‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 173 sur 518 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Sl.iiiière méprisante dent les noiivcaus critiques traitent les Pères et inèprhu'jit la trnâitiun : Premier exemple de leur prweilc dans la question de la nécessité de l'eiicUaristie ; M. Simon avec les liérêtiqoes araise l'ËgHse anrti-nne d'erreur, et ïamtient nn des srguoicnU pal lesquels ils ont attaqué la tradition.

Il faut apprendre à connaître les décisions de nos critiques et la manière dont ils tranchent sur les Pèros. C'est faiblesse de s'étudier à les défendre et à les expliquer en un bon sens ; il en faut parler libremetit ; c'est quelque chose de plus sa- V ant cl de plus nu que de prctidre soin de les ré-

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ET DES SAINTS PËRES. LIV. J

duire au chemin battu. Au reste , on n'a pas besoin de rendre raison de ce qu’on prononce contre eux. Le justement d’un critique, formé sur un )p>ùt e.xquis , doit s’autoriser de lui-méme, et il semblerait qu’on doutét si l’on s'amusait à prouver. ün va voir un exemple de ce procédé, et tout ensemble une preuve de ses suites pernicieuses, dans les paroles suivantes de M. Simon.

Ija preuve, dit-il ', ÿue saint Augustin tire du br^Aéme et de Ceuckarislie pour prouver te péché originel, comme s’ils étaient également nécessaires, même aux enfants, pour être sauvés, ne parait pas concluants; elle était cependant fondée sur ta créance ns ce TEMFS-LA , ÿu'i/ appuie sur CCS paroles ; Si vous ne manges la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez son sang, vous n’aurez pas la rie en vous. Voilà ce qui s'appelle décider : autant de paroles, autant d’arrêts. Lerestedu passage est du même ton. En un autre endroit, il prend la peine d'alléguer le cardinal Tolet , qui explique saint Augustin d'une manière solide, et qui est suivie de toute l'école ; mais c'est encore pour prononcer un nouvel arrêt ’ ; Il parail bien de ta subtilité dans cette interprétation , et toute l'anliguitéa inféré de ce/mssage, Si vous ne mangez ta chair, etc. , ta nécessité do donner aetuel/element F eucharistie aux enfants, aussi bien que te baptême. Il ne faut point de raison : M. Simon a parié. Saint Augustin s’est trompé dans une matière de foi , cl comme lui toute l'antiquité était dans l'erreur : la créance de ce l’ère , ipiolqu'elle soit celle de son temps, n'eu est pas moins fausse. Ainsi en quatre paroles M. Simon conclut deux choses : l'niic, que les preuves de saint Augustin, qui sont celles de l'Église, ne sont pas concluantes ; l'autre , que la creance de l'Église est erronée. Si M. Simon le disait grossiéroment , on s'élèverait contre lui ; parce qu'il donne àson discours un tour malin et un air d'autorité, on lui applaudit.

Cependant on ne peut jtus nier qu'il ne soutienne Ici les sentiments des protestants. Ix principal objet de leur aversion est l'infaillibilité de l'Église , quientralne la certitude deses traditions. Pour attaquer ce fondement de la foi, ils ont cherché de tous côtés des exemples d'erreur dans l’Eglise, et celui qu’ils allèguent le plus souvent est le meme oùM. Simon leur opplaudit. Dumoulin , dans sou Bouclier de la Fui , et tous les autres sans exception, n’out rien tant à la bouche que cet argument : Saint Augustin et toute l’Église de son temps croyait la nit-essité de reucharistie pour le salut des enfants ; la tradition en était

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oonstante alors ; cependant elle était faussa : il n y a donc ni tradition certaine , ni aucun moyen d’établir l’infallllbmté de l’Église : la iv»nai.p...,n,. est certaine. M. Simon établit l’antécédent , qui est que l’Église a erré en cette matière. Il n’y a donc plus moyen de sauver la vérité qu’en condamnant ce critique.

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