexion parliculière à Tétat du ohmlianisine.

Il faut ici se souvenir que le fondement de toute la doctrine chrétienne , et la première béatitude que Jésus-Christ propose à l’homme , est établie dans ces paroles : • Bienheureux les pauvres d’es- « prit , parce ipi'à eux appartient le royaume des

• deux '. • Expressément il ne dit pas ; Bienheureux les pauvres : en effet, comme si l’on ne pouvait être sauvé dans les grandes fortunes. Mais il dit : Bienheureux les pauvres d'esprit , c'est-àdire , bienheureux ceux qui savent se détacher de leurs richesses , s'en dépouiller devant Dieu par une véritable humilité. Le royaume du ciel est à ce prix : et sans ce dépouillement intérieur, les rois de la terre n’auront pas de part au véritable royaume , qui sans doute est celui des deux.

Rien ne convenait davantage à Jésus-Christ, que de commencer par cette sentence le premier sermon, où il voulait, pour ainsi parler, donner le plan de sa doctrine. Jésus-Christ c'est un Dieu abaissé , un roi descendu de son trône , qui a voulu naître pauvre, d'une mère pauvre, à qui ilinspire l'amour de la pauvreté, et de la bassesse, dès qu'il l’achoisie pour sa mère. • Dieu , dit-elle a ■ regardé la petitesse, la bassesse de sa servante. »

• IV. Ktf. U, 17, 18.

• sr^M.v.s.

Ce n'est pas seulement la vertu de cotte mère admirable , qu'il a choisie pour son llls , mais encore la petitesse de son état. C'est pourquoi elle ajoute aussitôt après : < Il a dissipé ceux qui s'enor-

• gueillissentdans leur emur; il a déposé les puis-

• sants de leur trône , et il a élevé les iictits et les

• humbles ; il a rempli de biens ceux qui ont faim « (eeux qui sont dans le besoin , dans l'indigence), « et il a renvoyé les riches les mains vides'. “

Im divine mère exprime , par ce ptm de mots , tout le dessein de l'Evangile. Un roi comme Jésus-Christ , qui n'a rien voulu garder de la grandeur extérieure de tant de rois ses ancêtres , n'a pu se proposer autre chose , en venant au monde , que de rabaisser les puissances à scs yeux , et d'élever les humbles de cœur aux plus hautes places de son royaume.

xin* eaoposmoif.

On cxpoAc le .soin d'un roi pieux à supprimer tous les sentiments qu'inspire in grandeur.

• Seigneur , disait David ’ , je n’ai point enllé

• mon cœur, je n'ai point élevé mes yeux ; je n’ai

• point marché dans les hauteurs , ni dans des

• choses admirables au-dessus de moi. - J’ai combattu les pensées ambitieuses ; et je ne me suis point laissé posséder à fesprit de grandeur et de puissance. • Si je n'ai pas eu des sentiments hum- « blés , et que j'aie élevé mon âme ( Seigneur, ne

• me regardez pas. ) Semblable à un enfant qu’on

■ a sevré de la mamelle de sa mère; ainsi mon

• âme a été sevrée > des douceurs de la gloire humaine, pour être capable d'un aliment plus solide et plus substantiel. • Qu'Isracl , le vrai Israël de

■ Dieu (c'est-à-dIre , le chrétien) , espère au Sel.

• gneur maintenant, etan siècle des siècles. > Qu’il n'ait point d'autre sentiment , ni pour le passé ni pour l'avenir.

Cest la viede tout chrétien , et des rois, ainsi qu e des autres ; car ils doivent , comme les autres, être vraiment pauvres d'esprit et de cœur ; et , comme disait saint Augustin • préférer nu royaume

• où ils sont seuls, celui où ils ne craignent point

• d’avoir des égaux. »

David , rempli de l’esprit du Nouveau Testament , sous lequel il était déjà par la foi , a ramassé ces grands sentiments dans un des plus petits de scs psaumes , et il le donne pour entretien et pour exercice aux rois pieux.

' Luc. I, SI, U, U.

* Pi. CXXl.

* de CiviU Dei, lib. T, Mp. Ittf ; uU iDfrâ.

TIRÉE DE L’ÉCRITURE. LIV. X

XIY* PIIOPOSITIOH.

Tam le» jours , rt d*s le matin . le prioc* doit *e trauire

devint Dieu, iltenttr à tout le» devoirs.

. Écoute*, Seigneur, me.s paroles d'une oreille

- favorable; entendez le cri de mon cœur. Soyez

■ attentif à ma prière , mon roi et mon Dieu.

. Je vous ferai ma prière , et vous m'écouterez . dès le matin. Je me présenterai à vous dés le

• matin , et je considérerai que vous êtes un Dieu

• qui haïssez l’iniquité. L’homme malin n'appro- . chcra point de vous; le* méchants ne subsiste- . ront point sous vos yeux. Vous halàez tout

• homme qui fait mal ; vous perdrez ceux qui

• profèrent le mensonge. Le Seigneur a en abomi- . nation l’homme sanguinaire et le trompeur.

. Pour moi , j’espère en la multitude de vos mlsé-

• rieordes. J’entrerai dans votre maison ; j’ado-

- rerai dans votre saint temple en votre crainte.

. Amenez-moi dans votre justice ; aplanissez vos « voies devant moi , pour me délivrer de ceux qui

■ me tendent des pièges. La vérité n’est point en . leur bouche ; leur cœur est plein de fraude pour . me surprendre; leur bouche est un sépulcre

• ouvert (pour engloutir l’innocent). Ilsadoucis-

■ sent leurs langues (par des paroles flatteuses).

• Jugez-les, Seigneur; rendez leurs desseins inu-

• tiles : repoussez-les selon le nombre de leurs im-

• piétés , parce qu’ils ont irrité votre colère. Mais . que ceux qui espèrent en vous, se rejouissent ;

• Ils vous loueront à jamais. Vous protégerez ceux » qui aiment votre nom; vous habiterez eu eux ,

• ils se réjouironten vous: bénissez le juste. Vous « environnerez leur tête comme d'un bouclier, , selon votre bonne volonté '. •

On voit David , un si grand roi , dès le matin , et dans le moment où l’esprit est le plus net et les pensées les plus dégagées et les plus pures , se mettre en la présence de Dieu , entrer dans son temple , faire son adoration et sa prière en considérant ses devoirs , sur ce fondement immuable , que Dieu est nn Dieu qui hait l’iniquité : ce qui oblige ce prince à la réprimer en lui-même et dans les antre». C’est ainsi qu’on se renouvelle tous les jours , et qu'on évite l’oubli de Dieu , qui est le plus grand de tous les maux.

XV* rr DEaaiÈaa pbopositio.v.

Modèle de II vie d’un prince dans son particulier; et les rèsoluliucu qu’il y doit prendre.

• O Seigneur I je célébrerai par mes chants vo-

■ tre miséricorde et vos jugements; je vouschan- > terai des psaumes , et je m’instruirai dans la - voie parfaite et sans tache , quand vous appro-

• chcrezdemoi. Jernarchalsdansmon innocence,

• et dans la simplicité de mon cœur, au mllieti

■ de ma maison. Je ne mettais dans mon esprit

• aucune pensée iqjuste , je haissais celui qui se « détournait de vos voies. Un mauvais cœur ne

• m’approchait pas ; je ne connaissais point le « mal ; je ne laissais aucun repos à celui qui mt-- « disait en secret de son prochain. Les yeux s superbes et les cœurs avares et insatiables

• n’avaient point de place à ma table { et dans ma

• familiarité). Mes yeux se tournaient vers les fl-

• dèles de la terre , pour vivre en leur compagnie ;

• je me servais de celui dont les voies étaient innn-

• centes et irréprochables. Le superbe n’habitait « point dans ma maison ; le menteur ne plaisait s pes ù mes yeux. > Mon zèle s'allumait dès le matin contre les méchants et les impies;* je les

• faisais mourir dès le matin (je mMitais leur « perte) : afin de les exterminer tous de la cité du

■ Seigneur '. •

C'est ainsi que parlait David , en roi zélé pour la religion et pour la Justice: etil apprenaitaux rois, par son exemple , quels conseillers , quels ministres, quels amis, et quels ennemis ils doivent avoir. Quel spectacle , de voir le plus doux et le plus clément de tous les princes, des le matiu au milieu du carnage spirituel des ennemis de Dieu , quand il les voyait scandaleux et incorrigibles! Mais quel plaisir de considérer, dans ce psaume admirable , son Innocence , sa modération , son intégrité et sa justice ; ceux qu’il approche de lui , ceux qu'il en éloigne ; son attention sur lui-même , et son zèle contre les méchants 1

Avec touteè ces précautions , il est tombé , et d’une chute terrible : tant est grande la faiblesse humaine; tant est dangereuse la tentation de la puissance. Combien plus sont exposés ceux qui sont toujours hors d’eux-mémes , et ne rentrent jamais dans leur conscience I C’est donc le grand remède à la tentation dont nous parlons. Et je ne puis mieux finir cet ouvrage , qu’en mettailt entre les mains des rois pieux ces beaux osaumes de David.

Page 1