‹ suvres de Bossuet Histoire des variations des églises protestantesChapitre 184 sur 192 · XXV. Orantes ncitle multum toqui* : • N’af · texte numérisé non relu

XXV. Orantes ncitle multum toqui* : • N’af

• S. Grtg. iSmiatt. Ont. xi., m* îO, t<»n. i, paç. ml. - » VnttH. VI, 7.

PENSÉES CHRÉTIENNES ET MORALES

• fectez point de parler beaucoup dans vos priè-

• rea. • Jésus-Christ nous avertit ici d'éviter les prières où l'on ne fait que parler sans sentiment , où le cœur ne dit rien de lui-même , mais va tout emprunter de l’esprit.

XXVI. La retraite et l'oraison nous apprennent à mourir : parce que celle-là détache les sens des ohjeta extérieurs ; et celloci , l'esprit des sent.

XXVII. Dieu enseigne quelquefois aux hommes des clioses qu’ils ne pensent pas savoir : • J’ai ins- « truit une veuve , dit-il à Élie, pour te nourrir '. • Elle n'en savait rien ; [mais elle y était toute préparée par] la disposition secrète du cœur.

XXVIII. L’Écriture donne de l’»me à ce qui n’en a pas , pour hénir Dieu ; du corps à ce qui n’en a pas, pour rendre plus sensibles les opérations divines et s’accommoder à notre faiblesse. Misericordta et reritas obviaeermt $ibl ; jusltlla et pax oecutatse mut • : « La miséricorde et la vérité se sont rencon-

• trées ; la justice et la paix se sont donné le bai- - ser. »

XXIX. Combien l’esprit de raillerie est-il opposé au salut et au sérieux de l’Évangile ! f'x tobU , qui ridetis^'. • Malheur à vous , qui riez! > Les gens du monde ne savent eux-mêmes pourquoi ils y sont attachés.

■ tu. Kef. XVII, s. - » Pt. IXXXlï, II. - > i<«. VI, SS.

XXX. Nous agissons par humeur et non par raison; c’est pourquoi l’ambition ni l’avarice ne se changent pas pour avoir ce qu’elles demandent, parce que l’humeur demeure toujours. Les appétits , qui consistent à remplir les organes corporels, se finissent, à cause que les organes sont bornés: mais dans les appétits où l’imagination doit être remplie , il n’y a nulle Un ; c’est ce qui s’appelle agir par humeur.

XXXI. Rien de plus commun dans la bouche des hommes que le mensonge , et que de prendre à témoin la première vérité. Quiconque m»it, ne garde pas la foi qu’il exige; car il veut que celui à qui il ment, lui soit fidèle dans la diose même sur laquelle il le trompe. Or celui qui viole la foi donnée est coupable d’une grande injustice.

XXXII. On dit : Cet homme m’a été mon honneur. Comment ? En me faisant un affront. Ce n’est pas lui qui vous l’ête : car l’injuste injure étant mal fondée, n’ête rien ; c'est l’opinion de ceux qui jugent mal des choses.

XXXIII. La renommée nous en impose, quoique cent fois on ait été trompé par ses faux bruits. Cette séduction a pour principe , ou la malignité de notre coeur , toujours prêt à s’ouvrir à la médisance, ou notre amour-propre , aussi empressé à se persuader tout ce qui peut flatter l’intérêt de ses sir*.

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