CHAPITRE VII
Septième vérité égsienicst éteblie par saint Augustin, qne l'eadatcisKmienl des pécbeun du eélé de Pieu est uns peine, et présuppose un péciié précédent : dirtèrence du péché auquel on SC livre ùui.mènw , d'avec ceux auxquels un est livré.
Ce ne serait pas uuc moindre erreur de présupposer que le même Père n'ait pas reconnu , comme les autres , cette septième vérité , qui est une suite de la sixième , que si Dieu aveugle , s'il
■ Axod. Il, le.
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endurcit, s'il abandonne les hommes, c’est en punition de leurs péchés précédents ; car c'est ce qu'il ne cesiede répéter. Le savant père Deschamps prouve, par cent passages, que Dieu n'abandonne Jamais que ceux qui l’abandonnent les premiers. Cet axiome, qui sert de règle A toute l'école, et qui en a servi aux Pères de Trente, ivoii ossi- BiT iiisi OESEBATUi , cst tiré de saint Augustin en cent endroits ; et pour se convaincre du sentiment de ce Père sur ce sujet, il ne faut que lire le chapitre troisièmedu livrecinquième contre Julien , qui est celui dontM. Simon prend occasion de blAmer ce saint ; puisqu'il y répète cent fois, que l'aveuglement, rendurcissement, l’abandonnement ne peut jamais être que la peine de quelque péché , raa A PECCA'n , ponvAS pbahieoeb- TiDM PECCAToauH ; peine A laquelle on est livré par un Jugement caché de Dieu , mais hxtjoars très-juste , parce qu’on y est livré pour les péchés précédents. C'est ce qui est très-clairement expliqué par ce passage de saint Paul ■ : Dieu les a livrés aux désirs de leurs cœurs , aux vices de l’impureté, etàun sens réprouvé; en sorte gu’ils ont fait des actions déshonnêtes et indignes; d'où saint Augustin conclut ’ , qu’il y a eu un désir qu’ils n’ont pas voulu vaincre , auquel ils n’ont pas été livrés par le jugement de Dieu; mais par lequel ils ont été Jugés dignes d’être livrés aux autres mauvais désirs. Les mauvais désira de cette dernière sorte sont, comme on volt , ces actions déshonnêtes , auxquelles saint Paul dit qu’ils ont été abandonnés. A cette occasion, saint Augustin fait une distinction qne AI. Simon n’a pas aperçue ; et cette inattention est la cause de son erreur. C’est que parmi les mauvais désirsdes pécheurs, c'eift-A-dirc, eomme on a vu , parmi leurs péchés , il y en a où ils sont tombésavec une pleine volonté, parce qu'ils n'ont pas voulu les vaincre, vincaaa roluebubt; et pour ccux-IA , poursult-ll , ils n'y ont pas été livrés par le jugement de Dieu ; mois ils commencent eux-mêmes A s’y livrer par leur volonté dépravée. Outre ces p^hés auxquels on se livre soi-même, il y en a d’autres auxquels on est livré en punition de ces premiers; c’est-A-dirc , que lorsqu’on est livré à certains péchés, tels que sont, dans cet endroit de saint Paul, les monstres d'impureté, où il représente les idolAtres , il y a un premier péché auquel on n'a pas été livré , mais auquel on s'est livré soi-méme en ne voulant pas le vraincre ; tel qu’a été , dons ceux dont parle saint Paul , le péché de n’avoir pas voulu reconnaître Dieu, nos pbobavebiibt Dbuk nABEBE IX RO'nTiA ’ , et d'avoir adoré
' Rom. I, 34, M. — Wfi P$al. ttuv. — * Rom. i, t.
' ET DES SAINTS
la créature au préjudice du Créateur, dont lis conuaissaient si bien la divinité par les œuvres, qu'ils étaient inexcusables de ne le pas servir.
Ainsi, par tous lis péchés auxquels lés hommes sont livrés, il faut remonter à celui auquel ils se sont livrés eux-mêmes ; non qu’il ne soit vrai qu’ils se livrent encore eux- mêmes aux excès auxquels ils sont livrés, mais à cause qu’il y en a un premier auquel ils sc sont livrés avec une franche volonté, avec un consentement et une détermination plus volontaire. Saint Augustin enseigne au fond la même doctrine , et dans l’ouvrage parfait et dans l’ouvrage imparfait contre Julien , et en beaucoup d’antres endroits. Or, il n'en faut pas davantage pour confondre M. Simon; parce que ce premier péché , qui est ici regardé comme le premier, a néanmoins été permis de Dieu , mais par une simple permission qui n’^ point proposée id (xmme pénale ; an lieu que la permission par laquelle on est livré à certains péchés en punition d'autres pèches précédents , étant pénale , elle sort, pour ainsi parier, de la notion de la simple permission , puisqu’elle est la suite de la volonté de punir.