CHAPITRE III
Soin rxtiémr de rantenr, pour mootier que les cxUioliqiies ne peuvent convaincre lea arteos par l'Écvlhire.
Et afin qu'on ne doute pas que la chose ne soit ainsi , M. Simon affecte de louer beaucoup celui qui défend l’Église ; à qui il donne ces trois éloges’ : l’un, qu’it n’a point le défaut de ta plupart des Pères grecs, qui sont ordinairement fécon <Li en paroles et en digressions. Cétait donc déjà un homme excellent, qui n’avait point les defauts communs de sa nation. Le second éloge de ce défenseur de l’Église , c’est qu’it va presque toujours à son but sans prendre aucun détour; de sorte que , s'il ne prouve rien , ce sera visiblement la faute , non point de l'homme , mais dé la cause. C'est pourquoi M. Simon qjoute en-
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core', que comme les ariens, outre leur application à l'étude de l’Écriture, étaient fort exercés dans l’art de ta dialectique , celui-ci ne leur cède en rien dans l’art de raisonner. Il resterait encore h soupçonner que cet homme qui ne conclut rien , étant d'ailleurs si habile dans l'art du raisonnement, serait peut-être demeuré court pour ne pas assez savoir le fond des choses ; mais M. Simon le met à couvert de ce reproche , en disant à son occasion , et pour achever son éloge “.Il faut avouer qu’il y avait alors de grands hommes dans t Église orientale, qui lisaient avec beaucoup de soin les livres sacrés pour y apprendre ta religion. Qu'y a-t-il donc à répliquer? Rien ne manquait A cet homme pour pousser à bout un arien : il était très-bien instruit de la matière; il ne cédait rien A son adversaire dans l'art de la dispute, et aucun des Grecs n'allait plus directement au but. Si donc il n'avance rien, c'est le défaut de la cause : c'est que l'arien est Invincible; et c'est ainsi que M. Simon nous le représente.
Il adjuge encore la victoire anz ennemis de la Trinité par une autre vole , lorsqu'après avoir rapporté les preuves du faux .Athanasc pour la divinité du Saint-Esprit , il donne ce qui suit pour toute preuve que cette dispute n'est point du vrai Athanase *. Il parait parce qu’on vient de rapporter de la divinité du Saint-Esprit , que fauteur qui parle dans cette dispute n’est point véritablement Athanase ; ce qui laisse A croire au lecteur que saint Athanase n'admettait pas la divinité du Saint-Esprit, on du moins qu'il n'en parlait pas fort clairement, puisqu'on prouve qu'il n'est pas l'auteur d'un discours, A cause qu'eile y est soutenue.