‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 316 sur 518 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Seconde conséquence du texte de saint Paul mnaiquée par saint Augustin : de quétipie S4>rte qu'en traduise , un démontre également l'erreur de eeux qui , à t'exempte des pélagiens , mettent la pntpagatioti du péché d'.Vdam dans t'iniiulion de ce péidté.

La seconde conséquence de suint Augustin , est que la Justice de Jésus-Christ étant infuse aux enfants par le baptême , qui est une seconde nais-

' .éwg. de pare. .Ver. liti l, cap. IX, X, XT. Mti Boni/, lib IX, rap. IV, et sllb. p.xs.'

• llvm. V, lu. 1

sance , le péché d'Adam passe aussi a eux avec la vie , par In première génération.

1 1 est clair, dit saint .Augustin , par toute la suite du raisonnement de saint Paul , qu'il aboutit à e« parallèle. Ce Père remarque aussi qu’il est ridicule d'attribuer tous les péchés des hommes au mauvais exemple d'Adam, que les hommes, pour la plupart, n'ont pas connu. Il leur nuisait donc autrement que par son exemple ; H leur nuisait, dit saint Augustin ■ , par propagation , et non point par imitation , comme un père qui les engendre, et non point comme un modèle dont l'exemple les induisait à faire mal ; d'autant plus que visiblement saint Paul comprenait dans sa sentence tout ce qui était sorti d'.Adam , et tout ce qui était sujet à la mort. Il y comprenait par conséquent les petits enfants, a qui l'exemple d'Adam , non plus que celui de Jésus-Christ, ne pouvait ni nuire, ni scrvir.-Enün il s'agissait do montrer, dans le genre humain , la cause de la mort et de la vie : l'une, dans le péché d'.Adam ; l'autre, dans la Justice de Jésus-Christ. Tous mouraient , et les enfants mêmes. SI , par les paroles de suint Paul , le péché était introduit dans le monde par Adam, et ta mort parte péché, les enfants qui participaient à la mort d’Adam devaient aussi participer é son péché : autrement , dit saint Augustin ’ , par une injustice manifeste , vous faites passer l’effet sans la cause , le supplice sans la faute , la peine de mort sans te démérité qui l’attire. Chicanez, monsieur Simon, tant qu’il vous plaira : ni vous , ni les pélagiens ne pouvez plus reculer : laissez a part , pour un moment, les noms de Théodoret, de Pliotios, si vous voulez, et des scoliastes grecs : traduisez comme vous voudrez le passage de saint Paul ; voulez-vous traduire par en qui; c’est lu bonne, c’est la naturelle version , ou l'Église , de votre aveu , pagne su cause , paret^ qu'on y trouve celui en qui tous étaient un seul homme comme dans le principe commun de leur naissance , et eu qui aussi ils sont tous un seul pécheur dans le principe commun de leur corruption : voulczvous, au lieu d'en qui, mettre parce que; vous n’échapperez pas |K>ur cela à la vérité qui vous presse' ; La mort a passé à tous, parce que tous ont péché; il faut donc trouver le péfhé partout où l’on trouvera la mort. Vous la trouvez dans ' les enfants : trouvez-y donc le péehé. S'ils sont du nombre de ceux qui meurent, par votre propre traduction, ils sont du nombre de ceux qui pechent : ils ne pèchent pas en eux-mémes ; c'est donc en Adam , et ,^malgrè que vous en ayez , il

' üh. !, de pt<r. Mer. cap. ix, », \\.

* . fd Hrmif. Ilb. îv, pap. IV.

* I. de fH ct. .Vit. cap.

DÉFENSE DE LA TRADITION

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faut Ici de Tons-mt'me rétablir Fin quo que vous aviez voulu supprimer. On y est forcé par la seule suite des paroles de saint Paul ; cet apùtrc , visiblement, unyant fait Adam Introducteur de la mort qu'aprés l'avoir fait introducteur du péché ; d'où il avait inféré que la mort avait passé i tous , dans la présupposition que tous aussi avaient péché ; en sorte que , selon le texte de saint Paul , ils ne pouvaient naître mortels que parce qu'ils naissaient pécheurs.

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