INNOCENTIUS PP. XI
Vrnerahilis Frater, satutem et aposloUeam benedieUonem Accepimns libellum de cattiolka; Fidel Rxposlllone, quem pia. l'Ieganll, saplenliqnc ad hæreticos in viam salutis reducemlns, oratione auctuiu reddi nobis cumvll rralernilas tua. Et quidezn libenti animo Cünflrmnmus ut>rres laudes, quas tibi de præclaro opéré merito triliuimus, el suscepias spes copiosi fruelus exinde In Erelesiam prtifiTiuri. Qu.inquam a præstanUssima disciplina qua egn-giam Delpliini indolem conlinenter excolU, auspicarl ünprimisjuvat ingeuliacatbolicie ndigiools ineremeula : magn.i enim cum nominis tui lauüe in absolutum ndigioslisimi ac sapientissiml Priocipis exemplar lu dles m.vgis ipsum liutitui, constantis fams tesUmonio uiidlquc coiriprubari intelllgiinus. Ex quo opportuuum, iuler lot clirUliaoz reipublicz tnala et pcricula,
EXPOSITION DE LA DOCTRINE
vue ücs maux que TÉglise sooflVe, el des pt*rüs dout elle est menacée. Mais vou.vn>éfnc tous adoucisset nos inquié* luikMt par le beau témoignage que vous nous dounex de vo> tre obéissance filiale dans votre lettre du 7 juin , ofi nous avons reconnu cet ancien esprit et ces senlimeiits des saints évôqties de l'Église gallicane. Ue notre part nous pouvons vous Msorer, vénérable Frère , que vous reconnaîtrez dans r<K'castoo, par des marques |iarUcutièrcs de notre bien* Tcillance , rafTectloo que nous avons pour vous , qt l'estime qiio nous Taisons de votre vertu universdteiiient reconnue; et cependant nous vous donnons de bon cœur notre bcné< diction apostolique. Donné à Rome, à Sainte-Mark Majeure, sous l'anneau du Pécheur, le xii" jour de juillet uncLxxix , et le troisième de notre pontificat.
Signé MAaios Spcvula.
£/ rtir le doi .* A notre vénérable frère Jacques-Béoigne, évêque de Coodom.
Extrait des Acta de V Assemblée générale du Clergé de Franee.de 1081, concernan T la religion, monseigneur l'archevêque de Paris préMdent, imprimés en ta même année chez Léonard, imprimeur du Clergé, titre : Mémoire contenant les dihérentes inétliodes dont 00 peut se servir très-utilement pour la ronversion de ceux qui font profession de )a religion préten* dne réformée, dressé dans cette Assemblée, etenvogé par toutes les prorincea, arec l'/lt*crfia5fmenf pastoral de l’Église gallicane.
La dixième méthode est celle de monseigneur Tévéque de Meaux, ci-devant évêque de Condom, dans son livre intilulé : Exposition de ta Doctrine de V Église catholique ;psr laquelle, en démêlant sur rliaqnc article ce qui est préciaénient de la foi de ce qui n'en est pas, Il fait voir qu'U n*yù rien dans notre créance qui puisse choquer un esprit raisonnable , à moins que de prendre pour notre créance des abus de quelques particuliers que nous coo- (kunnons, ou des erreurs qu’im nous iinpule très Causseroent, ou des explications de quelques docteurs, qui ne soûl pas reçues ni autorisées de l'Église.
gravissirnls euris oosüris solalium baurlouu : quas etiam non parum levant note, caque pnedaræ fllialls observaatiæ slgoificalionm , quas litterU sepUnia Junü ad nos datis cond* gnasti.tnqulbasprlscuro lilumsanctorum Gaillceplscoporum spIrtlumiensusqucapertodcprelieiKJimus. Que vero t Lciulm sU erga te voluntas nostra, et quo lo pretio habeamus perapertas vlrtules tuas , pnecipuis , ubi se ofTerat occaak) , poo- UtlcMe beoevoleotlc docutncnlis, Inlatiini übt faoerc non omitleiQus, venerahUis Fralcr, cul inIi*ritD apostolicam bmedirtionem peramanler Iroperlimur. Datum Roms, apud Sanetam Marlam Majomn, suli annule Piscaloris, dk lU lulU ■ncLxxu, pouiaicolus uwUI anno iii.
* Maejus Spitn'LA.
Si (M éono : VencraMU fratri Jacolto Benlguo, episoopo, Condomensi.
EXPOSITION DE LA DOCTRINE
DE
L’ÉGLISE CATHOLIQUE sua LES KATIÈBES DB COBTBOVBBSE.
Après plus d’un siècle de contestations avec messieurs de la religion prétendue réformée, les matières dont ils ont fait le sujet de leur rupture doivent être éclaircies , et les esprits disposés à concevoir les sentiments de l’Église catlmlique. Ainsi il semble qu’on ne puisse mieux faire quo I de les proposer simplemeut , et de les bien distinguer de ceux qui lui ont été faussement Imputés. En effet, J’ai remarqué , en différentes occasions , que l’aversioD que ces messieurs ont pour la plupart de nos sentiments, est attacliée aux fausses idées qu’ils en ont conçues, et souvent à certains mots qui les choquent tellement, que, s'y arrêtant d’abord , ils ne viennent jamais à considérer le fond des choses. C’est pourquoi j’ai cru que rien ne leur pourrait être phis utile , que de leur expliquer ce que l’Église a défini dans le concile de Trente, touchant les matières qui les éloignent le plus de nous , sans m’arrêter è ce qu’ils ont accoutumé d’objecter aux docteurs particuliers, ou contre les choses qui ne sont ni nécessairement ni universellement reçues. Car tout le monde convient, etM. Dalllé même ', que c’est une chose déraisonnable d’imputer les sentiments des particuliers à un corps entier; et il ajoute qu’on ne peut se séparer , que pour des articles établis authentiquement, è la croyance et observation desquels toutes sortes de personnes sont obligées, le ne m’arrêterai donc qu’aux décrets du concile de Trente, puisque c est là quo l’Église a parlé décisivement sur les maUères dont il s’agit : et ce que je dirai , pour faire mieux entendre ces décisions, est approuvé dans la même Église , et paraîtra manifestement conforme à la doctrine de ce saint concile.
Cette exposition de notre doctrine produira deux bons effeu : le premier, que plusieurs disputes s’évanouiront tout à fait, parce qu’on reconnaîtra qu’elles sont fondées sur de fausses explications de notre croyance : le second , que les disputes qui resteront ne paratiront pas, selon les principes des prétendus réformés, si capitales qu’ils ont voulu d’abord le faire croire; et que, selon ces mêmes principes, elles n’ont rien qui blesse les fondements de la fol.
Et pour commencer par ces fondements et articles principaux de la foi , U faut que messieurs
■ .Spot. Cl,, s.
Digitizod by GoO'^Ic
DE I/fiGUSE
delà religion prétendue réformée confesscntqu'iU tout crus et professés dans l'Eglise catholique.
S’ils les font consister à cruii'c qu'il faut adorer un seul Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, et qu’il faut se confier en Dieu seul par son Fils incarné, crucilié est ressuscite pour nous; ils savent en leur conscience que nous professons cette doctrine. Et s'ils veulent y ajouter les autres articles qui sont compris dans le Symbole des apétres, ils ne doutent pas non plus que nous ne les recevions tous sans exception, et que nous u'cu ayons la pure et véritable intelligence.
M. Daillé a faitun traité, intitulé : La Foi fondée sur les Écritures, où, après avoir exposé tous les articles de la croyance des Églises prétendues réformées, il dit', qu'ils sont sans contestation; que t Église romaine fait profession de les croire; qu'à la vérité il ne tient pas toutes nos opinions, mais que nous tenons toutes ses créances.
Ce ministre ne peut donc nier que nous ne croyons tous les articles principaux delà religion chrétienne, à moins qu’il ne veuille lui-même détruire sa foi.
Mais quand M. Daillé ne l’aurait pas écrit , la chose parle d'elle-méme ; et tout te monde sait que nous croyons tous les articles que les calvinistes appellent fondamentaux ; si bien que la bonne fui voudrait qu'on nous accordét, sans contestation , que nous n’en'avons en effet rejeté aucun. ^
l.cs prétendus réformés, qui voient les avantages que nous pouvons tirer de cet aveu, veulent nous les dter, eu disant que nous déti-uisons ees articles, parce que nous en posons d'autres qui leur sont contraires. C'est ce qu'ils téchent d'établir par des conséquences qu'il tirent de notre doctrine. Mais le même M. Daillé que je leur allègue encore, moins pour les convaincre par le témoignage d'un de leurs plus doctes ministres, que parce que cc qu'il dit est évident de soi-même, leur apprend cc qu'il faudrait croire de ées sortes de conséquences , supposé qu'on en pût tirer de mauvaises de notre doctrine. Voici comme il parle dans la lettre qu’il a écrite é M. de Monglat sur le sujet de son Apologie ; . Encore
■ que l'opinion des luthériens sur l'eucharistie in-
• duise selon nous, aussi bien que celle de Rome,
• la destruction de l’humanité de Jésus-Christ,
• cette suite néanmoins ne leur peut être mise
• sus sans calomnie, vu qu’ils la rejettent for-
■ mellement. •
Il n’y a rien de plus essentiel à la religion ehrétienne, que la vérité de la nature humaine en Jésus-Christ; et cependant, quoique les lu-
' ur. Tart. ch. i.