CHAPITRE V
Cinquième vérité, uae des raisons de permettre le péché est que sans reia ta justice de Dieu ii 'éclaterait pat aii. tant qu'il veut, et que c’est pour cette raison qu'il endurcit certains pécheurs.
Ias hommes veulent bien entendre les permissions du péché qui tournent à leur avantage ; par exemple, du péché des Juifs, pourlcur donner un Sauveur ; du péché de saint Pierre, pour le rendre plus humble; de tous les péché.s, quels qu’ils soient, pour faire davantage éclater la grâce. Mais quand on vient à leur dire que Dieu permet leurs péchés pour faire éclater sa justice ; comme cette permission tend à les faire souffrir, leur amour-
• Oper. tmp. lib. ni, cap. XXIII, XXIV, XXVII 1 Ibêt. cap. xxvit.
> ()/>rr. imp. III). iii, cap. vxiT.
DÉFENSE DE LA TRADITION
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propre s'y oppose. Il n'ea faut pas moins rrronnaltre cette cinquième vérité : que Dieu permet le péché , parce que sans cette permission il n'y aurait point de Justice vengeresse, et qu’on ne connaîtrait pas la sévérité de Dieu , qui est aussi adorable et aussi sainte que sa miséricorde. C'est donc pour faire éclater cette Justice qu'il endurcit le pécheur, et qu'il a dit i celui qui est un si grand exemple de cet endurcissement : Je vous ai suscité, pour faire éclater en vous ma toutepuissance (celle que J'exerce dans la punition des crimes), et pour que mon nom soit rrnommé par toute la terre '. C'est Moïse qui a rapporté le premier cette parole que Dieu adressait à Pharaon , et l'on sait avec quelle force elle a été répétée par l'Apétre *.