CHAPITRE XI
Faiblesse alTi-clée de M. Sinioe contre le blasphème du sociiiim Kniedin : la Iradiüon toujours allécriée iiour allaiblir rÉcriturc.
C ist encore ce qui lui fait remarquer ce dis-
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ET DES SAI>TS PÈBES. UV. III
cours de Georges Eiiiedln ' , qui reproche aux catholiques, ÿue n'y ayant rien de bien formel dans l’Écriture d'où l'on puisse prouver clairement la divinilé de Jésus-Christ, ils ont tort, ou pour mieux traduire ils n’ont ni prudence ni pudeur d’appuyer un mystère de cette importance sur des conjectures faibles et sur des passages très-obscurs. Kst-ii permis de rapporter ces paroles, et de les laisser sans réplique? Quoi ! nous n'avons que des conjectures , et encore des coiyectures faibles et des passages obscurs? Peut-on s'empêcher de démontrer à ce téméraire socinien qu'il n’y a rien de plus évident que les passages que nous produisons , ni rien de plus forcé et de plus absurde que les détours qu'on y donne dans sa secte? Mais M. Simon aime mieux faire cette réponse embarrassée ’ : Sans qu'il soit besoin de venir au délait de cette objection ( vous voyez déjà comme il fuit ) , je remarquerai seulement, poursuit-il , qu’elle est ( cette objection d’Eniedin j beaucoup plus forte contre les protestants que contre tes catholiques, qui ont associé à l’Écriture des traditions fondées sur de bons actes. Quelle mollesse I Que la cause de l’Église catholique est ravilic dans la bouche de notre critique ! il n'ose dire nettement et absolument ù un socinien que son objection est faible , qu'elle est nulle, qu'elle est sans force ; il dit seulement qu'c//e a plus de force contre les protestants que contre les catholiques; et elle en aurait autant contre les derniers que contre les autres, sans le secours de la tradition. C’est la méthode perpétuelle de notre auteur, et nous voyons que toujours et de dessein prémédité il allègue la tradition pour montrer que l’Écriture ne peut rien. Les preuves de l’Écriture tombent ici, la tradition tombe ailleurs; tout l’édillce est ébranlé, et cc malheureux critique n'y veut pas laisser pierre sur pierre.