‹ suvres de Bossuet De l'instruction de Mgr Le DauphinChapitre 421 sur 518 · CHAPITRE X.VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE X.VII

U mèoM! vérité enseignée par Origène en la petsoane de Devid.

Ce n'est pas une fois seulement, ni par le seul exemple de saint Pierre, qu’Origéne a établi celte vérité. Ecoutons comment il parle de David dans ses homélies sur Ézéchlel , que nous avons de la traduction de saint Jérôme ; ce que j'observe, afin qu'on ne doute pas de In vérité de ce pa.ssagc ' : « Devant llrie, il ne se trouve en David aucun « péché. C’était un homme heureux , et sans re-

• proche devant Dieu ; mais parce que , dans le

• témoignage que sa conscience lui rendait de son

• innocence, il avait dit ce tiu’il ne devait pas ;

• Exaucez, Seigneur, ma justice, etc.; vous

• m'avez éprouvé parte feu, et il ne s'est point

• trouvé de péché en moi , etc. ; il a été tenté

• et privé de secours, afin qu'il connût ce que

• peut l'infirmité humaine. Car, aussitôt que le se-

• cours de Dieu se fut retiré, cet homme si chaste,

• cet homme si admirable dans sa pudeur, qui « avait ouï de la bouche du grand prêtre ; Xi

• ceux qui sont avec vous ont gardé la conti-

• nence, vous pouvez manger de ces pains (dans

• lesquels était la figure de l'eucharistie), cet

■ homme donc, qui avait été jugé digne, par sa « pureté, de manger l'cuchaiistfe , n'a pu |iersc-

• vérer, mais est tombé dans le crime opposé à ' //ow. U , ÎK E:crh. I. i , p. ilO.

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DÉFENSE DE LA TRADITION

• la vertu de contluence, dans laquelle II s’applau- ■ dissait. Si quelqu’un donc, qui sc sentira couti-

• neiit et pur, se gloriric en lui-méme, sans se

• souvenir de cette parole de l'ApAtr : Qu’avei-

• vofus que vous n'ayez reçu/ et si vous l'avez < refu , pourquoi vous glorifiez-vous comme si

• vousne Vaviezpas reçu? Il est délaissé, et dans

• ce délaissement il apprend par expérience que

• dans le bien quesa consciencelul faisait trouver ■.en lui-méme, ce n'était pas tant lui qui était « cause de lui-niémc (et du bien qu'il faisait), que

• Dieu, qui est la source de toute vertu. > Qu'on me montre de quel secours David a été privé. Si c’est généralement de tout secours, on tombe dans l’inconvénient de laisser David dans une tentation pressante, et tout ensemble dans l'impuissance absolue de garder le commandement de la continence. Il faut donc reconnaître que le secours dont il a été prive est ce secours spécial qui empêche qu’on' ne tombe actuellement, et puls<|ue , dans le dessein d'humilier David , il fallait en quelque sorte qu’il tombât , on ne peut s’empêcher lï’avouer que sa chute devait suivre effectivement de la soustraction de ce secours; ce qui en démontre si clairement le besoin et l’efllcacc, qu’on n’en trouvera rien de plus clair dans saint Augustin.

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