‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 309 sur 518 · PÈRES. I.IV. VU. ÔIIS · texte numérisé non relu

PÈRES. I.IV. VU. ÔIIS

ont péché; ce rpii ne laisse aucune ressmirce a ceux qui nient le péché originel.

C’est un fait constant, dont aussi M. Simon demeure d'accord, que cette dernière version, qui est celle de notre Vulgalc, l'est mi.ssi de la Vulgatc ancienne, comme il parait, non-seulement par saint Augustin ', mais encore par le diacre Hilaire, par saint .àmliroisc ', jiar Pélage môme qui lit, comme tous les antres, in quo, dans son Commentaire *, encore que dans sa note il détourne le sens naturel de ce passage de la manière qu'on vient de voir.

M. Simon convient aussi que , selon l'explication de saint Chrysostôme, il Âut traduire in quo, et on en peut dire autant d’Origène ; de sorte que les anciens Grecs ne diffèrent point des Latins, lai suite fera paraître quel est parmi eux l'auteur de l'innovation. Quoi qu’il en soit, il est bien certain que depuis le temps de Pélage tous les docteurs qui ont disputé contre lui, tous, dis-je, sans exception , lui ont opposé ce passage , et ont suivi en cela saint Jérôme et saint Augustin.

Après un consentement si universel et si manifeste de tout l’Occident à traduire in quo, il n'est pa.s permis de douter qu'il ne faille tourner ainsi ce célèbre ip' q> de saint Paul , puisque tous les 1-atins l’ont pris naturellement de cette sorte. Mais M. Simon , au contraire , s'acharne de telle manière à affaiblir cette version , qu'il y revient, sous divers prétextes , quinze ou seize fois , n'oubliaut rien do ce qu’on peut dire pour autoriser, non-seulcrocnt la traduction , mais encore les explications qui favorisent Pélage ; en quoi il ne fait toujours que combattre directement , sous le nom de saint .Augustin, toute l’Eglise dans quatre conciles universellement approuvés.

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