CHAPITRE XII
En passant on noie l'crrour (te cpielqucs-uns qui mctl('nt
In formel ou l’c.ssnncc du péché orignicl dans la domina*
lion de la convoitise.
C’est une doctrine commune et très-véritable de l’école, que la concupiscence est le matériel du péché de notre origine. Pour le formel , quelques-uns le mettent en ce que ce déréglement radical est un véritable péché , tant qu’il domine , et qu’il y faut la gnlce habituelle et sanctifiante pour l’empêcher de dominer; de sorte que la rémission du péché originel consiste dans l’infusion de la grâce, qui établit le règne de la justice au lieu de celui de la convoitise.
Cette doctrine , quoique spécieuse , est insou-
' font. Jul. IU>. Il , cap. VI.
» LIb. II.
KT DKS SAINTS PERES. LIV. IX. «2
tenable dans le fond; puisque, si le formel du péché originel était le ri'giie de la convoitise, toutes les fois qu'on perd la grâce et que ce régne revient, le péché originel reviendrait aussi , ce qui est contre la foi et contre cette règle de Saint Paul : que. lesdoHS (le Dieu sunteans repentance. Je n'en dirai pas davantage sur une chose si claire ; et j'ai voulu seulement en avertir quelques catholiques qui se laissent aller trop aisément dans le sentiment que je viens de rapporter, pour n’en avoir pas assez vu la conscquenee.