De Dieu, cl du cuilv qui lui est dO
Autant que noii.s sommes purs, autant pouvonsnous im.iïincr Dieu : aiilnut que nous nous le représentons, autant devons-nous l'aimer mutant que nous raimons, autant ensuite nous l'eatendons
Lu cette vie, il faut en partie que Dieu descende à nous; c'est ce qu'il fait par la révélation. Il faut aussi que nous montions à lui; c'est ce que nous faisonsparla fui. Sans cela, nous n'aurions jamais
J<MR. m, Jt.
de société avec Dieu : cette bonté Inestimable demeurerait comme resserrée en elle-même ; et rhomme resterait éternellement dans son indigence.
Porto ttnum e$t nccessarium • : « T^'ne seule
• chose est nécessaire. » Toute multiplicité est ici foudroyée : il faut que tout soit ravagé , pour nous ramener à cette heureuse unité qui fait notre santé et notre bonheur.
Dieu nous cherche quand nous le cherchons : Trahe wie; pov/ te airremus * : « Ktitrafiie?!- « moi ; nous courrons apres vous. * 11 ne nous quitte jamais le premier; mais II faut faire effort pour le retenir : autrement il se retire, et nous tombons dans rabtme;« nous nous égarons dans un pays
• fort éloigné, » in rr^lonem hnginqimm
Si nous avons sincèrement cherdié notre Dieu , disons donc ; Tennleunit net dimUfam • Je
• l'ai arrêté, et je ne le laisserai point aller. • Qu'est-ce que ce Tetvd'} sont les bons mouvements, les attraits de la grâce, les instructions, tout ce qui nous parle de Jésus-Christ : s’en souvenir, en con* verser, se renouveler dans l'amourdes vérités saintes , dans le désir d'y conformer ses sentiments et sa conduite; se tenir ainsi toujours inviolablement attachéà Jésus-Christ, afin qu'nprès avoir dit avec vérité durant le cours du voyage : Non dimiUojn , nous le disions avec assurance dans la gloire.
Pareeque nous connaissons Dieu , nous l'aimons ; parce que nous ne le comprenons pas, nous l'adorons.
Ce n'est |>as Dieu mais nous qui croissons par le culte que nous lui rendons : nous venons , non pour le faire descendre à nous , mais pour nous élever à lui : il ne rebute pas toujours quand ildiffère; mais il aime la persévérance , et lui donne tout.
f 'eri adoratores adorabunt Patrem in spirUn et veritate * : • Les vrais adorateurs adoreront le « Père en esprit et en vérité. » Il faut éviter trois faux cultes : l’erreur, l’hypocrisie, la superstition. L'erreur n'adore pas Dieu tel qu’il est : il u’est tel que dans l'flglise catholique. L'hypocrisie ne montre pas l’homme tel qu'il est. La superstition mêle l’un clTaulre, et en est un monstrueux assemblage; c'est ce que saint Kiulin exprime très-bien parces paroles : Suf}erstUioni retigiosa^ retigioni profana *.
A>)n in manufacth templis habitat 7 : « Dieu
• n’h.ibite point dans les temples Ivâtis par les hom- « mes. ■ I.es temples ne sont pas élevés comme I>our y renfermer la divinité, mais afin de recueillir nous-mêmes nos esprits en Dieu. Ce Dieu qui est immense, les hommes s'imaginaient pouvoir le ramasser en un temple ou dans des statues; au lieu qu'il fallait songer à recueillir en lui leur esprit dissijM.