‹ suvres de Bossuet Histoire des variations des églises protestantesChapitre 124 sur 192 · I.a géoëftiogir royale de Jéaua-ChriiL · texte numérisé non relu

I.a géoëftiogir royale de Jéaua-ChriiL

Ce titre ne m’engage pas à traiter les difficultés ni les contradictions apparentes des deux généalogies de Jésus-Christ rapportées dans saint Matthieu et dans saint Luc^. La lecture que je fais ici de l'Évangile a un autre objet, et je remarquerai seulement :

En premier lieu; qu’il était notoire que Jésus- Christ sortait de la race de David : tout te monde l'appelait hautement et sans contradiction, te fils de David^, 8a généalogie était bien connue : et il était manifeste aux Hébreux mêmes qu’il étailde ta tribu de Juda i. Il n’élait pas moins constaut qu’il

* it. un, 7; /. Ptt. II. ai, », ». — * jct. iv, la, ao. ^

* Act. V, 14. », 30. — • ÙaUh. XII, 20, 21 ; h. XUI, 1 4t ttq. — * SÊatth. r; Lue. ni . la. — ‘ .Vo«. i , 20; ix, 27; xix, 23; XV, 22; XX, 30, .11; XVI, 0, fS; Marc. Xt, 0, 10. — ' Heb. \il, 24.

ÉLÉVATIONS SUR LES MYSTÈRES

en sortait par Bavid : saint Paul avance et ripète , comme un fait qui n'etait pas contredit, qu U est

sorti du sang d€ David*. *

Si donc les évangélistes se sont attaches * nuer la descendance de Joseph, plutôt que celle de Marie, c'est qu’on sivait qu’ilséuient de même race, et si proches parents, que tout le monde connaissait leur parenté. Aussi, dans l'ordre qui fut donné sous Auguste de faire écrite son nom dans le heu de son ori-ine -.Joseph fut à BeKtiéem aeec Marie son épouse , pour se faire inscrire avec elle-. C’en est assez pour fermer la bouche aux espriu contentieux et contredisants, qui voudraient qu’on nous eilt donné la généalogie de la sainte Vierge, plutôt que . elle de Joseph. Cétait assez que. tout le monde

sdt qu’ils étaient parents et de même race.

En second lieu, il est inutile de se tourmenter a concilier les deux généalogies de saint Matthieu et desaint Luc. La loi qui ordonnait au cadet d’epouser la veuve de son aîné, mort sans enfants, pour eu faire revivre la tige et lui donner une postérité», introduisait par nécessité parmi les Juifsdeux sortes de généalogies, l’une naturelle et l’autre légale. Il va beaucoup déraison de croire que saint Matthieu qui se sert partout du mot d'engendrer t , l’a choisi pour marquer plus expressément la généalogie naturelle, plus propre à la désigner que le terme plus vagucet plus général dont s’est servi saint Luc». Quoi qu’il en soit, le Saint-Esprit a voulu que nous sussions qu’eu quelque sorte qu’oii vouldt compter la race de Jésus-Christ, il venait toujours de Juda et de David, et de la famille royale.

En troisième lieu, il fallait à la véritéque Jésus Christ eût |K>iir aïeux tous les rois de Juda sortis de David , alin de marquer au peuple que , vrai roi des J uifs, cetitre lui était comme héréditaire : mais toutefois rhumbleJésus,àquiDieu avait destiné une noblesse royale,nesortpoiiit de cette maison dans son . grand éclat, mais dans le temps de sa décadence, où, déchue de la royauté, elle, subsistait dans les plus | vils artisans; par où aussi il devait paraître que son trône était d’une autre nature et d’une autre élévation que celui de ses ancêtres.

En quatrième lieu , il fallait aussi qu’il naquit ' de la tribu de Juda , de laquelle, comme lé remarque saint Paul», Moïse n'a rien prononcé sur le .sacerdoce. Car le sacerdoce de Jésus-Christ devant i être d’un autre ordre que celui d’Aaron ; si Jésus- ] Christ était de son sang, on aurait cru qu’il aurait tiré son sacerdoce comme héréditaire de la famille d’Aaron ; an lieu que, comme on va voir, il le devait tirer d’une autre origine.

En cinquième lieu , quoique Jésus-Christ dût descendre de Juda, et non de Lévi ni d’Aaron, il convenait qu’il y eût quelque parenté entre sa famille et celle d’Aaron; ce qui fait que la sainte Vierge Otait cousine d’Élisabeth , et que ces deux saintes parentes ont eu des ancêtres communs ; par où il

parait qu’encore que le sacerdoce d Aaron ne pflt être celui de Jésus-Christ, il ne devait p.xs lut être entièrement étranger, et qu’il devait y avoir de l’alliance entre les deux. . . , ,

En sixième lieu , pour en revenir a la famille royale , qui était proprement celle du Sauveur, il faut encore observer que bien qu’il fût le Saint des saints, non-seulement il est sorti de rois pécheurs et méchants, mais encore que les seules femmes qu’on maniue comme ses aïeules sont une Thamar, une Ruth Moahite, et sortie d’une race infidele ; et cnlln une Rethsabée, une adultère* : tout cela se fait pour res()érancc des pôch^‘urs, dont Jésus-Cnnst ne veut pas être éloigné, et ne dédaigne p.is le sang ; mais il s’en montre le réilempteur.

Apprenons à mépriser les hominesdu monde , si collés de l’antiquité souvent imaginaire de leur race, dont ils cachent avec tant de soin les endroits faibles. Ne mettons point notre gloire dans nos ancêtres , dont le plus grand nombre , et peut-être les plus renommés, augmente depuis si longtemps celui des damnés ; et ne songeons point a nous illustrer parleurs noms, maudits de Dieu-Glorifionsnous d’être ses enfants ; unissons-nous au è ils de Dieu ; et en disant , avec saint Paul ’, qu'il est le .Sauveur des pêcheurs , ajoutons toujours avec cet apôtre , desquels je suis le premier; puisque chacun, d’un oertain côté, est le plus grand et le premier, comme le plus ingrat de tous les péchctirs.^

• Bom. I . i. If. Tim. U , 8. — * /.

) PfHt. XXV, * Matlh. I

III, 73, SI- — * Heb. va, U-

e.uc. Il, 1, 3^ 4^ 5

•*a >3 ei trq. — * lue.

VI* ÉLÉVATIO.N.

Le taof rdooc de JtHiuft-CJirUl.

La race dont Jésus-Clirist est sorti était vraiment la race royale, Pl U y a remis le trône d une manière plus haute qu’il n'y avait jamais été. Mais en Je- 8US*Christ il n’y a point de race wcerdotale ; il n’a ni prédécesseur, ni successeur : il a seulement des figures dont Melchisédech est la plus illustre, et la seule qui paraisse digne de lui. Il n’y a quâ lire l’éptlre aux Hébreux , et il n’y faut point de commentaire. On nousv montre tout d’un coup dans la Genèse. Melchisédech sans père, tans mère, sans généalogie, sans commencement de ses jours, et tans qu'on en voie lajin * : ce n’est pas quil n’eût tout cela , ni qu’il faille donner dans 1 erreur I de ceux qui ont voulu que ce fdt un ange. Cest I assez pour être la figure de Jésus-Christ que tout ' cela ne soit point marqué , et qu’il paraisse seulement comme sacrificateur du Dieu trés^haut , pour offrir à Dieu du pain et du vin, et ensuite te I présenter à /fbraham pour le bénir, et en sa personne bénir comme supérieur tout le sacerdoce Icvitique, en reert'oir /<x rflwie comme iinhoro- ; mage qui était dd h l’cxceilence de son sacerdoce, et la recevoir en même temps de Lévi et d’Aaron lui-méme, et de toute la race* sacerdotale, puisqu’elle étaiten Abraham comme dans sa lige; et celte dtme n’est autre chose que la dépouille des mis

» Votth. I, a, 4 , b. — * I. Tim.

* Grn. XIV, Ift. 1*1, 40; Iffb. VII. l.

^ 16. X Ueb. TU.S. t. 4 »rq.

ÉLÉVATIONS SUB LES MVSTÉnES.

vaincus, dont la paraît n'^tre accordée

h Ahraliam que pour honorer MekhUétkch^ ce grand pontée » ce roi dejtuticey ce roi de paix, qui est rinterprétation de son nom et de la ville oü il régne. Dans toute la suite de Thistoireon ne dit pas un seul mot de Melchisédecli , il n’y est marqué que pour celte divine fonction; et tout d’un coup, neuf cents ans apres , Daud, en voyant le Christ , qu'il appelle son Seigneur ^ a la droite de Dieu en grande majesté et puissance, engendré du sein de Dieu devant l’aurore, vainqueur de ses ennemis qui sont a ^pieds, vainqueur des rois, lui adresse ces mots avec serment : t ous étespréire éternellement selon t’ordrede Melchisédech • ; vous n'avez point de devancier ni de successeur : votre sacerdoce est éternel ; il ne dépend point de la promesse adressée à Lévi, ni à vtaron et à ses enfants. « Et « voici,* conclut saint Paul, « dans un nouveau « sacerdoce , * un nouveau service « et une nouvelle « loi*. *

Venez, Jésus, Fils éternel de Dieu, sans mère dans le ciel et sans père sur la terre; en qui nous voyons et reconnaissons une descendance royale : mais pour ce qui est du sacerdoce, vous ne le tenez que de celui qui vous a dit : • Vous êtes mon R Fils : je vous ai aujourd'hui engendréL • Pour ce divin sacerdoce, il ne faut être né que de Dieu; et vous avez ^otre vocation ■ par votre éternelle « naissance^. • Vous venez aussi « d'une tribu à la- « quelle Dieu n'a rien ordonné sur la sacrifîcature. • I.av6treacepri\'ilége- d'étreétablie par serment, • immobile, sans re|>entance et sans changement; le Seigneur, dit-il, « a juré, et ne s’en repentira « jamais. I>a loi de son sacerdoce est éternelle et « inviolable^. » Vous êtes seul; vous laissez pourtant après vous des prêtres, mais qui ne sont que vos vicaires; .«ans pouvoir offrir d'autres victimes que celle que vous avez une fois offerte à la croix , et que vous offrez éternéllemeiit à la droite de vo« tre Père.

Écoutons noire loi en la personne de Jésus-Christ, tant que nous sommes de prêtres du Seigneur. S’il a été dit à Lévi , à raison de son ministère sacré : Vous êtes mon homme saint, à 91/i j’ai donné la perfection et la doctrine^, et que pour cela il doit

* dire à son père et à sa incre : Je ue vous connais > pas ; et à ses frères : Je ne sais qui vous êtes ; et il « n'a d'enfants > que ceux de Dieu. Si c'est là, dis-je , la loi de Lévi et du sacerdoce mosaïque , combien pur, combien détiché de la chair et du sang doit être k sacerdoce chrétien, qui a Jesus-Christ pour auteur, et Melcliisédigli pour modèle ! Non , nous ne devons conpaltre d'autre emploi , d'autre fonction , ni avoir d'autre intérêt rpje celui de Dieu ; enseignant sa loi et ses jugements, et lui offrant continuellement des parfums pour l'apaiser. Si nous gardions cette loi de notre saint ministère , on ne verrait pas tous les jours envahir les droits et Tautorité du sacerdoce, qui sont ceux de Jésus-Christ. Dieu se ren-

* Pj. m. I, a. 3, 4, B. — » Htb. Tll, Î4 tt Seq. — » P$, U, 7. — * Heb. VII, te. — 5 Jbid. 13, 14, £0, SI, 21. —

«irait notre vengeur, et cette prière de Molie aurait son effet ; SeiçMur, aidez vos ministres ; . souU- - nez leur force ; protégez l’oeuvre de leurs mains;

• frappez le dos de leurs ennemis fugitifs ; et ceui

• qui les haïssent ne se relèveront jamais ■. . Mais parce que, plus charnels que les enfants du siècje, nous ne songeons qu'à nous engraisser, vivre à notre aise, nous faire des successeurs, nous établir un nom et une maison : tout le momie entreprend sur nous; l'honneur du sacerdoce est foulé aus pieds.

Quelle Hélé Toblallon de Jào»Chrlal; et le pmniw acte qu’il â produit en entrant dans le monde.

Ilaparu, dit saint Paul*, . en s’offrant lui-même

• pour victime. • Cert lui-même, c’ert aoii propre corps, c'est son propre sang qu’il a offert à la croix ; c’est encore son propre corps et son propre sang qu’il offre dans le sacriOce de tous les jours ; et ce n’est pas sans raison que David voyant en esprit lepremier.nctequ’ilproduiraiten se faisant homme et saint f’aul en interprétant cette prophétie^, le font parler en cette sorte au moment qu'il entra dans le monde : ■ Vous n’avez point voulu, • dit-il, « d'hostie et d'oblation; niais vous m'avez formé un

• corps; » l’original porte : • Vous me l’avez ap- « proprié ; les holocaustes et les sacriflees pour le « péché ne vous ont pas plu; alorsj'aidlt: Me voici,

• je viens pour accomplir votre volonté, o mou

• Dieu ! ce qui a été écrit de moi à la tête de vo- ■ tre livre. » Par cette parole, Jésus-Christ se met à la phnee de toutes les victimes anciennes ; et n’avnnt rien dans sa divinité qui pdt être immolé à Dieu, Dieu lui donne un corps propre à souffrir, et accommodé â l’état de victime où il se met.

Dès qu'il eut commencé ce grand acte, il ne 1« discontinua jamais, et demeura dès son enfance, et dès le sein de sa mère, dans fétat de victime, abandonné aux ordres de Dieu , pour souffrir et faire ce qu’il voudrait.

• Je viens, • dit-il, • pour faire votre volonté, « comme il a été écrit au commencement du livre: ■ m capile tibri. Il y a un livre éternel, où est écrit ce que Dieu veut de tous ses élus; et à la tête, ce qu'il veut en (larticulier de Jésus-Christ , qui en est le chef. Le premier article de ce livre est que Jésus- Christ sera mis à la place de toutes les victiuies , en faisant la volonté de Dieu avec une entière obéissance. C’est à quoi II se soumet : et David lui fait ajouter ; • Mon Dieu , je l’ai voulu; et votre loi est « au milieu de mon cœur ^ •

Soyons donc, à fexemple de Jésus-Christ, en esprit de victime, abandonnés à la volonté de Dieu : autrement nous n’aurons point de part à son sacrifice. Failüt-il être un holocauste, et une victime entièrement consumée par le feu , laissons-nous réduire en cendres , plutôt que de nous opposer à ce que Dieu veut.

• />.•«/. xxxm, II. — » Htb. IX, î5, î*. — >/>■. tixu, 7, », U. — * Htb. X, s, 6, 7. — » Pt. XXXIX, ».

KLKVATIONS SUR LES MYSTÈRES

Cest dans la sainte volonté de Dieu que «e trouve régaiité et le repos. Dans la vie des passions et de la volonté^ propre, on pense aujourd'hui une chose, et demain une autre : une chose durant la nuit, et une autre durant le jour : une chose quand on est triste, une autre quand on est en bonne humeur : une chose quand res[)ér3ncf rit à nos désirs, autre cho.se quand elle se retire de nous. Le seul remède à ces alterations journalières, et à ces inég.ilités de notre vie , c'est la soumission à la sainte volonté de Dieu. Uoinmp Dieu est toujours le même dans tous les cliangemenls qu'il opère au dehors* l'homme soumis à sa volonté est toujours le mémo. On n'a pas besoin de chercher des raisons particulières pour se calmer : c'est l’amour-propre ordinairement qui les fournit. souveraine raisou, c'est ce que Dieu veut. 1.^ volonté de Dieu, sainte en elle-mcine, est elle seule sa raison.

Prenons garde néanmoins que ce ne soit par paresse, ou par une espèce de désespoir, et pour nous donner un faux repos, que nous ayons recours à la volonté de Dieu. Elle nous fait reposer, niais en agissant, et en faisant ce qu’il faut : elle nous fait reposer dans la douleur comme dans la joie , selon qu'il plaît à celui qui sait ce qui nous est bon. Elle nous fait reposer, non dans notre propre contentement, mais en celui de Dieu : le priant de se contenter et de faire toujours de nous ce qu'il lui plaira. Qu'importe de ce que nous devenions sur la terre? // n'y a qu’une chose à vouloir; c’est. Seigneur, d'habiter dans t'otre maison tous tes jours de ma vie, pour y voir la volupté du Seigneur, y contempler son saint temple*, et le louer aux siècles des siècles.

Commençons dès cette vie , et chantons avec David, ou plutôt avec Jésus-Christ, l'hymne de la sainte volonté : ^fe voici, Seigneur, etjevienspour accomplir votre volonté*.

VHP ÉLÉVATION.

Jéni»-Chri&t pst te sMvtfiee pour le péché : exœUeoce de soo oblaUoQ.

Mon Sauveur! dans ce verset de David que vous prononçâtes en entrant au monde vous nous déclarâtes que vous vous mettiez, par la volonté de Dieu, à la place de toutes les victimes de l'ancienne loi. Vous n’étes donc pas non-seulement un holocauste entièrement consumé par le feu de l'amour divin qui absorbe tout en lui-méme ; mais vous êtes encore ta victime pour le péchés, sur laquelle on prononce tous les crimes : on l'en cliarge; on les lui met sur 1a tête : on envoie après cette victime dans le désert : on la sépare de la société humaine : on l'excommunie. Ainsi a-t-on mis sur vous l'iniquité de nous tous ; f ’raiment vous arcs porté nos péchés^. Il a fallu vous mener hors de la ville pour vous attacher 6 votre croix^; et vous avez pris sur

« Pt. XXVI, 4. — » Pt. xm, XXIIX, 7, «. 0.

— • Ln\ XVI, s, 6, SO, 81. — * /*. un, 4,6, «. — • Urb. &UI « I i •

vous ta malédiction qui porte : Stauditest celulqui pend sur un bois infâme ».

Allons avec larmes confesser nos péchés sur Jésus-Christ. Mettons-les sur lui, afin qu'il les expie. Pleurons, pleurons les peines qu'ils lui ont causées : tâchons en même temps de le décharger d’un si |>e.sant fardeau, en nous repentant de nos crimes |M>ur l'amour de lui. O Jésus! que je vous soulage! faitesque jene j»èche plus, et que j'efface par la re(>entance mes pécht's, qui vous ont couvert de tant de plaies.

Brdlez-moî de ce feu que vous êtes venu allumer sur la terre*. (Consumez toutes mes inclinations par votre amour, et que je devienne cette pure llammc qui n’a que voti.s pour pâture : Je viens, mon Dieu, avec Jésus-Christ, pour faire votre volonté^. Heureux qui linit sa vie par un tel acte! Nous la devions commencer par là, comme Jé.'ius-Christ. Finissonslà du moins en nous consommant dans la volonté de Dieu Mon Dieu, Je remets mon esprit entre vos mains L

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