CHAPITRE Xl.V
Troisième contcslatiou sur la matière de U grAee , A l'oc-
casion de la disiurtc sur Gutescalr , uii les Jeux lurtis
se rapportaient Cttalemeut de toute ta questiou A l'auto.
rité de saint Augustin.
La troisième contestation sur les matières de la grâce e.st celle du neuvième siècle à l’occasion de Ootescalc. Les soutenants des deux eûtes étaient orthodoxes, également attachés à l'autorité et à la doctrine de saint Augustin. C’est de quoi on ne peut douter à l'égard de saint Rend, archevêque de Lyon ; de Prudence , évéque dcTroyes, et des autres qui entreprirent en quelque façon la défense de Ootescalc ^ : car tous leurs livres ne sont remplis que des louanges de saint .Augustin ; et ils posaient tous pour fondement la doctrine inviolable de ce Père , approuvée par les papes , et reçue par toute l’Église. MaisHinemar, archevêque de Reims, et les autres chefsdu parti contraire
' Cypr. in Ctts>ir. .4ret. n* JS, vid. m appcHti. jtim ni. p. I«S.
■ Jpttd. s4uq. t. XfOpp. p. IGI.
* Prud. ad fiiiicm. et Pardul. vindic. t |i, p. 6. Lup. Leon, g. ’j, de Pned. i. :ii. Hem- de Tnb. t'p. de/rM. sertpi. Ver. cap. lUX , clc.
n’étaient pas moins affectionnés à ce saint docteur, à qui Jean Scot , dans son écrit de ta Prédestination contre Ootescalc, donne l’éloge de très-pénétrant dans la recherche de la vérité Il allègue scs derniers ouvrages de la Grâce, en disant que ; se soumettre à l'autorité de ce Père, c'était par elle se soumettre à la vérité même. Qui, dit-il, osera résistera cette trompette du camp des chrétiens ? Prudence lui disait aussi ‘ : Vous avez suivi saint Augustin; et si vous vous étiez opposé à ses discours très-véritables, avcun des catholiques n’aurait imité votre folie ; tant les paroles de saint Augustin étaient réputées authentiques ! Seat avait écrit sou traité par ordre d’HInemar et de Pardule, évêques de Laon, comme il paraît par sa préface. On voit donc par son sentiment combien ces évêques étaient attachés à la doctrine de saint Augustin. Aussi HInemar le cite partout dans sa lettre à saint Rcmi de Lyon, et ^ns son grand livre de la Prédestination, où il établit à la tête l’autorité de ce Père en cette matière, par les mêmes preuves et avec autant de force que ses adversaires. Le principal fondement des défenses de Ootescalc était le livre intitulé llgpognosticon ou llypomneslicon, auquel ils ne donnaient cette autorité qu’à cause qu'ils présupposaient qu’il était de ce saint docteur. Ainsi dans une occasion dans laquelle il s’agissait, ou d’excuser , ou de combattre les excès et les duretés de Ootescalc , saint Augustin , dont il abusait, demeura la ri-gle des deux partis; et sa doctrine sur la grâce et la prédestination subsista partout en sou entier, ce qui est le témoignage le plus assuré qu’on puisse produire de l’autorité qu’elle avait ac<iuise dans tout l’Occident ; et ce qui fait le plus à notre sujet , c’est qu’elle n’étoit si révérée que parce qu'on supposait comme indubitable que ce Père avait parlé dans cette ma- Üére en conformité des Pères scs prédécesseurs: JU.XTA Scairiia.-E vxhitatem et raÆCEoea* TtUU PaTBUU BEVEBE.XDAU AUCTOaiT.lTEM