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patsanl, et en peu de mots, on en sentait la force par la prière ' ; en sorte , comme l'expliquent les Capitules de saint Célestin que la loi et ta eoulume de prier fixait la en-oaee de CÈgtise, sur la prévention de la grâce. Saint Augustin en est lui-niéme un exemple ; puisque si longtemps avant qu'il eût seulement songé â examiner ces grandes questions de la prédestination et de la grâce prévenante , le Saint-Esprit loi en apprenait la vérité dans la prière ; et e’est pourquoi il continuait à prier ainsi dans ses Soliloques ’ : • Je vous prie , A Dieu , vous par qui nous
• surmontons l'ennemi ; de qui noos avons reçu - de ne point périr à Jamais , par qui nous sé-
• parons le bien du mal , par qui nous fuyons le
• mal et nous suivons le bien , par qui nous sur- « montons les adversités du monde, et ne nous « attachons point â ses attraits; Dieu enün qui ■ nous convertissez , qui nous dépouillez de ce
• qui n'est pas , et nous revélissez de ce qui est , < c'est-à-dire, de vouâ-meme, etc. ■ En vérité, l'onction de Dieu lui apprenait tout : l'oraison était sa maîtresse pour lui enseigner le fond de la doctrine de la grâce ; et s'il ne réfutait pas encore l'hérésie pélagienne par ses raisons , il la réfutait par scs prières, pour me servir de l'expression de ce saint docteur^.
Et , si nous voulions remonter plus haut , nous trouverions dès son premier livre, qui est celui contre tes Académiciens *, et dès les premières lignes, que parlant à Romanien, à qui il adressait cet ouvrage ; après lui avoir représenté toutes nos erreurs, d'où l'on iiesort,disait-ll, que par quelque occasion favorable ,it ne nous reste autre chose, conclut-il , que de faire à Dieu des voeux pour vous, afin d’obtenir de lui, puisqu'il gouverne toutes choses, qu’il vous rende à vousmême et vous permette de jouir enfin de ta liberté à laquelle vous aspires il y a longtemps : par où il nous montre que Dieu en est le maître ; et à la fin il continue à nous faire voir que c'est toujours dans la prière que l'on goûte une vérité si importante.