CHAPITRE XXVI
Les marcionites ont été les premiers suteors de Is doe.* Iriue d’Lpiscupius et de Grotius, qui réduisent la eno. Tieiimi de U foi en JésusC^lirlst sus seuls miracles , à l'exdusion des propliéties : passage notatde de TertuUien.
On sait qu’Origène et Tertullien ont employé
' CoiutH. f’ig. t ▼. Coite, p. 337, *dit. Lahb. in. ninutis Theod. cap. 31 , 33, 33 et »eq.
* Ihid. ifl oxiraotii Thtod. sn, 3|, 32 et acq.
• livn lib. r», «7.
PÈRES. LIV. III. ijj
^ la même preuvei mais il ne faut pas oublier que le dernier nous fait voir la source de la doctrine d'Episcopius et de Grotius dons l'hérésie de Marcion. Lesinarciunites soutenaient que la mission de Jésus-Qirist ne se prouvait que par ses miracles : peh noctiuexTA vinTUTuii, quss solas AU FiDEu Chbisto tuo vi.voiCAs. Vous ne voulez , dit-il , que les miracles pour établir la fa. de votre Christ. Mais Tertullien leur démontre ' qu'il fallait que le vrai Christ fût annoncé par les ministres de son Pcrc dans l'Ancien Testament ; et que les prédictions en prouvaient la mission plus que les miracles, qui sans cela pouvaient passer pour des illusions ou pour des prestiges '.
Voilà donc par Tertullien deux vérités importantes qu'il faut ajouter à celles que nous avons vues : l’une, que les marcionites sont les précurseurs des sociniens et des socinlanisants , dans le dessein de réduire aux seuls miracles la preuve de la mission de Jé'sus-Christ -, la seconde , que bien loin de la réduire aux miracles à l'exclusion des prédictions , Tertullien estime au contraire que la preuve des prophéties est celle qui est le plus audessus de tout soupçon. ]