LIVRE IX
iln Van 1561. Doctrine et caractère de Calvin. sommàibb.
Lm prétendus rêfurmsA de France CAmrneiMvnl à paraUre.
(’jtlvin en ett le chef. Sea fM^nlinM‘nls sur la Ju»llDrâtlon,
ou U raisonne plua oooaêqueimnent que les luthériens :
• Con/ru. Caih. 1679. Uh. fl part, ifi, art. 21, c. 2. The$. Ut , M. 2 . a, 4 , r< art. 2.X. cap. %. Tkct. ffmV. n. 6. p. I4M <t I4U0. — > Ho$pin. Concarü. dHêcor», iwkp. 16U7. — * Bex. Hùt. £(c. lie. IV. p. SiO.
Isa
maiscnoime II raisonoe sur de faut prioelpea, n tombe auMi dans des Inconvénients plus manifestes. Trois absurdités qu‘il ajoute & la doctrine luUiérieooe : la cerUtudedu salut, l’inamisslbillté de la Justice, et la Juslltka- UoD dn peUts «‘nfanls, indépendamment du lupléme. Contradictions sur ce imNéme pcûnt. Sur le sujet de l'euchartsUe, il condamne éualrroenl Luther et Zuinnle.et tache de prendre un sentiment mitoyen. Il prouve la rallié plus néccuain* qu'il ne l'admet en effet. Fortes expre%»ioos pour l'étahlir. Autres expressions qui l'anéan- UMTiit. Avantage île la doctrine calholique. On croit nécessaire de parler comme elle et de prendre an princlp<‘s. même en la comItalUnt. Trois fUMifessioos dlfferenta dm calvinistes, pour cunlrnter trois différentes sortes de ptrumnes, les luthériens, les zuin;;Ufns, el «ix-mérops. Orgueil et emportemenis de Calvin. Comparaison de siCmi génie avec celui de LuUier. Pourquoi U ne p.arut pas au colloque de PoUsy. B«e y présente ta Coofravion de fui des prétendus rêforinés: lUy ajoutent une nouvelle et tungue explicaUoD de leur doctrine sur l'eucharUtle. Les cailmliqui-s s'énoncent simplement et en peu de mots. Ce qui an passa au sujet de la Coofessiou d'Augsbourg. Seutimeot de Calvin.
Je ne sais si le génie de Calvin se serait trouvé aussi propre à échauffer les esprits, et à émouvoir les peuples, que le fut celui de Luther ; mai.s, après les mouvements excités, il s'éleva en beaucoup de pays, principalemciiten France, au-dessus de Luther même, et se fit le chef d'un parti qui ne cède guère à celui des luthérien.^.
Par son esprit }M*nétrant et par ses dérisions hardies, il raffina sur tous ceux qui avaient vunhi en ce sièele-là faire une Eglise nouvelle, et donna un nouveau tour à la réforme prétendue.
Elle roulait principalement sur deux points, sur celui de la justification et sur celui do l’eucbaristie.
Pour la justification, Calvin s'attacha, .mitant pour le moins que Luther, à la justice iinputative, comme au fondement commun de toute la nouvelle réforme ; et il enrichit cette doctrine de trois articles importants.
Premièrement, celte certitude, que Luther reconnaissaitseuiemeiitpourla justification, fut étendue par Calvin jusqu'au salut étemel, c'est-à-dire qu'au lieu que Luther voulait seulement que le fidèle se tint assuré d'une certitude infaillible qu’il ét.iit Justifié , Calvin voulut qu'il tînt pour certaine,
; avecsajustilication, 80 prédestination éternelle* :do sortequ'un parfait calviniste ne peut non plus douter de son salut, qu'un parfait luüiérien de sa justification.
De cette sorte, si un calviniste faisait sa par* ticulièreCoDfessiondefoi,ilymettraitcetarticle : Je .fuii assuré de mon satut. Un d'eux l’a fiiit. Nous avons dans le recueil de Genève la Confe.ssion de foi du prince Frédéric III, comte palatin, et électeur de l’Empire*. Ce prince, en expliquant son Credo» après avoir dit comme il croit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, quand il vient à exposer comme il croit l'Eglise catholique, dit • qu'il croit que ■ Dieu ne cesse de la recueillir de tout le genre hu- « main par sa parole et son Saint-Esprit, ot qu il
* llUiit. lib. ni, a, A. 16 rf 34. c. .4/itid. Voar. Trid. in Ofu. VI. cap. 13, 14. Opêuc. p. 183. -> * S'jnt. Gcn. II. part, p. 149, IM.
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• croit qu*i1 en est et sera étemeilement un membre
• vivant. • llajoutequ'ilcroitque* Dieu, apaisé par
• la satisfaction de Jésus-Christ, ne se souviendra « d*aucun de ses péchés, ni de toute la malice avec « laquelle J*aurai, dit-il, à combattre toute ma
• vie; maisqu'il me vent donner gratuitement la
• justice de Jésus-Christ, en sorte que jb n"ai