CHAPITRE X-V-AI
Réflevions sur ces p.vssaaes qui sont des trois pmiiHTS siècles': passages de saint Atlianaso dans le quatnéinc.
Nous ne sommes qu'au troisième siècle de l'Église , et on y voit déjà sans le moindre doute , et autant en Orient qu’en Occident, la tritditiou du péché originel ; je dis du |>éclié originel dans le sens et dans l'esprit de saint Augustin , et des conciles d'.-Vfrique, d'Orange et de Trente : on voit déjà des conciles en faveur de ce dogme. On a vu , sur la fin du troisième siècle , et au commencement du quatrième , Uétieius , évêque d'.AUtuu , cité par saint Augustin : on a vu , dans le même Père , Olyrnpius , évêtiuc d'Espagne. Il n'a point produit suint Alhann.se, dont U y a apparence que les ouvrages éUiienf rares en Occident , et n’avaient point été traduits; mais il n'est pas moins exprès que les autres Pères , puisqu'il dit que le genre humain avait prévariqué en Adarn , que de là nous était venue la concupiscence ’ : que Jésus- Christ était mort sur le Calvaire , où les maîtres des Hébreux, et leur tradition, marquaient te sépulcre d'Adam, afin d'abolir son péché t , non-sculcmcnt dans sa personne , mais encore f/ans toute sa postérité*, .\insi le pèclic d'Adam n'étnlt pas seulement le sien , mais celui de tous ses enfants. Nous avions tous péché en lut selon cct in quo de l’Apôtre , que nous trouvons trop souvent pour avoir besoin dorénavant de le répéter ; et si ce Père raconte dans la suite <[uc Jé.sus-Christ nous délivre de la mort , c’est après avoir présupposé qu’il nous délivre , aussi bien qu'Adam , du péclié même qui en est la cause.