‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 37 sur 518 · QUATRIÈME ÉPOQUE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME ÉPOQUE

Moltt, ou îa loi <criU,

Qualrième âge du inonde.

ssisusi Les temps de la loi écrite commencent. EllefutdonnéeàMoïse430ans après la vocation d' Abraham, 8S0 ans après le déluge , et la même année que le peuple

hébreu sortit d'Égypte. Cette date est re- g » marquable, parce qu'on s'en sert pour dé- § > ^ signer tout le temps qui s'écoule depuis - ° p Moïse Jusqu'à Jésus-Christ. Toutee temps est appelé le temps de la loi écrite , pour le distinguer du temps précédent , qu’on appelle le temps de la loi de nature, où les hommes n'avaient pour se gouverner que la raison naturelle et les traditions de leurs ancêtres.

Dieu donc ayant affranchi son peuple de la tyranniedes Égyptiens , pour le conduire en la terre où il veut être servi , avant que de l'y établir, lui propose la loi selon laquelle il y doit vivre. Il écrit de sa propre main , sur deux tables qu’il donne i Âloïse au haut du mont Sinaï, le fondement de cette loi , c’est-à-dire , le Décalogue , ou les dix commandements , qui contiennent les premiers principes du culte de Dieu et delà société humaine. Il dicte au même Moïse les autres préceptes par lesquels il établit le tabernacle, figure du temps futur ' ; l'arche où Dieu se montrait présent par ses oracles, et où les tables de la loi étaient renfermées ; l’élévation d’Aaron , frère de Moïse ; le souverain sacerdoce, ou le pontificat, dignité unique donnée à lui et à scs enfants ; les cérémonies de leur sacre , et la forme de leurs habits mystérieux; les fonctions des prêtres, enfants d’Aaron; celles des lévites, avec les outres observances de la religion ; et ce qu'il y a de plus beau , les règles des bonnes mœurs, la police et le gouvernement de son peuple élu , dont 11 veut être lui-même le législateur. Voilà ce qui est marqué par l'époque de la loi écrite. Après , on voit le voyage continué dans le Désert , les révoltes , les idolâtries , leschâtiments, les consolations du peuple de Dieu , que ce législateur tout-puissant forme peu à peu par ce moyen ; le sacre d'Éléazar, souverain s»i ims pontife , et la mort de son père Anron ; le zèle de Phinées , fils d'Éléazar ; et le sacerdoce assuré à ses descendants par une promesse particulière. Durant ces temps , les Égyptiens continuent rétablissement de leurs colonies ên divers endroits ; princip.ilement dans la Grèce, où Danaüs, Égyptien, se fait roi d'.Vrgos et dépossède les anciens rois venus d'Inachus. Vers la Un des voyages du peuple de Dieu dans le.

Désert, on voit commencer les combats ss&i

* Marvt. Arund. Sfu >£'ni A//.

* I/ebr. II. •, IJ.

Am

SUR L’HISTOIRE UNIVERSELLE

g ^ ÿ que les prières de Moïse rendent lieurcu\. I® ^5 II meurt, et laisse aux Israélites toute leur P histoire, qu'ilavaitsoigneusementdigérce dès l'origine dumondejusques nu tempsde sa mort. Cette histoire est continuée par l'ordre de Josué et de ses successeurs. On la divisa depuis en plusieurs iivres, et c'est de là que nous sont venus le livre de Josué, ic livre des Juges , et les quatre livres des Rois. L'histoire que Moïse avait écrite , et où toute ia loi était renfermée , fut aussi partagée en cinq livres qu'on appelie Pentateuque , et qui sont le fondement de la religion. Apris la mort de l’homme de 2SÙ9 MIS Dieu , on trouve les guerres de Josué , la conquête et le partage de la terre sainte , et les rébellions du peuple châtié et rétabli à diverses fois. Là se voient les victoires asm 1406 d'Othoniel , qui le délivre de la tyrannie de Chusan, roi de Mésopotamie; et quatre-vingts ans après , celle d' Aod sur ss7« iim Eglon , roi de Moab. Environ ce temps , tua IMS Pélops , Phrygien , fils deTantate, règne dans le Péloponésc , et donne son nom à cette fameuse contrée. Bel , roi des Chaidéens, reçoit de ces peuples les honneurs divins. Les Israélites ingrats retombent vm 1906 dans la servitude. Jabln , roi de Chanaan, les assujettit; mais Débora In prophétesse, 171» IMS qui Jugeait le peuple , et Barae , fils d’Abinoem , défontSisara, général desarmées STS» iiu de ce roi. Quarante ans apres , Gédéon , victorieux sans combattre, poursuit et 1708 iiM abat les Madianites. Abimélech , son fils , usurpe l'autorité par le meurtre de ses frères, l’exerce tyranniquement, et la 1817 1187 perd enfin avec la vie. Jephté ensanglante sa victoire par nn sacrifice qui ne peut être excusé que par un ordre secret de Dieu , sur lequel il ne lui a pas plu de nous rien faire connaître. Durant ce siècle , il arrive des choses très-considérables parmi les Gentils. Car, en suivant la supputation d’Hérodote • , qui parait la plus exacte, il 17T7 IM7 faut placer en ces temps , 5 U ans devant Rome , et du temps de Débora , Ninus fils de Bel , et la fondation du premier empire des Assyriens. Le siège en fut établi à Ninive, ville ancienne et déjà célèbre ■ , mais ornée et illustrée par Ninus. Ceux qui donnent 1300 ans aux premiers Assj riens ont leur fondement dans l'antiquité de la ville ; et Hérodote , qui ne leur en donne que 620 , ne parle que de la durée de

• Htrod. lib. I, cap. xcr. — * Gtn. x, II.

l’empire qu’ils ont commencé sous Ninus, □ ► f fils de. Bel , à étendre dans la haute Asie. I ®

Un peu après, et durant le règne de ce c = p conquérant , on doit mettre la fondation ou le renouvellement de l'aneienne ville de Tyr, que la navigation et se.4 colonies rendent si célèbre'. Dans la suite, et quelque temps après Abimélech , ou trouve rr.i lui les fameux combats d’Hercule , fils d’.Ampbitryon, et ceux de Thésée, roi d'Athènes , qui ne fit qu’une seule ville des douze bourgs de Cécrops, et donna une meilleure forme au gouvernement des Athéniens. Durant ic temps de Jephté, pendant que Sémiramis , veuve de Ninus, et tutrice de Ninyas, augmentait l’empire des .Assyriens par ses complètes , la célèbre ville de Troie , déjà prise une fois par les Grecs sous I.aomédon , son troisième roi , fut réduite en cendre, encore par les Grecs, sous Priam, fils de Laomédon,isio iist après un siège de dix ans.

CISOUIÈME ÉPOQUF- La prise rfe TYoic.

CüKfuième âge du monde.

Cette époque de la ruine de Troie, isio iisi arrivée environ l’an 308 après la sortie d’Égypte, et 1 1 64 ans après le déluge, est considérable , tant à cause de l’Importance d’un si grand événement célébré par les deux plus grands poètes de la Grèce et de l’Italie , qu’à cause qu'on peut rapporter à cette date ce qu'il y n de plus remarquable dans les temps appelés fabuleux ou héroïques : fabuleux , à cause des fables dont les histoires de ces temps sont enveloppées ; héroïques , à cause de ceux que les poètes ont appelés les enfants des dieux et les héros. Leur vie n’est pas éloignée de cette prise. Car du temps de I.aomédon , père de Priam , parais.scnt tous les héros dclatolsond’or, Jason, Hercule, Orphée,

Castor et Pollux, et les autres qui sont connus : et du temps de Priam même , durant le dernier siège de Troie , on voit les .Achille , les .Agamemnon , les .Ménélas , les Ulysse, Hector, Sarpédon, fils de Jupiter; Énée, fils de Vénus, que les Romains reconnaissent pour leur fondateur, et tant d’autres , dont des fami I les illustres et des nations entières ont fait gloire de descendre. Cette époque est donc propre pour rassembler ce que les temps

' Joêuf. xti , 29. Jouph. Anlif|. lib. tiii, cap. n.

monde.

DISCOURS

^ f faboleux ont d« plus certain et de plus ■ Lg beau. Mais ce qu'on voit dans l’histoire = P sainte est en toutes façons plus rcmarmm 1177 quable : la force prodigieuse d’un Samson , »ee II7S et sa faiblesse étonnante ; HélI , souverain pontife , vénérable par sa piété , et malheureux par le crime de scs enfants; ssoe loss Samuel , juge irréprochable, et prophète choisi de Dieu pour sacrer les rois ; Saiil , premier roi du peuple de Dieu, ses victoires, sa présomption à socrifler sans les prêtres , sa désobéissance mal excusée par le prétexte de la religion , sa réprobation , sa chute funeste. En ce temps Codrus, roi d’Athènes, se dévoua à la mort pour le salut de son peuple , et lui donna la victoire par sa mort. Scs enfants, Médon et ISilée , disputèrent entre eux le royaume. A cette occasion , les Athéniens abolirent la royauté , et déclarèrent Jupiter le seul roi du peuple d'Athènes. Ils créèrent des gouverneurs ou présidents perpétuels, mais sujets à rendre compte de leur administration. Ces magistrats furent appelés archontes. Médon , fils de Codrus , fut le premier qui exerça celte magistrature, et elle demeura longtemps dans sa famille. Les Athéniens répandirent leurs colonies dans cette partie de l'Asie Mineure qui fut appelée Ionie. Les colonies éoliennes se firent à peu près dans le même temps, et toute l’Asie Mineure se remplit do villes WW lou grecques. .Après Saùl , parait un David, cet admirable berger, vainqueur du fier Goliath , et de tous les ennemis du peuple de Dieu; grand roi, grand conquérant, grand prophète , digne de chanter les merveilles de la toute-puissance divine; homme enfin selon le cœur de Dieu , comme il le nomme lui-même , et qni par sa pé- W70 iids nitence a fait même tourner son crime à la gloire de son créateur. A ce pieux guerrier 0(0 loit succéda son fils Salomon, sage, juste, pacifique, dont les mains pures de sang furent Jugées dignes de bâtir le temple WOT lois de Dieu.

SUUË.ME ÉPOQUE.

SaUmon , ou te Impie achevé,

Sixié&M âge du monde.

Ce Iht environ l’an 3000 du monde, le 480 depuis la sortie d’Égypte; et pour ajuster les temps de. l’histoire sainte avec ceux de la profane , 1 80 ans après la prise de Troie, 350 devant la fondation de Rome, et looo ans devant Jésus-Christ,

que Salomon acheva ce merveilleux édi- 9lice. Il en célébra la dédicace avec une i • ilg piété et une magnificence extraordinaire. • = p Cette célèbre action est suivie des autres sooo uns merveilles du règne de Salomon , qui fi- aooi iom nitpar de honteuses faiblesses. Il s’abandonne à l’amour des femmes ; son esprit baisse, son cœur s’affaiblit, et sa- piété dégénère en idolâtrie. Dieu, justement Irrité, l’épargne en mémoire de David son serviteur ; mais il ne voulut pas laisser son ingratitude entièrement impunie ; il partagea son royaume après sa mort, et sous son fils Roboam. L’orgueil brutal low sts de ce Jeune prince lui fit perdre dix tribus, que Jéroboam sépara de leur Dieu et de leur roi. De peur qu’ils ne retournassent au roidc Juda, il défendit d’aller sacrifier au temple de Jérusalem, et il érigea ses veaux d'or, auxquels il donna le nom du dieu d'Israël, afin que le changement parût moins étrange. La même raison lui fit retenir la loi de Moïse , qu'il interprétait à sa mode; mais il en faisait observer presque toute la police, tant civile que religieuse' ; de sorte que le Pentateuque demeura toujours en vénération dans les tribus séparées.

Ainsi fut élevé le royaume d'Israël contre le royaume de Juda. Dans celui d'Israël triomphèrent l'impiété et l'idolâtrie. La religion, souvent obscurcie dans celui de Juda , ne laissa pas de s’y conserver. En ces temps, les rois d’Égypte étaient puissants. Les quatre royaumes avaient été réunis sous celui de Tbèbes. On croit que Sésostris, ce fameux conquérant des Égyptiens, est le Sésac, roi d'Égypte, dontxnasvi Dieu se servit pour châtier l’impiété de Roboam. Dans le règne d’ Abiam , fils de Roboam , on voit la fitmeuse victoire que la piété de ce prince lui obtint sur les tribus schismatiques. Son fils .Asa , dont la >os7 nt piété est louée dans i’Ëeriture , y est marqué comme uu homme qui songeait plus , dans scs maladies, au secours de la médecine, qu’à la bonté de Dieu. De son temps Amri , roi d’Israël , bâtit Samarie , loao aiv où il établit le siège de son royaume. Ce temps est suivi du règne admirable de Josaphat , où fleurissent la piété , la jus- som »i« tice, la navigation et l’art militaire. Pendant qu’il faisait voir nu royaume de J uda un autre David , Achab et sa femme Jéza-

■ III. Beff. XII, 33.

SUR L’HISTOIRE ÜMVERSELLE.

ISS

. ^ J bel , qui régnaient en Israël , joignaient à t l’idolâtrie de Jéroboam toutes les impié- P tés des Gentils. Ils périrent tous deux misii» m sérnblement. Dieu, qui avait supporté leurs idolâtries, résolut de venger sureux le sang de Noboth qu’ils avaient fait mourir parce qu’il avait refusé , comme l’ordonnait la lui de Moïse , de leur vendre à perpétuité l’héritage de scs pères. Leur sentence leur fut prononcée par la Louche si»7 897 du prophète Ëlie. Acliab fut tué quelque temps après , malgré les précautions qu’il .prenait pour se sauver. Il faut placer vers ce temps la fondation de Carthage, que un 89S Didon, venue de Tyr, bâtit en un lien on, à l’exemple de Tyr, elle pouvait trafiquer avec avantage , et aspirer à l'empire de la mer. Il est malaisé de marquer le temps où elle se forma en république; mais le mélange des ’Tyriens et des Africains fit qu’elle fut tout ensemble guerrière et marchande. Les anciens historiens , qui mettent son origine devant la ruine de Troie, peuvent faire conjecturer que Didon l’avait plutôt augmentée et fortifiée qu’elle n’eu avait posé les fondements.

Les alTaires changèrent de face dans le siio 888 royaume de Juda. Athalie, fille d’Achab et de Jézahel, porta avec elle l’impiété dans la maison de Josaphat. Joram , fils d’un prince si pieux , aima mieux imiter son beau-père que son père. La main de Dieu fut sur lui. Son règne fut court, et SII9 88S sa fin fut affreuse. Au milieu de ces châtiments , Dieu faisait des prodiges inou'is , même en faveurdes Israélites, qu’il voulait rappeler à la pénitence. Ils virent, sans se convertir, les merveilles d’Élie et d’Ëlisée, qui prophétisèrent durant les règnes d’Achab et de cinq de ses successeurs. En ce temps Homère fleurit ' , et Hésiode fleurissait trente ans avant lui. Les meeurs antiques qu’ils noos représentent , et les vestiges qu’ils gardent encore, avec beaucoup de grandeur, de l'ancienne simplicité, ne servent pas peu à nous faire entendre les antiquités beaucoup plus reculées, et la divine simplicité de l’Écriture. Il y eut des spectacles effroyables dans les royaumes de Juda et d’Israël. Jéuso 8M zabel fut précipitée du haut d’une tour par ordre de Jéhu. Il ne lui servit de rien de s’étre parée : Jéhu la fit fouler aux pieds des chevaux. Il fit tuer Joram , roi

* M'irm. Àmni.

d’Israël , fils d’Achab : toute In maison g >. d’Achab fut exterminée, et peu s’en fal- IS lut qu’elle n’entrainât ceHe des rois de r c Juda dans sa mine. Le roi Ochozias, fils de Joram , roi de Juda , et d’Athalle , fut tué dans Samarie avec ses frères , comme allié et ami des enfants d’.Achab. Aussitôt que cette nouvelle fut portée à Jérusalem, Athalie résolut de faire mourir tout ce qui restait de la famille royale , sans épargner ses enfants, et de régner par la perte de tous les siens. Le seul Joas , fils d’Oebozias , enfant encore au berceau ,

Alt dérobé â la fureur de son aïeule. Jésabeth , sœur d’Ochozias , et femme de Joiada , souverain pontife , le cacha dans la maison de Dieu , et sauva ce précieux reste de la maison de David. Athalie , qui le cmt tué avec tous les autres, vivait sans crainte. Lycurgue donnait des lois â Lacédémone. Il est repris de les avoir fait toutes pour la guerre, â l’exemple de Mincis, dont llavaitsuivilesinstitutlons' , et d’avoir peu pourvu â la modestie des femmes ; pendant que , pour faire des soldats , il obligeait les hommes â une vie si laborieuse et si tempérante. Rien ne remuait en Judée contre Athalie : elle se croyait affermie par un règne de six ans.

Mais Dieu lui nourrissait un vengeur dans l’asile sacré de son temple. Quand il eut atteint l’âge de sept ans, Joiada le fit connaître à quelcpies-uns des principaux siu 87s chefs de l'armée royale, cju’il avait soigneusement ménagés ; et assisté deslévites, il sacra le jeune roi dans le temple. Tout le peuple reconnut sans peine l’héritier de David et de Josaphat. Athalie, accourue au bruit pour dissiper la conjuration , fut arrachée de l’enclos du temple, et reçut le traitement quesescrimes méritaient. Tant que Joiada vécut , Joas fit garder la loi de Moïse. Après la mort de ce saint pontife, corrompu par les flatteries de ses courtisans, il s’abandonna avec eux à l’idolâtrie. Le pontife Zacharie , fils de sist sm Joiada , voulut le reprendre ; et Joas, sans se souvenir de ce qu’il devait à son père , le fit lapider. La vengeance suivit de près.

L’année suivante , Joas , battu par les siss si» Syriens et tombé dans le mépris , fut assassiné par les siens ; et Amasias , son fils , meilleur que lui , fut mis sur le trône. Le sit» 8oa

' Piaf, de Rep. Mb- de Lrg. Uli. l. Àritt.

Polit. Iti). Il , CAp, IX.

Diÿiîi^ôu uy vjww^lc

DISCOURS

a t 3 >vyounie d'Israël, abattu par les victoi- I ® La res des rois de Syrie et par les guerres ci- = n v iles , reprenait ses forces sous Jéroboam Il , plus pieux que ses prédécesseu rs. üzias, autremcut nommé Azarios, lits d'Ama- 3104 «lu sias, ne gouvernait pas avec moins de gloire le royaume de Judn. C'est ce fameux Ozias frap|)é delà lèpre , cl tant de fois repris dans l'Écriture, pour avoir en «es derniers jours osé entreprendre sur l'ofllce sacerdotal , et , contre lu défense de la lui , avoir lui-même offert de l'encens sur l'autel des parfums. Il fallut le sétpiestrer, tout roi qu'il était, selon la loi de Moïse ; et Joatham , son flis , qui fut depuis son successeur , gouverna sagement le royaume. Sous le régne d'Ozias, les saints prophètes , dont les principaux en ce temps furent Osée et Isa'ie , rammencéreut à publier leurs prophéties par écrit', et dans des livres particuliers, dont ils déposaient les originaux dans le temple , pour servir de monument à la postérité. Les prophéties de moindre étendue, et faites seulement de vive voix, s'enregistraient selon la coutume dans les nrehives du temple avec l'histoire du Mm 77» temps. Lcsjeux Olympiques, institués par Hercule, et longtemps discontinués, furent rétablis. De ce rétablissement sont venues les olympiades, par ou les Grecs comptaient les années. A ce terme Unissent les temps que Varron nomme fabuleux, pareo que jusqu’à celte date les histoires profanes sont pleines de confusion et de fables; et coinnu neeiit les teini« historiques , où les affaires du monde sont racontées par des reiatious plus fldeles et plus précises. La première olympiade est marquée par la victoire de Corébe. Elles se renouvelaient tous les cinq ans , et apres quatre ans rév ulus. Lu , dans l'assemblée de toute la Grèce, à l’ise premièrement, et dans In suite ù Élide, se célébraient ces hmieux combats où les vainqueurs étaient couronnés avec des applaudissements incroyables. Ainsi les exercices étaient en honneur, et la Grèce devenait tous les jours plus forte et plus polie. L’Italie était epeore pres<|ue toute sauvage. Ix's rois latins de la iwstérité d'Éinée régimicnl ü .Alhe. l’hui était roi d'Assyrie. On le croit pércdeSartIanapalc, appelé , selon la coutume des Orientau.x ,

' Okt. I, I h t, I.

Sardan-Pul , c'est-à-dire , Sardan (Us do Phul. On croit aussi que ce PhuI , ou Pul , a été le roi de Ninivc qui lit pénitence avec tout son peuple, à la prédication de Jonas.

Ce prince, attiré par les hrouilicries du as» 771 royaume d’Israël , venait l’env ahir : mais, apaisé par Manahem , il l'affermit dans le trênequ'il venxût d'usurper par violence, et reçut en reconnaissance un trilnil de mille talents. Sous son fils .Sardanapalc , et apres .AJcmœon , dernier archonte perpétuel des Athéniens, ce peuple , que sou humeur conduisait insensiblement à l’état l»pulaire, diminua le pouvoir de ses magistrats , et réduisit à dix ans l'administration des archontes. 1-c premier de cetto sorte fut Charops. Romiilus et Rénius, sortis des atu'iens rois d’Aibc par leur mère Ilin, rétablirent dans le royaume d'.AIbc leur grand-père A'umilor, que son frère AmuUus en avait dé|His.sedé; et hicoutinent après ils fondèrent Rome , pendant que Joatham régnait en Judée.

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