‹ suvres de Bossuet Histoire des variations des églises protestantesChapitre 37 sur 192 · ISI · texte numérisé non relu

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pas de s'unir , quoique iHianin persistât dans son avis; rt il fut dit par eeux de Mar|«iir;;, . que la

• fraction appartenait non pas à l'essence, maisseu-

• lement à l'intégrité du sacrement , comme y étant

• nécessaire par l'exemple et le commandenieut

• de Jésus-Clirist; qu'ainsi les luthériens ne lai»-

• salent pas, sans la fraction du pain , d'avoir la

• substance de la cène , et qu'on pouvait se tolérer

• niutuellenient..

Un ministre, qui a répondu â un traité de la communion sous les deux esiièees, a examiné cette conférence que l'on avait objectée ■ : le fait a passé pour constant, et le ministre est convenu que la fraction, quoique commandée par JésusKJirist, n'appartenait pas à l'essence , mais à la seule intégrité du sacrement. Voilà donc l'essence du sacre* ment manifestement sé|urée du commandement divin; et on a trouvé des raisons pour dispenser de ce qu'on dit que Jésus-Clirist a commandé : après quoi je ne vois plus comment on peut presser le eomuiandenicnt de prendre les deux especes ; puisque , quand nous serions convenus que Jèsus-Ciirist les a commandées, nous serions toujours reçus à examiner si ce précepte divin regarde l'essence , ou srulcinent l'intégrité.

On peut voir dans le même colloque l'état prés?jit des controverses en Allemagne entre les luthériens et les calvinistes, et on voit que la doctrine constante des tliéologiens de la (énfession d'Augslioiirg est que la grâce est universelle ; qu'elle est réshtibh, qu'elle est amusible; que la prédestination est conditionnelle, et présuppose la prescience de la foi ; enlln, que la grâce de la conversion est attachée à une action purement naturelle, et qui dépend de nos propres forces , c'e.vt-à-dire , du soin d'entendre la prédication ■ ; ce que le docte Beaulieu conOrme par plusieurs témoignages , auxquels nous pourrions en ajouter Ireaucoup d'autres , si la chose n'était constante, ainsi r|u'on l'aura pu voir par le témoignage de M. Jurieu^, et si nous n'avions déjà parlé de cette matière *.

En effet,' on a pu voir, dans cette histoire combien âlelancliton avait adouci parmi les luthériens l'extrême rigueur avec laquelle I.utlicr soutenait h-8 décrets absolus et particuliers^; et on y enseignait unanimement que Dieu voulait sérieusement et sincèrement sauver tous les hommes; qu'il leur offrait Jésus-Christ comme rédempteur ; qu'il les appelait à lui par la prédication et par les promesses de son Évangile; et que son esprit était toujours prêt àétre efficace en eux, s'ils écoutaient sa parole : que c'est enfin attribuer à Dieu deux volontés contraires, de dire que d'un câté il propose son Évangile à loua les hommes , et de l'autre qu'il n'en veuille sauver qu'un très-petit nombre. Par une suite de la complaisaoce qu'on avait pour les luthériens , JeanCameron , Écossais , célèbre ministre

I ' Trnilê rfr ta rtvmm. M.i trj deMZ eMpèrta. tl. part. cA. 12. La ttay. Rrp. II. part. rk. 17, p. 307. — * TktÉ. fta q.aa hom. im sUil. pecc. solia nal. pIc- TTies. 31 ft $t q. — * Cl»

clrft.Mi.s, lil). XIT. /. vm, — » tbid. — « Epil. ht.

dr Pnrd. Cane. p. Ct7. Salidit rrpvlH. cod. Ul. p. ’ 8U|.

et professeur en thtolagie dans l'académie de Saumur, y enseigna une vocation et une grâce universelle, qui se déclarait envers tous les hommes par les merveilles des œuvres de Dieu , par sa parole et les sacrements. Cette doctrine de Cameron fut fortement et ingénieusement défendue par Arairauld cl Testard ses disciples , professeurs en théologie danslamémeville.Toutecetteacadétnie l'embrassa : Dumoulin se mit à la tête du parti contraire , et engagea dans ce sentiment l’académie de Sedan , où il pouvait tout; et nous avons vu de nos jours toute la réforme partagée en France avec beaucoup de chaleur entre Saumur et Sedan. Slalgré les censures des synodes , qui supprimaient la doctrine de la grâce universelle, sans néanmoins la qualiRer d’hérétique ou d'erronée , les plus savants ministres en entreprirent la défense. Daillé en lit l'.vpologie, où Blondel mit une préface très-avantageuse au* défenseurs de ce sentiment; et la grâce universelle triompha dans Sedan, où le ministre Beaulieu l'a enseignée de nos jours.

F,lle ne réussissait pas également horsdu royaume, et principalement en Hollande, où on la croyait opposée au synode de Dordrect. Hais au contraire Blondel et Daillé firent voir que les théologiens de la Grande-Bretagne et de Brême avait nt soutenu dans le synode une volonté et Mention universelle de sauver tous les hommes, une gr.âce suffisante donnée à tous ; grâce sans laquelle on ne pouvait pas rétablir en soi-même l'image de Dieu ■. Cest ce qu'avaient dit publiquement les théologiens dans le synode, et n'en avaient pas moins mérité les congretiilations et les louanges de toute cette compagnie.

Genève, toujours attachée au* rigoureuses propositions de Calvin , fut fort ennemie de l'universalité, qui cependant fut portée jusque dans son sein par des ministres français. Déjà elle partageait toutes les familles, lorsque le magistral y mit la main. Du conseil des Vingt-Cinq la question fut portée à celui des Deu*-Cenla. Ces magistrats ne rougirent |K>int de faire disputer leurs pasteurs et leurs professeurs devant eu* , et s'érigèrent en juges d'une question de la plus Gne théologie. Il vint de puissantes recommandations de la part des Suisses pour la grâce particulière contre la grâce universelle ; un rigoureu* decret partit, par lequel la dernière fut proscrite. Ou publia la formule d'un théologien que les Suisses avaient approuvée , où le système de la grâce universelle était déclaré non médiocrement éloigné de ta saine doctrine révélée dans tes Écritures; et aGn que rien n'y manquât, le souverain magistrat ordonna que tous les ministres, docteurs et professeurs souscriraient à la formule avec ces mots : dinsi je le crois ; ainsi Je le professe ; ainsi je l'enseignerai. Ce n'est pas là une soumission de police et d'ordre ; c'est un pur acte de foi ordonné par l'autorité séculière : c'est à quoi se termine la reforme, à soumettre l’Église au siècle, la science à l'ignorance, et la foi au magistrat.

' ÜaU. Apol. (net. II. part. Blnnd. act. nnlk N et <<*7.

Î- 77. Jud. Thred. Vaa. Bril. dr art. 1, int. ,4rl. Syn Ihtrdr. /. parl.p. ‘iSl. Jud. anm. ibid. p. try.

Cette foriiHile helvétique avait encore une autrt partie, où, sans se mettre en peine ni des Septante, ni des Targums , ni de Toriginal samaritain, ni de tous les vieux interprètes et de toutes les ancien* nés leçons, on canonisait jusques aux points du I texte hébreu que nous avons, qu*oa déclarait net de toute faute de copistes, jusques aux moindres, et de toute atteinte du temps. I^es auteurs de ce décret ne sentirent pas contbein ils s’immolaient à la risée de tous les savants , même de leur communion ; mais ils s'attachaient aux vieilles maximes de la réforme encore ignorante. Us étaient fâdiés de voir que les leçons de la Vulgate, qu’on avait prises autrefois comme autant de falsifications, étaient tous les jours de plus en plus approuvées par les s:x* vaiitsdu parti :et en fixant le texte original, suivant que nous l'avons aujourd’hui, ils croyaient s’affran* <^ir de la nécessité de la tradition ; sans songer que sous le nom de texte hébreu , au lieu des traditions ecclésiastiques et de celle de l’ancienne Synagogue, ils consacraient celles des rabbins.

Il s'est fait encore à Genève un autre décret sur la foi en lG7ô, où l'on confirma celui de 1CI9 , par lequel on ajoutait ddux nouteaux articles à la To/i* fession de foi : l’un pour dire •< que l’imputition du • péché d’Adam était antérieure à la corruption; > l’autre, pour dire « que, dans l'ordre des décrets " divins, l’envoi de Jésus-Christ est après le décret « de l'élection. » On ordonna que tous ceux qui refuseraient de souscrire à ces deux nouveaux articles defoi seraient exclus et déposés du ministère et de toute fonction ecclésiastique.

Cette decision fut trouvée étrange dans le parti même; et Turretin, ministre et professeur à Genève, en reçut de grands reproches de M. Claude , comme il parait par une lettre de ce ministre du 20 juin 1G75, que Louis Dumoulin, fils du ministre Pierre Dumoulin, et oncle du ministre Jurieu, » fait imprimer*.

M. Claude se plaint dans cette lettre de ce qu’on sollicite les Suisses à dressa" un formulaire conforme à cel ui de Genève, contenant les m émes pftints et les mêmes restrictions ^ pour être qfoutées à leur Confession de /oi*; et on voit par une remarque de Dumoulin , insérée dans la même lettre*, que les Suisses, en effet, ont frappé ce coupy que M. Claude trouvait si lerrib/e.

Cependant le même ministre soutient qu’il > n’est « pas permis d'ajouter ainsi de nouveaux articles de > foi à ceux de sa Confession, et qu'il est dange- « reux de remuer les anciennes bornes qui ont « été plantées par nos pères *. » Plût à Dieu que nos réformés eussent toujours eu devant les yeux cette maxime du Sage*, où ils sont si souvent contraints de revenir pour terminer les divisions qu'ils voientnaltreincessammentdansleursein’M. Claude la propose à ceux de Genève, et s'étonne que cette Église fasse ainsi de nouveaux articles defoi et de noureUes lois de prédication^ : il prétend qu'm user ainsi c'était se faire soi-même des dieux, et

I » FttiÉ. rpitt. 1678, p. Kl-M. — * Ibid, p M. — * /*. H*l. I — • r. H&- — * XUI, »J. — » /âUC. fpi»l. 1076. p. 8V.

DES VARIATIONS, LIV. XIV

rompre Tunité avec toutes les (^.glises qui ne sont pas de son sentiment, cVsl-à-dire avec relies de France, avec celles d'.lngleterre, arec celles de Pologne, de Prusse el (P -lllemagne* : que cc n’est point ici ane simple affaire de discipline où les Églises puissent varier; que c est se désunir dans des points de doctrine immuables de leur nature ; qu’on ne peut ftas en bonne conscience enseigner dicersement : de sorte que ce n'est pas seulement se/aire un ministère particulier , mais encore jeter les semences d’une funeste division dans la foi même , et en un nwt fermer son coeur aux autres Églises *.

Si on veut maintenant savoir jusqu’où l’Église de Genève portait sa rigueur, on l’apprendra dans la même lettre’; car elle marque « qu'on exigeait la si- « gnature des articles avec une sévérité inconceva* « ble; qu’on l’exigeait même de ceux qui s’adres- « saientà Genève pour y recevoir la vocation, dans « le dessein d’aller servir ailleurs; qu'on leur im{>o* « sait la même nécessité de la souscription qu'à ceux « de Genève même; qu'on l'exigeait des pasteurs

• déjà reçus avec la même rigueur, bien qu’ils eus-

• sent déjà vieilli dans les travaux du ministère : » et cela, dit M. Claude c'est, • autant qu’il est « en eux, ravir partout la charge à tous ceux qui

• sont de différents sentiments (c’est-à^ire à tout

• le reste des Eglises), et se condamner eux-mémes, « comme ayant entretenu jusques ici une paix \n-

• juste avec des gens à qui il fallait déclarer la

• guerre’. »

Toutes ces remontrances n’ont rien opéré : l’Église de Genève est demeurée ferme , aussi bien que celle des Suisses, persuadées l’une et l’autre que leurs déterminations étaient appuyées sur la parole de Dieu : ce qui continue a faire voir que, sous le nom de cette parole, c’est ses propres imaginations que chacun adore; que si l’on a quelque autre principe pour convenir du sens de cette parole, il n'y aura jamais entre les Églises qu'une uuion politique et extérieure, telle qu'elle est demeurée avec ceux de Genève, qui dans le fond avaient rompu avec tous les autres; et que, pour trouver quelque chose dtf fixe, il faut, à Fexemple de M. Claude, ramener les esprits à cette maxime du Sage : qu'f/ ne faut pas remuer les bornes plantées par nos pères : c’està-dire qu’il s’en faut tenir aux décisions qu’ils ont foites sur la foi.

fameux serment du Test mérite bien d'avoir place dans cette histoire , puisqu’il a été un des actes principaux delà religion en Angleterre. voici comme il avait été résolu au parlement tenu à Ix>ndres en 1678 : > Mol, N., je proteste, certifie et dé- - claresolennellementet sincèrement, en la présence

• de Dieu , que je crois que dans le sacrement de " la cène du Seigneur il n’y a aucune traussubstan-

• tiation des éléments du pain et du vin dans le

• corps et le sang de Christ, dans et après la con- « sécration faite par quelque personne que ce soit; « et que l'invocation ou adoration de la vierge Ma-

• rie ou tout autre saint, et le sacrifice de la messe,

‘ Futé rpiit.tns,p. SO. 91 , an. lOS. — ’ S3, lOO. — J

P.9i,K>.^*P. 91. P. tw. — •Pror. xTti, sa.

• de la manière qu’ils sont en usage à présent dans « l'Éiiiise romaine, est superstition et idolâtrie. »

qu’il y a de particulier dans cette profession dn foi , c'est premièrement qu’elle ne s’attaque qu'à la transsubstantiation, et non pas à la présence réelle : en quoi elle suit la correction qu'Klisabeth avait faite à la réforme d’Édouard VI. On y ajoute seulement ces mots, dans et après la consécration, qui permettent manifestement de croire la présence réelle avant la manducation, puisqu’ils n’en excluent ; comme on voit, que le seul dungemeot de substance.

Ainsi un Anglais bon protestant, sans blesser sa religion et sa conscience, peut croire que le corps et le sang de Jésus-Christ sont réellement et substantiellement présents dans le pain et dans le vin aussitôt après la consécration. Si les lutliériens en croyaient autant, il est certain qu’ils l’adoreraient. Aussi les Anglais n’y apportent-ils aucun obstacle dans leur Test; et comme ils reçoivent l’eucharistie à genoux, rien ne les empêche d'y reconnaître ni d’y adorer Jésus-Christ présent dans le même esprit que nous faisons : après cela, nous incidenter sqr la transsubstantiation est une chicane peu digne d'eux.

Dans les paroles suivantes du Test, on condamne, comme des actes de superstition et d idolâtrie, l'in* vocation, 00, comme ils l’appellent, l’a^foro/ioit de la sainte Viei^e et des saints, et le sarrifee de la nvesse, non absolument, mais de la manière qu'ils sont en usage dans CÈglise romaine. Cest que les Anglais sont trop savants dans l’antiquité pour ignorer que les Pères du quatrième si^le, sans niaiotenaut remonter plus haut, ont invoqué la sainte Vierge et les saints. Ils savent que saint (Grégoire de Piazianze approuve expressément, dans la bouclie d’une martyre, la piété qui lui fit demander à la sainte. Vierge qu’elle aidàl une vierge qui était en péril*. Ils savent que tous les Pères ont fait et approuvé solennellement, dans leurs homélies, de semblables invocations adressées aux saints, et se sont même servis du terme d'invocation à leur égard. Pour le terme d’adoration, ils savent aussi qu’il est équivoque, aussi bien parmi les saints Pères que dans l’Ecriture ; et qu’il ne signifie pas toujours rendre a quelqu'un les honneurs divins : que c’est aussi pour cette raison que saint Grégoire de Nazianze n’a pas fait difficulté en plusieurs endroits de dire qu'on adorait les reliques des martyrs, et que Dieu ne dédaignait pas de confirmer une telie adoration per des miracles*. Les Anglais sont trop instruits dans l'antiquité pour ignorer cette dôctrine et ces pratiques de l'ancienae Eglise, et trop respectueux envers elle pour l'accuser de superstition et d’idolâtrie : c’est ce qui leur fait apporter la restriction qu’on voit dans leur Test, et supposer dans l’Église romaine une manière d’invocation et d’adoration différente de celle des Pères;

* OrsL xvm. m C^p. tom. i, p. 279. •>* BasU. ont. in Mam. t, n. hom. sa, n. i, p. iss. Crey. Ayu. ont. in Thtod. t. III, p 67s et stq.AmW. 5erm d* S. FU. exhort. vir§. n. 4. 7, 0 et $eq. tom. il, cof. 279. Grry. Naz. orat. in Jttl. ^ tu üaehab. rtc. tvm. i, p.77 ; ibid.p. 397 et »ey.

IIISTOIUE

parce qu'ils ont bien senti que sans cette précaution le Test n'aurait non plus été souscrit en bonne conscience par les protestants habiles que par les ca-

Cependant, dans le fait, il est constant que nous ne demandons aux saints qu« la société de leurs prières, non plus que les anciens; et que nous n'honorons dans leurs reliques que ce qu ils y ont honoré. Si nous prions quelqoefois les saints non pas de prier, mais de donner et de faire, les saeants anïlais conviendront que les anciens 1 ont fait comme nous', et que comme nous ils l'ont entendu dans le sens qui fait attriUier les grâces reçues, non seulement au souverain qui les distribue, mais encore aux intercesseurs qui les oblieiment : de sorte qu'on ne trouvera jamais aucune véritable différence entre les anciens, que les Anglais ne veulent pas condamner, et nous qu'ils condamoeiit, mais par erreur, et en nous attribuant ce que nous

ne crovons pas.

J'en dis autant du sacrifice de la m^. Les Annlais sont trop versés dans l'antiquité pour ne savoir nas que de tout temps, dans les saints mystoes et dans la célébration de l'euclianstie, on a offert à Dieu les mêmes présents qu'on a ensuite distribués aux peuples, et qu'on les lui a offerts autant pour les nioru que pour les vivants. Iais anciennes liturgies qui contiennent la forme de cette oblaUon, lanl en Orient qu'en Occident, sont entre les mains de tout le monde ; et les Anglais n ont eu garde de les accuser ni de superstition ni d idolâtrie. Il y a donc une manière d'offrir » •

pour les vivaiiU et pour les morts , le sacrifice de l'eucharisüe , que l'Eglise anglicane protestante ne trouve ni idolâtre ni superstitieuse; et s'ils re|tttent la messe romaine, c’est en supposant quelle est différente de celle des anciens.

Mais cette différence est nulle : une goutte d eau u’est pas plus semblable à une autre, que la messe romaine est semblable , quant au fond et à la sub^ tance, â la messe que les Grecs et les autres diretiens ont reçue de leurs pères. C'est pourquoi I Lglise romaine, lorsqu'elle les reçoit asa communion ne leur propose pasune autre messe. Ainsi I Eglise romaine n’a point au fond d'antre sacrifice que celui nu'on a offert en Orient et en Occident des 1 oripne L chrUüanisroe, de l’aveu des protestanU d An-

il résulte clairement que la doctrine romaine, tant sur l’invocation et l'adoration, que sur le sacrifice de la messe, n’est condamnée dans le Test qu’en présupposant que Rome reçoit ces choses dans un autre sens et les pratique dans un autre esprit que celui des Pères ; ce qui visiblement n'est pas : de sorte que sans hésiter, et sans parler des autres raisons, on peut dire que 1 abrogation du Test n'est autre chose que 1 abrog.ition d une calomnie manifeste faite à l'Eglise romaine.

> Cr<g. K,,z. omi A"'*or. p. 397»

ADDITION IMPORTANTF,

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