CHAPITRE XVI
DocUiM eioellailc de toicl AngaaUn, que Jésoa-Chrisl
est lu Kul qui ait été puni étant innocent , et qne c’est
U sa préro^re inouinimmicalite.
L’exemple de Jésus-Christ confirme cette vérité. Il n'y a , dit saint Angustiu ‘ , qu’un seul in-
■ Oper. tnq). Hb. in.cap. xi;Ub. nr. cap.cxxTi,cxxvin, exxx, cxsxiil; llb. Tl, cap. sut, etc.
' Snp. sn, la, le.
> Ub. IT ad Aeai/. cap. IT, n' 6, p. 471
ET DES SAINTS PERES. LIV. Vlll
qu'ils'ne dev ins.<)ontcoupal)les. Ainsi, dit saint An - Hiistin Dim nedi'vnit pas attendre qu Eve eût ptehé pour in soumettre aux douteurs de l’enfantement , ni (pi' Adam eut desobéi pour l'assujettir à tant de misères. • Il devait commencer i>ar pu-
■ nir Eve , en l'afflipeant de tant de maux , afln
■ que ses mallieurs l'avertissent de ne point éeou- " ter le ser|>ent : il devait aussi commencer par
■ punir Adam , en le rendant mallieureuj , de
• peur qu'il ne consentît nu désir de sa femme : " la peine devait prévenir et non pas suivre le |H'- - ehé ; afin que , contre tout ordre , l’homme étant
■ eliitie, non point à cause qu’il avait pt'clié,
• mais de peur qu’il ne pi'chSt , ce ne fût pas le
• péché mais rinnocence que l’on punit. ■
Julien aimait mieux tomber dans des absurdités si visibles , que d’avouer que la mort pût être un supplice dans les enfants; et contre toute raison , il In prit plutét pour un avertissement que pour une peine, tant il était frappé de cette vérité : que la peine ne imuvait pas convenir avec l’innocence. Il ne faut donc pas s’étonner que les anciens , et entre autres saint Chrj sostAmc , aient si souvent expliqué le péché originel par la mort du corps, qui en était le supplice ; ni que suint Augustinait soutenuqu’il n’y ena point qui n’aient cru trés-eertainemeut les enfants pécheurs , des qu’il est certain et avoué qu’il n’y en a point qui ne les ait crus punis de mort.
nocent que Dieu ait puni de mort ; c’est le médiateur de Dieu et des liommes, rhumme Jé.suv Elirist. Mais aliu de rendre sou supplice juste, il a fallu qu’il se soit mis à la place des péclicurs. Il a souffert en leurs personnes, il a pris sur lui tous leurs péchés ; c’est ainsi qu’il a pu être puni , quoique Juste. Cest là, dit saint Augustin ■ , m prérogative parliculiére, sixoni.xaevi mediatoais l■H.x:uonxTlvxM ; c'est fe qu’il y a en lui de singulier, qui ne peut convenir à aucun autre : c’est ce qui le fait notre rédempteur. Il a expie tous les pécliés, à cause qu’il en a subi le châtiment sans en avoir le démérite ; et en tout autre que lui , selon les régies invariables de la justice divine , alln ((ue la peine suive , il faut que le péché ait précédé.