‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 343 sur 518 · CHAPITRE XXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV

5uile (le Miini Irénéo : la onmparaison de Marie et iTtre :

omihion pU»* est iinivprsi'Ile dans tous le* |»éi eu : ce

qii’Hie induit pour établir un véritable pcdié.

Pour venir au second passage cité i»ar saint Augustin : quand on y verra ce lien qui astreignait à la mort tout le genre humain , par la désobéissance d'f^ve , et dont nous sommes délivrés par l'obéissance de Marie* ; ehlcancra-lon, en disant : Que ce lien nous astreignait à la peine et non à la eoul|H*, et que robtissance de Marie n’o fait qu’tMcr les mauvais effets de In désobéissance d’Éve? Mais s'il ne s’agissait que des effets, et que le péché d'Éve ne fût pas le nôtre , pourquoi ce Père nvail-ll appelé, un peu au-dessus *, ladésobéissaiteed'Èveaofre désoùéissa7ice, (|ue Marie n guérie en obéissant? Pourquoi disaitil, dans le mémo endroit, que le bois nous avait rendu ce que nous avions perdu par le bois où pendait le. fruit défendu ? Si J»*sus-Ghrist , à l’arbre de la croix, nous a rendu la vie de rôme et crût* du corps , nous avions donc perdu l'une et l’autre à l'arbre qui nousnvait élé lulcrdit. Jésus-Christ, dit saint Irénée^, est le premier des vivants, comme Adam est le premier des nyourants. Jésus-Christ n’est-il le premier des vivants que selon le cüriw? Adam n’estAI pas aussi le premier qui est mort dans Tàme? C’était donc à la mort de râme qa'Iù'e nous avait liés par son incrédulité , puis^jue c'est de la mort de l’ànie que Marie nous a délivrés par la foi. EuHn , toute la suite du discours, et l’esprit même de la eompamLsoo entre Jésus-Christ et Adam, tarit inculquii? par Cl* saint marlyr, après saint Paul, fait voir que, comme cc ne sont pas les seuls fruits de la jvistice, mais la justice clic-même, que nous possédons en Jésus-Christ , ce ne sont pas aussi seulement les peines du péché, mais le péché même, dont ru)us héritons en Adam.

Je romarriueral , en passant , que cotte comparaisondeJi*sus-Chrlst avec Adam, et de Marie avec Éve, se trouve dans tous les Pères dès la première anllquilê, par exemple dans Tertul lien mais toujours pour faire voir que la foi et l'obéissance de la sainte Vierge avait effacé tout le péché qu'/ive avait commis en crogant au serpent : QUOD ILl.i CRKUEKDO IIEI.IQI IT H.F.C CREDKNDO

dklevit; et le dessein est partout de faire voir un véritable péché remis , non point seulement

* Cnnf. Jut. lib. U, cap. vi. n* JS,

> Ibiti. Ub. I, II, III. trxH. Ub. IT, cap. T.

* LUi. Il, cap. \x\i\.

* Ub. Iii, c.-tp.

* l.ib. V, rap. xix. f Ilnel. cap. XVII.

* ibiti. III, cap. xvviii

* Vf Carne Chriil. c*p- XTII.

614 DEFENSE DE LA TRADITION

à Ève qui Tavait commis , mais à tonte sa postérité qui y avait part.

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