‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 308 sur 518 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Socomle erreur de M. Simon sur le péché originri. Il dé.

Iruit tes preuves doul toute l'Églisé s'est servie, et ert

particulier celle qu’cite tire de ce pavage de saint Paul :

/» gvo omaes peccaverunt i.

La seconde est qu'il a renversé, et toujours, selon sa coutume, en faisant semblant de n'en vouloir qu'à saint Augustin, les fondements de la foi du péché originel. Les fondements de l'Eglise sont tirés ou de In tradition ou de l'Écriture.

Pour la tradition , le fondement principal était la né-cessité du baptême des petits enfants ; mais nous avons déjà vu * que M. Simon n'a rien oublié ixiur anéantir cette preuve, et nous n'avons rien à dire de nouveau sur ce sujet.

Pour l'ÉIcriturc, le principal fondement est dans ce passage de saint Paul : Le péché est entré dans te monde par an sent homme... en qui tous ont péché Il y a deux versions de ce passage : l’une, nu lieu de ces mots, en qui, irt Qi :o, metpareeque, quxtksus, quia, EoguoD,oti *x EO QUOD. Cest celle, qui favorise le plus les pélagicns, et qui leur donne Heu de dire : que te péché est entré dans le monde par Adam, à cause seulement que tous ont péché à son exemple, de laquelle explication Pélage est conslammeiit le premier auteur.

La seconde version est celle de toute l’Église, selon laquelle il fiiut lire : Que te péché est entré dans te monde par un seul homme, en qui tous

' P. lu.

■ Ibii.

> Ci-UwuM, llv. V, chap. tl.

* Rom. ▼, 12.

» Ci-d£$atÊâ, Ut. i, chap. n.

• Rom. T, 12.

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