Dr/. uU. Jdm. ad Fnl
ailleurs, m^mc à Pégard de Particle delà cène, en disant qu'il le reçoit en l’expHquant sainement, et l'cmine Melanehton, auteur de la Confession, l'en- 'codait lui'tnOmi". Mais il n'v a rien déplus vain que ente défaite; parce qu'encore que Melanehton tint la plume lorsqu’on dressa cette Confession de lui, il yexposait, non passa doctrine particulière, mais celle de Luther et de tout le parti dont il était l’interprète et comme le secrétaire , ainsi qu’il le dé* clare souvent.
Kt quand, dans un acte public, on pourrait s'en rapporter tout à fait au sentiment particulier de Celui qui l'a rédigé, il faudrait toujours regarder, non pas ce tpie Melanehton a pensé depuis , mais ce que Melanehton pensait alors avec tons ceux de sa secte; n’y ayant aucun sujet de douter qu’il n’ait id* l'hé d'expliquer naturellement ce qu'ils croyaient tous ; d'autant plus que nous avons vu qu'en ce temps il rejetait le sens Qguré d’aussi bonne foi que Lu* ther;et qu’encore que, dans la suite, il ait biaisé en plusieurs manières , jamais il ne l'a ouvertement approuvé.
Tl n’y a donc poitit de bonne foi à se rapporter au sens de Melanehton dans cette matière; et on voit bien que Calvin, quoiqu’il se vante partout de dire ses sentiments sans aucune dissimulation, a voulu flatter les luthériens.
Au reste, celle flatterie parut si grossière , qu’à la fin on en eut honte dans le parti ; et c'est pourquoi on y résolut dans les actes que nous avons vus, et notamment au colhKjiie de Poissy, d'excepter l’article de la cène ; mais celui-là seul , sans se mettre en peine , en approuvant les autres , de l'atteinte que donnait cette approbation à la propre Confession de foi qu’on venait de présenter à Charles IX.