‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 342 sur 518 · CHAPITRE -WHI · texte numérisé non relu

CHAPITRE -WHI

Saint Joslin , nurl) r, enseigne curuns' saint Augustin , mms-'iileiixlit (inc la peine , mais enennt ipie le fiédje même il'A(l.un a passe en nnns : la picni c de la rin-oin isimi est (tinpiovéc pnnr rida par In même saint , aussi liicn que )iar saint Augustin.

Dans ce petit nombre de témoins que salut Augustin a choisis, ce l’i're a raison de dire qu'on entend toute la terre ; et l’on peut tenir jtour a.ssuré, non-seiilemont que tous les autres auront terni le meme langage, mais encore que ceux-ci même auront souvent répété une vérité si célohre. En effet , si , pour aehever la clialne des Pé- R's que ce saint docteur a commencée sur cette matière, nous remontons eneorc plus haut, nous trouvei-ons salut Justin, plus ancien que salut Irénée, qui nous dira que nous sommes tolnbés par Adam , nou-seulement dans la mort qui est la peine , mais eneorc dans Cerreur, dans la séduction que le serpent JH à F ce', qui est la coulpc; et si cela n'est pas assez clair, il dira encore que Jésus-Chris! seul est sans jtéché’, ou , ce qui est beaucoup plus exprès , que lui seul est né sans ix-ehé’; ce qu'il confirme par le sacrement de la circoncision, et par la menace d'exterminer tous ceux qui ne seraient pas circoncis au huitième jour. Celte preuve de saint Augustin , tant blâmée cl si souvent attaquée par M. Simon <, se trouve |x)u riant dans un Pcrc d'une aussi grande aniiqnité tpic saint Justin ‘ : elle se trouve aussi dans saint ChrysostAmc, ainsi que

' Oial. r«»i Tryph. p. 3l«.

* Ibid. p.

I Ibid. p. 341- ‘ Ibid. p. ÎM.

» Ibid. p. , 2l«.

LT HKS SAINTS TIvUKS. LIV. VIIÎ.

saint Aufpihtin l’a remarqué * , et dans l^nuconp d’autres; et, sans nous arrêter à cette dispute, (ptand CG saint martyr, saint Justin, dit que Jésus* (Christ seul est né sans iK'chc, veut'il dire qu'il est né sans la peine du péché et sans la mort? Au conIralrG, c’est en cela qu’il a été notre sauveur, <(uo, |K)rtant la peine sans le péché, il efface actuellement le péché dims cette vie, pour en 6ter la peine en son temps. Donc , eiccpté lui , timt doit naître dans le péché , et lui seul a dA n y pas naître, parce que lui seul est né sans que l.i concupiscence ait eu part à sa eoncepUon.

CHATITUL XXIV.

Snint Iréiiée a la inècne idée.

Un peu npri^s saint Justin vient saint Ireuée, cité par saint Auiiuslin. U nous sera une preuve que plus ou lit les autcure, plusuu y déi'ouvre la tiuditluii d'un péché oiigiucl proprement dit. Saint Aupistin en a repporté deux piissai^c-s * , dont le premier iwrli: deia plaie de l'ancien ser^ peut guérie par Jésus-Christ, qui donne la vie aux morts. \ oudra-t-on dire que le Fils de Dieu, iors({u'il donne la vie aux rnorls, ne guérit que la mort du corps? X‘est-ce pas à l’émc qu’il donne lu vie? C’était donc à la vie de lame que cette plaie de I nneicn serpent portait le coup; mais quand on chicaïUTa sur un passage si clair, que répondra-t-on nu même IVre, qui enseigne * que Jésus-Christ est venu saut*er(ous tes hommes? Ouif dit-il, tous ceux qui renaissent en Dieu par te Oaptémey et les petits enfants y et tes jeunes gens, et les vieillards ; etc*est pour cela qu'il a passé par tous les âges, petit enfant dans les petits enfants, sanctifiant cet âge , et le sauvant, comme il vient de dire : de quoi, sinon du jié^ché par la grâce du baplémc? Voilà donc un véritahie péché, qui ne peut être remis aux etifants qu’en leur donnant le sacrement de renaissance , qu’on ne peut donner et qu'on ne donne jamais qu’en rémission des péehé.s, et encore dans la même vue : U*s hérvTiques qui disent qu’il n'est pas ne véritablement, mais seulement éiane naissance apparente, v\jHKi\\r.yprcnncnl la défense du péché ; ^ ce qu’il explique aussitét après, en disant : Qu’en passant par tons les états de la V le liumainc , il a renouvelé soîi ancien ouvrage en ce qu'il a donné la mort au pêché, été ta mort et vivifié l'homme. Voilà donc l’ordre de la rédemption. Jésus-Christ n’a ôté la mort qu’après avoir premièrement ôté le j»échc, et ne vivifie que ceux qui sont morts , non-seulement

de la mort du corj»5, mais ciK*orc de relie do Tàme.

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