‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 408 sur 518 · CHAPITRE Vra · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vra

Huitième vérité : l'endurciftseDoent du côté de Dieu n’est pas nue simple permission , et pourquoi.

Par lê donc est établie , en huitième lieu , la doctrine de la permission du péché. Il y a la simple permission, où le péché n’est pas regardé comme une peine ordonnée de Dieu en un certain sens , mais comme le simple effet du choLx de l'homme ; et il y a la permission causée par un péché précédent , qui est la pénale, qui par conséquent n’est plus une simple permission; mais une permission avec un dessein exprès de punir celui qui , s’étant livré de lui-même avec une détermination plus particulière à un certain mauvais désir, mérite par là d’être livré à tous les autres.

C'est de quoi nous avons un funeste exemple dons la chute des justes. Le premier péché où ils tombent ii’est pas un effet, ou , pour parler plus correctement , n’est pas une suite de la justice de Dieu qui punit le crime ; puisqu’on suppose que celui-ci est le premier; mais quand après ce premier crime, l'homme, que Dieu pouvait justement livrer au feu étemel, par une espèce de vengeance encore plus déplorable, est livré , en attendant , à des crimes encore plus énormes, et que d’erreur en erreur, et de faute en faute, il tombe enfin dans la profondeur et dans l’oblme du mal où il est abandoimé à lui-même , à l’ardeur de ses mauvais désirs , à la tyrannie de l’habitude ; en un mot , où il est vendu au péché, selon l’expres-

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