CHAPITRE X.VXII
Saint Basile et saint Grégoire de N’ailanre.
Saint .Augustin nous fait paraître dans la suite du rpiatrièmc siècle , comme les deux yeux de l'Orient , en la personne de suint Basile et de saint Grégoire de Nozianze. Il cite à la vérité un beau
passage du premier, où il parait que nous avons
I < sduÿ. ibid.
j * I. Tom. Orat. rouf, iimt, p. iwî.
I * l>f Jncarit. 17.
‘ * Üc Pass. et Crue.
DÉPOSE DE LA TRADITION
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été intempérantsen Èoeelen Adam, et chassés CH eux C'est quelque chose de fort ,
puisqu'on y voit non-seulement la mort et les autres peines du corps, mais le iiéché même d'Adam et l'exclusion du paradis ; c'est-n-dire, la mort de l'Ame , et l'exclusion de rétcriielle rêliclté passéeù tousses enfants. Mais qui veut voir la vérité toute nue , sans avoir besoin ni de former un raisonnement, ni de tirer une conséquence, n'a qu'à lire ce passage du livre premier du Baptême* : Ces paroles de Piotre-Sinijneur : Il faut xaIthe EKConEUXE FOIS ,xi'yn/^en(, dit-il, /ncorrerf/on et le changement de notre première naissance dans l’immondice despéchés , selon cette parole de Job : Nul s'fst run ns tache, pas même l'ehfant d’u.n Joua ’ ; cl celle-ci de Dand : J*ai ÉTÉ CONÇU EN INIQUITÉ * , elc. J et cettc autre de saint Paul .-Tous ont I'éciib et ü.nt desoin iie LA oLoiHE DE DiEU * , OÙ ü parle si clairement d'un véritable péelié , que ce serait obscurcir cette vérité que de l'expliquer davantage. Il dit ensuite que naître de l'eau , c'est , selon saint Paul , mourir au péché; d'où il s'ensuit, conformément à la decision du concile de Carthage', que la forme du baptême serait fausse dans les enfants , s’il n’y avait un péché aui|uel ils doivent mourir dans ce sncrement.
Pour saint Grégoire de Nnzianze , saint Augustin eu rnpiKn-te des paroles claires ’ , et enta- autres celles d’une oraison sur lu baptême que nous n’avons plus , où il prouve , comme vient de faire saint Basile , la vérité de cette sentence de Notre- Seigneur : Si l’on ne benaIt de l’eau et du SAiNT-EspniT , etc. parce que c'est dans le baptême qu'on lave tes taches de notre première naissance dont il est écrit ; Nous soumes conçus DANS LE PÉCHÉ, ETC. Mois nous avons entre les mains ses autres ouvrages , où il appelle le pêché d’Adam notre premier péché, et où il dit : que nous avons goûté en Adam te fruit défendu : qu'en lui nous avons violé la loi de Dieu, et qu'aussi nous avons été chassés en lui duparadis, par où les Pères entendent toujours la vie et le séjour des enfants de Dieu. Il prouve aussi, par cette raison , qu’il faut baptiser les petits enfants en cas de péril' , et il répond à ceux qui prenaient occasion dedifK-rer leur baptême àcause que Jésus-Christ n’a été baptisé qu'a trente ans, qu’il a été libre de prolonger son baptême à celui qui , étant la pureté même , n’avait rien à puri-
' Hom. I. de jejua. L I. 322. .Vmj. Ub. I, eont Jm. T.
> //cm. 1. de jejun. L 1 , 322. -êwy. III*. I, ow»/. Jul. v, cap. Il, P- A40, A50.
* Job. XIT. 4.
• P», le, 7.
4 Rim. Il, 9A.
• roj». II. — ^ Ibid.
* Oral XI, p. «4M63.
fer; à qui, par cousrqnrnt, le baptànc n était pas necessaire ; mais quit nVn était pas ainsi de nous qui étions nés par la corruption^ On trouve aussi dans le même lieu’ In pratique des exorcismes qui préparaient nu baptême; ce qui n’était autre chose qu’une reconnaissance publique que tous ceux quoi! baptisait, et par conséquent les enfants, puisqu’on ne les baptisait pas dans une autre forme, étaient sous lu puissance du démon.
On peut voir encore le premier discours, c’està-dire , l'apologie de ce Père’* , où , attribuant ù l’homme avant le baptême tout ce qu’Adain a fait de mal , et à l’homme depuis le baptême tout ce que Jésus-Christ a fuit de bien , il montre que le t>éché qui nous vient de l’un est aussi véritable en nous, que lu justice qui nous vient de l’aiitre ; ce qui est le misonneinent de tous les Pères , à l'exemple de saint Paul.