‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 314 sur 518 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Héflevion parlirulière sur ralléasbon de Tlu'uduret : autre

réHevion impurUuiU: sur l’aliégalion des Grecs dans U

matière du iiédié originel , et de la grâce eu gC-nCntl.

Pour ce qui regarde Théodoivt , que notre auteur apparie avec Érasme , afin que le nom de l'uii couvre la faiblesse de l'autre , son autorité est détruite par M. Simon, en deux endroits : le premier ' est celui où il convient que le Coinmeiilnire de saint Girysostdine , dont l'autorité l'emiiorfe (le beaucoup sur celle des autres Grecs, induit ù traduire in quo , en </ui,el non pas qui a , parce que. Le second est dansun passage que nous avons martfué ailleurs , mais qu'il faut ici rapporter tout du long’ : Ce n'eüpas ici le lieu d'examinersi cette pensée de Théodorel (surlepassagedesaiut \'au\)estpélagienne ;je remarquerai seulement en passant que le pélagianisme ayant fait plus de bruit dans les Églises où l'on parlait la lunque latine que dans l'Orient, il n’est pas sur~ prenant que ce commentateur, qui a recueilli en abrégé ce qu'il avait tu dans les auteurs grecs , n’ait point fait mention en ce lieu-ci du péché originel. Cette remarque en passant, de .M. Simon, vaut mieux que toutes celles qu'il fait exprès, puisqu'il y donne lui-même la soluliou de tous les passages des Grecs , qu'il étafe si aiubitieusemeut dans tout son livre. Ces Grecs, ou auronl écrit comme saint Chrysostême avant Pélage, et , en ce cas , comme ils u'uvaieiit |K)iut ses erreurs en vue, et sans songer à presser le sens qui le pouvait serrer de plus prés, iis demeuraient

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• f. jai.

dans des expressions plus générales ; ou s’ils ont écrit depuis Pélage , commc'Théodoret , parce que cette hérésie faisait moins de bruit en Orient qu’en Occident , ils n'avnicnt garde d’y avoir la même attention : ils n'v pensaient pas , et , de l'aveu de M. Simon, ils sc contentaient de rapporter ce qu’ils avaient lu dans les Pères précédents, qui pensaient encore moins , puisque Pélage , venu depuis, ne pouvait pas exciter leur vigilance avant qu'il fût ne.

A oi là donc , par M. Simon , un denodment des laeets qu’il tend lui-même aux ignorants dans raulorilé des Pères grecs , tant sur la matière du pêx'he originel , que sur les autres qui concernent bi grâce. Si rien ne sollicitait leur attention vers une de ers matières , il en est de même des autres sur lesquelles tout le monde fut réveillé par l'hérésie de Pélage. Ainsi ies préférer aux Latins ; aux lailins, dis-je, que celle hérésie avait excités ; c'est de même que si un disait qu'il faut , dans l’e.xpliealion d'une doctrine, préférer ceux qui n’y pensent pus à ceux qui y pensent, ce qui est, comme on n vu, une illusion, d’ou M. Simon ne sortira jamais.

.Au reste , comme notre auteur en revient souvent à 'fhéodon't et à Pholius , et que ce sont , en celle matière, ses deux grands auteurs, j'aurai occasion d'en parler ailleurs plus à fond ; il mu suflit mainlenant d'avoir fait voir combien vaD : nemeiit ou les oppose, je ne dis pas à saint Augu.stin , mois ù toute l'Église catholique.

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