‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 256 sur 518 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Atilrc passage du mCme Hilaire, sur le péclié originel, également liérélique : vaine défaite de M. Simon.

Voilà donc la première erreur du diacre Hilaire approuvée de M. Simon. En voici une autre plus grande ; c’est qu’s/ insiste, dit-il*, sur une diverse leçon ( d'un passage de saint Paul ) , qui semble détruire tout ce qu'on vient d'avancer sur le péché originel; et c’est en vain qu'il vent excuser ce diacre , sous prétexte que , s’il a été sans raison, et par une affectation manifeste, une négation, on ne peut nier qu’il n'g eil alors

’ Lib. IX, rap. xii, q. SO .ni

* RfU. ttK.jtim fiiof.

» ;« Rom. T, 12, 13 . II-

• I*. Ji<î. lu K'fift. XIV, p. 137.

DiyiUaCtîi>uy

ET DES SAINTS

âe semblables exemplaires. Mais cette excuse serait peut-être recevable si Hilaire n'nvait pas tiré du texte , visiblement corrompu comme il le lisait , toutes les mauvaises conséquences qu'on en peut tirer contre la vérité du péché originel, puisqu'il en conclut que la mort du péché n'a point régné sur ceux qui n'ont péché qu'en Adam ; qu'ils n'ont contracté que la première mort , qui est celle du corps , et non pas la seconde , qui est celle de l'âme : en sorte qu'i/s étaient réservés avec .4brahàm en espérance; et qu'ils ont été délivrés par l'indulgence du Sauveur, lorsqu'il est descendu dans les enfers ' : PATEaao peccxto ex Dei sen-

TEnTIXERAM APUD INFEBXOS: GBATIA DeI ABUX- UAVIT IN OESCENSU SaLVATOBIS OMNIBUS DANS INDULGENTIAM, CDM THIUHPHO SUBLATIS EIS IN CIZLUH.

M. Simon croit l'avoir sauvé en disant qu'on ne peut pas l'acciuer d'avoir nié te péché originel, qu'il avait établi peu auparavant *. Mais c'est assez , pour le condamner, qu'il suit de ceux à qui la foi de l'Église et la force de la tradition ayant arraché la confession d'un dogme si établi, l'obscurcissent de telle sorte dans la suite , qu'on ne le reconnaît plus dons leurs discours. Car si Hilaire avait reconnu autant qu'il faut cette corruption de notre origine, il n'aurait pas dit, comme il fait , qn'effe n'emporte point la mort de l'âme et il aurait encore moins inféré de là qu'à cet égard un plus grand nombre d'hommes a reçu la vie par Jésus-Christ qu'il n'y en a eu qui sont morts par le péché d'Adam : en supposant , comme il fait partout, que la mort de l'âme n'a pas été universelle ; en quoi il a montré le chemin à Pélage , qui explique comme lui le passage de saint Paul t.

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