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nies; il commence par vous à répandre sa bénédiction. D'oü me vient ceci, que la Méretle mon Seigneur vienne à moi • ? Les âmes que Dieu aborde, étonnées de sa présence inesiiérée, le premier mouvement qu'elles font, est de s'éloigner en quelque sorte, comme indignes de celte grâce. > Reti- « rez-vous de moi, Seigneur^ » disait saint Pierre*, « parce que je suis uu pécheur. ■ El le Cenlenier :
• Seigneur, je ne suis pas digne que vous entriez « dans ma maison^. « Dans un semblable sentiment, mais plus doux, Élisabeth, quoique consommée dans la vertu, ne laisse pas d'étre surprise de se voir approchée par le Seigneur d’une façon si admirable. « D’où me vient ceci, que la Mère de mon > Seigneur, » et qui le porte dans son sein , « vienne à moi? B Elle sent que c’est le Seigneur qui vient lui-même, mais qui vient et qui agit par sa sainte Mère. « A votre voix, • dit-elle, « l'enfant que je « porte a tressailli dairs mon sein^. » Il sent la présence du maître, et commence à faire l’office de son précurseur; si ce n'est encore par la voix , c'est par ce soudain tressaillement : la voix même ne lui manque pas, puisque c'est lui qui secrètement anime celle de sa mère. Jésus vient à lui par sa mère, et Jean le reconnaît par la sienne.
Dans cette dispensation des grâces de Jésus-Clirist sur Élisabeth et sur son fils à la visitation de In sainte Vierge, l'avantage est tout entier du côté de l’enfant. C’est ce qui^fait dire h un saint Père ^ :
• Élisabeth a la première écouté la vuix, mais Jean
• a le premier senti la grâce. Élisabeth, > poursuit saint Ambroise, > a la première aperçu l'arrivée de « Marie; mais Jean a le premier senti l'avénement « de Jésus. • Ilia Mariæ, iste Dominisensitadventum.
Élisabeth, comme revenue de son étonnement, s'étend sur la louange de la sainte Vierge, f-’ous êtes heureuse d’avoir cru : ce qui vous aélé dit parle Seigneur sera accompli^. Vous avez conçu vierge, vous enfanterez vierge : votre Fils remplira le trône de David ; et son règne n'aura point de fin.
Croyons donc , et nous serons bienheureux comme Marie: croyons comme elle au règne de Jésus et aux promesses de Dieu. Disons avec foi : • Que
• votre règne arrive 7. • Crions avec tout le peuple : « Béni soit celui qui est venu au nom du Sei- « gneur;et béni soit le règne de notre père David*. »
La béatitude est attachée à la foi. • Vous êtes « bienheureuse d’avoir cru. Vous êtes bienheureux , « Simon, parce que ce n'est point la chair et le
• sang qui vous ont révélé « ta foi que vous devez annoncer, « mais que c'est mon Père céleste 9. » Et où est cette béatitude de la foi ? • Bienheureuse
• d'avoir cru : ce qui vous a été dit s'accomplira **. » Vous avez cru, vous verrez ; vous vous êtes fiée aux promesses, vous recevrez les récompenses : vous avez cherché Dieu par la foi , vous le trouverez par la jouissance.
• Luc. t, 43. — * Luc. r, 8. — * Matth. vm , 8. — ‘ Ltt<t, 44. — * Àmbr. L U. ÏA Luc. n* 23. — ^ Luc. I, 44. — ' Matth. Vf, 10. — • .Viirr. xi, 9, lo. — * Malt, xvi, |7. — ** Jjtc. f,46.
Et.KVATIONS SLR LES MYSTERES.
Mêlions donc Inut notre bonheur dans la foi; ne
8ovons(K>intinsensiblesàccltebeatitude : c'est Jésus-
Christ Ini niémc qui nous la propose; et la gloire de Dieu et sa volonté se trouvent dans notre béatitude. Ce qui est bienbeureus est escellent en inénie temps; il est plus heureux de donner que de recevoir; c’est-à-dire il est meilleur. On est bienheureux de croire; il n'ya rien déplus exeellent ni de meilleur que la foi , qui , appuyée sur les promesses, s'abandonne aux bontés de Dieu , et ne songe qu'à lui plaire. /îeata qttx credidisti.
Le trossaillemrnt <!e saint Jean.
Quand dans son ignorance et ses ténèbres ressent les premières lotiches de ladivine présence, après ce premier étonnement par lequel elle semble s'éloigner, rassurée par sa bonté, elle se livre à la confiance et à Taniour. Elle sent je ne sais quels inouvemenls, souvent encore confus et peu expliqués ; ce sont des transports vers IJieu , et des efforts |)ours()rtirderobscuriléoù l’on est, et rompre tous les liens qui nous y retiennent. C'est eeque veut faire saint Jean; saisi d'une sainte joie, il voudrait parler, mais il ne sait coininentexpJiqucr son transport. Jésus-Christ , qui en est l'auteur, en connaît la force ; et quoiqu en apparence il ne fasse rien, il se fait sentir audedans parun subit ravissement qu'il inspire a Hme. Ame qui te sens saisie d'un si doux sentiment, s’il ne t’est pas encore permis de parler, il l’est permis de tressaillir!
Venez , Seigneur; venez me toucher d'un saint et inopiné désir d’aller vers vous. Que ce désir s'élève en moi aujourd'hui à la voix de votre mère : faites-moi dire avec b'iisabelh : « D'où tue vient
• ceci? » Eaitcs-inoi dire, Kileest • heureuse d'avoir
• cru , » et je veux imiter sa foi. Faites -moi tressaillir comme Jeao-Baptiste;et, enfant encore dans la piété , recevez mes innocents transports. Je ne Buis pas un Jean-Baptiste, en qui votre grdceavance l’iisage de la raison : je suis un vrai enfant dans nton ignorance, agréez mon bégaiement, l’a, a, a de ma langue * qui n’est pas encore dénouée. C'est vous du moins que Je veux; c’est à vous seul que j’aspire ; et je ne puis exprimer ce que votre grdee inspire à mon cœur.
Le cantique de Marie : première partie.
Os premiers transports d’une éme qui sort d'elleméme, et qui déjà ne se connait plus, sont suivis d’un ralmc ineffable, d'une paix qui passe les sens, et d'un cantique céleste.
« Mon âme, glorifie le Seigneur; et mon esprit <» est ravi de joie en Dieu mon Sauveur *. • Que dirai-je .sur ce divin cantique? Sa simplicité, sa hauteur qui passe mon intelligence, m’invite plutôt au silenccqu’à parler. Si vous voulez que je p.arle,ô Dieu! formez vous-inémc mes paroles.
• Jrrem. i, 2 — » Lve t 46 et trq.
Quand rime, enlièmnenl sortie d’elle, ne glorifie plus que Dieu , et met en lui toute sa joie , elle est en paix , puisque rien ne lui peut ôter celui qu’elle chante.
• Mon îbneglorifle, mon ilme exalte le Seigneur. • Après cpiVIle s’est épuisée à célébrer ses gramlcurs, quoi qu'elle ait pensé, elle l’exalte toujours le perdant de vue y et s’élevant de plu.s en plus au-dessus de tout.
• Mon esprit est ravi de joie en Dieu monSau- ■ veur. • Au seul nomdo Sauveur, mes sens sontravis; cl ce que je ne puis trou ver en moi , je le trouve en lui avec une inébranlable fermeté.
« Parce qu'il a rcgardi* la bassesse de sa ser- • vante. «* Si je croyais de moi-mémepuuvoirattirer scs regards , ma basse.vîe et mon néant in’oterall lcreposavec l’espérance. Mais puisque delui-méme, par pure bonté, il a tourné vers moi scs regards, j’ai un appui que je ne puis perdre , qui est st\ miséricorde par laquelle il m’a reganlée, à cause qu’il est Imn et libéral.^
Klle ne craint point après cela de reconnaître ses avantages, dont ellea vu la source en Dieu, et qu’elle ne peut plus voir que dans ce principe ■ « Kt voilà , » dit-elle, « que tous les siècles me reconnaîtront > bienheureuse. »
Ici, étant élevée à une plus haute contemplation , dit* commence à joindre son bonheur à celui de tous les peuples rachetés : et c'est comme la seconde partie de son cantique.
Seeonde partie du cantique à paroles : Le TouLPuisMni m'a/ait dcgrutulés cKotet.
« Celui qui seul est puissant a fait en moi de « grandes choses : et son nom est saint : et sa mi- « sérieordc s’étend d’àge en fige, et de race en race, « sur ceux qui le craignent «. » Elle commejïce à voir que son bonheur e.st le bonheur de toute la terre , et qu’elle porte celui en qui toutes les nations seront bénies. Klie s’élève donc à la puissance et à la sainteté de Dieu, qui est la cause de ces merveilles.
C.eluiqui est seul puissant a fait en moi un ouvrage seul digne de sa puissance, un Dieu homme, une mère vierge , un enfant qui peut tout, un pauvre dépouillé de tout, et n^oinoins sauveur du monde , dompteur des nations , et destructeur de^' superbes.
• Et son nom est saint : • Dieu est la sainteté même : il est saint et sanctifiant : et quand est-cc qu’il le paraît davantage que lorsque son Fils , qui est aus.si celui dc Mnrie, répand la mis<Tlcorde, la grâce et la sainteté, d’àge en âge sur ceux qui le craignent ?
Si nous voulons participer à celle grâce, sovons saints; et publions en même temps, avec toutes les nations, que Marie est bienheureuse.
' Luc. 1, 49, BO.
ÉLÉVATIONS SUn LES MYSTÈRES.
Vil* ÉLÉVATION.
SjHc da canUquc nu m>iiI pxpljqnés les rifels pariictilien
<!• reafaotcateot du Marie , et de l’IocAruaUon du FIN de
IMea.
Pour expliquer de si grands effets, Marie en revient à la puissance de Dieu :• Il a, • dit-elle,
• déployé la puissance de son bras : il a dissipé « ceux qui étaient euHés d'ot^ueil dans les pensées « deleurcŒur. Il a renversé les puissants de des-
• sus le trdne, et il a élevé les humbles*, a Quand est-ce qu’il a fait toutes ces merveilles, si ce n’est quand il a envoyéson Fils aumonde, quia confondu les rois et les superbes empires par la prédicatiou de son Évangile ? Ouvrage où sa puissance a paru d’autant plus admirable, qu’il s’est servi de la fai- « blesse pour anéantir la force , et de ce qui n'était « pas , pour détruire ce qui était , afln que , ne pa- <■ raissaot rien , nul homme ne se glorifie devant « lui * ; » et qu’on attribuât tout à la seule puissance de son bras. C’est pourquoi il a paru au milieu des hommes comme n’étant rien. Kt lorsqu’il a dit : • Je vous loue , mon Père , Seigneur du ciel
• et de la terre , de ce que vous avez caché ces «mystères aux sages et aux prudents, et que vous « les avez révélés aux petits ^ : > n’a-t-il pas véritablement confondu les superbes, élevé ceux qui étaient vils à leurs yeux et à ceux des autres?
Marie elle-raéme eu est un exemple : il l’a élevée au-dessus de tout , parce qu’elle s’est déclarée la plus basse des créatures. Quand il s’est fait une demeure sur la terre , ce n’a point été dans les palais des rois : il a choisi de pauvres mais d’tmmbles parents , et tout ce que le monde méprisait le plus , pour en abattre la pompe. C'est donc là le propre caractère de la puissance divine dans la nouvelle alliance , qu’elle y fait sentir sa vertu par la faiblesse même.
« Il a rassasié les affamés, et il a renvoyé les
• riches avec les mains vides *. » Ft quand , si ce n’est lorsqu’il a dit : « Heureux ceux qui ont faim : « car ils seront rassasiés ^ : Malheurà vous qui êtes « rassasiés, car vous aurez faim » (Test ici qu’il faut dire avec Marie : Mon Ame glorifie le Seigneur, et n'exalte que sa puissance, qui va paraître par finfirmité et par la bassesse.
Cest là que l’Ame trouvesa paix , lorsqu’elle voit tomber toute la gloire du monde , et Dieu seul demeurer grand.
Fiieu partieullen de reofaolnnenl de Marie dans lei deux derniers veneU de »on eanllquo.
Les palais et les trônes sont à bas : les cabanes sont relevées : toute fausse grandeur est anéantie : c’est un effet général de l’enfantement de Marie dans toute la terre. Mais ne dira-t-elle rien de la rédemption d'Israël , et de ces brebis perdues de la maison d'Israël , pour lesquelles son Fils a dit qu’il
» Luc. r, M, »2. — > /. Vor. I, S7, », î». — > VcfW. xi. *a. — < Luc. I , S3. — * Htallh. v, «. — • fMC. Tl , X5.
était venu ? Écoutons l.i fin du divin cantique ; *
• lia pris en sa protection Israël son serviteur*. •
Ce n’est point à cause des mérites dont se vantaient les présomptueux : au contraire , il a abattu le faste pharisaïque, et les superbes pensées des docteurs de la loi ; il a reçu un Nathanaël, vrai Israélite, simple, sans présomption, comme sans fard et sans fraude : et voilà les Israélites qu’lia protégés; à cause qu’ils mettaient leur confiance , non point en eux-mémes, mais en sa grande miséricorde. « I)
« s’est souvenu des promesses qu’il a faites à Abra-
• ham et à sa postérité, • qui doit subsister « aux « siècles des siècles *. •
Heureux que Dieu ait daigné s'engager avec nous par des promesses ! Il pouvait nous donner ce qu’il eiU voulu : mais quelle nécessité de nous le promettre? Si ce n’est qu’il voulait, comme dit Marie, faire passer d’âge en âge sa miséricorde, en nous sauvant par le don ; et nos pères par l’attente. Attachons-nous donc avec Marie aux immuables promesses de Dieu qui nous a donné Jésus-Christ. Disons avec Élisabeth : Nous sommes heureux d’avoir cru : ce qui nous a été promis s’accomplira.
Si la promesse du Cliri.st s’est accomplie tant de siècles après , doutons-nous qu'à la fin des siècles tout le reste nes’accomplisse? Si nos jières avant le Messie ont cru en lui : combien maintenant devonsnous croire, que nous avons Jésus-Christ pour garant de ces promesses! Abandonnons-nous a ces promesses de grâce, à ces bienheureuses espérances; et noyons dedans toutes les trompeuses e.spérances dont le monde nous amuse.
Nous sommes (es erais enfants de la promesse ; enfants selon la foi , et non pas selon la chair ^ : qui ont été montrés à Ahraham, non point en la personne d’Ismaël , ni dans les autres enfants sortis d’Abraham selon les lois de la chair et du sang; mais en la personne d'l5aac,qui est venu selon la promesse, par grâce et par miracles. Abraham a cru à cette promesse : Pleinement persuadé, et sachant trés^ien que Dieu est puissant pour faire ce qu'il a promis*. Il ne dit pas seulement qu’il prévoit ce qui doit arriver, mais encore qu’il fait ce qu’il a promis; il a promis à Abraham des enfants selon la foi : il les fait donc. Nous sommes ses enfants selon la foi : il nous a donc faits enfants de foi et de grâce ; et nous lui devons cette nouvelle naissance. Si Dieu nous a faits par grâce selon sa promesse, ec ii’a point été par nos œuvres, mais par sa miséricorde, qu’il nous a produits et régénérés.
Nous sommes ceux que voyait Marie, quand elle voyait la postérité d’Abraham : nous sommes ceux AU salut de qui elle a consenti , quand elle a dit :
(^»iU me soit fait selon votre parole Elle nous a
tous portés dans son sein avec Jésus-Christ, en qui nous étions.
Chantons donc sa l>éatitude avec la nôtre : publions qu’elle est bienheureuse; et agrégeons-nous à ceux qui la regardent comme leur mère. Prions cette nou-
* Lue. I, M. — * Ibid. M , SS. — * G^f. IV, 38. H<m. IX .
7, 8. — 4 Kom. IV, xo, 81. — * Lue. i, 88.
ÉLÉVATIONS SUR LES MYSTÈRES
velie Ève qui a la plaie de la première, au lieu du fruit défendu dont nous sommes morta, de nous montrer le fruit béni de scs entrailles. Unissons-nous au saint cantique, où Marie a chanté notre délivrance future. Disons avec saint Ambroise * : l'àme de Marie soit en nous pour glori-
fier le Seigneur, que 1‘eyprit de Marie soit en nous pour être ravis de joie en Dieu notre Sauveur. Comme Marie, mettons notre paix à voir tomber toute la gloire du monde , et le seul règne de Dieu exalté, et sa volonté accomplie.
Demeure de Marie avec KUabeth.
Marie demeura environ trois mois dans la maison d' Élisabeth ; et elle retourna en sa maison *. La charité ne doit nas être passagère. Marie demeure trois mois avec Éli.sabeth : quiconque porte la grâce ne doit point aller en courant , mais lui donner le temps d'achever son œuvre. Ce n'est pas assez que l'enfantait tressailli une fois, ni qu'ÉHsabeth ait crié: / ous êtes heureuse ; il faut fortifier l'attrait de la grâce : et c'est ce qu'a fait Marie, ou plutôt oe qu'a fait Jésus , en demeurant trois mois avec sou précurseur.
Regardons ce saint précurseur sanctifié dès le ventre de sa mère. Comme les autres il était con^u dans le péclié : mais Jésus-Christ a voulu prévenir sa naissance , et la rendre sainte. Il a voulu qu'il fit son office de précurseur jusque dans le ventre de sa mère. 11 ne faut pas s'étonner si , dès le commencement de l'évangile de Tapôtre saint Jean, on voit Jean-Baptiste si étroitement uni à Jésus. Jean-Bapliste , qui n'était pas la lumière, devait pourtant, et devait avant sa naissance , et dès le sein de sa mère , rendre témoignage à la lumière^, encore cachée. Il n'était pas la lumière, puisque, conçu dans le péché, il attendait pour en sortir la présence du buveur.
Il y avait une véritable lumière qui illumine tout homme venant au inonde^ : et c'est par cette lumière que Jean a été illuminé, afin que nous entendions que s'il montre Jésus-Christ au monde , c'est par lalumière qu'il reçoitde Jésus-Christ même. O Marie! ô Élisal)eth! ô Jean! que vous nous moiit rez aujourd'hui de grandes choses! Mais , ô Jésus , Dieu caché , qui sans paraître faites tout dans cette sainte journée , je vous adore dans ce mystère et dans toutes les œuvres cachées de votre grâce !
Savoir si la sainte Vierge vit la naissance de saint Jean , l'Évangile n’a pas voulu nous le découvrir. Élisabeth était dans son sixième mois, quand Marie la vint visiter : elle fut environ trois mois avec elle : elle était donc ou à terme, ou bien près de son terme : et l'Évangile ajoute aussi que le temps d'Élisabeth s'accomplit^ : insinuant, selon quelques-uns , qu'il s'accomplit pendant que Marie était avec elle. Mais qui osera l'assurer, puisque
* ^mbr. én Lue. l. Il, n* SS. — * Luc. i, SS. — ^ Joan. i^S. f. — ^ Luc. I, &7.
FÉvangile semble avoir évita de le dire? Quoi qii*Q en soit, ou Marie attachée à sa solitude, et prévoyant l'abord de tout le inonde au temps de l'enfantement d'Élisabeth, le prévint par sa retraite : ou si elle est demeurée avec tous les autres , elle y a été humble et caciiée , inconnue , sons s'étre fait remarquer dans une si grande assemblée , et contente d'avoir agi envers ceux à qui Dieu l'avait envoyée. O humilité! ô silence qui n'a été interrompu que par un cantique inspiré de Dieu , puissé-je vous imiter toute ma viel