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DKS VARlATIÜiNS» LIV. XIV.
d.ins lu rcfonu€ prétendue : c'est premièrement j la dispute 5iir les poinU fondan>entaux ; et secon- ! deinent , la dispute sur la nature de rÉglise.
Sur les points fomlamentaux les catholiques leur ont dit : Si la présence réelle, si rubiquité, si tant d'autres points importants , dont on dispute depuis plus d'un siècle entre les luthériens et les calvinistes , ne sont point fondamentaux , pourquoi ceux dont vousdisputez avec l'Kglise romaine le serontils davantage? Me croit-elle pas la Trinité, l'incarnation, tout le Symbole? A-t-elle mis un autre fondement que Jésus-Christ? Tout ce que vous lui objectez sur ce sujet, pour lui montrer qu’elle en a un autre, sont autant de conséquences c|u'e)Ie nie, et qui, selon vos principes, ne doivent pas lui être imputées. Où donc mettez-vous précisément ce qui est fondamental dans la religion? De rapporter maintenant ici tout ce qu'ils ont dit sur les points fondamentaux, les uns d'une façon, les autres de l'autre , et la plupart confessant qu'ils n'y voient goutte, et que c'est cliose qui se sent plutôt qu'elle ne s'explique; ce serait s'engager dans l’inOni, et se jeter avec eux dans le labyrinthe où ils ne trouveront jamais d’issue.
L'autre dispute n'a pas été moins importante : car, dès qu'une foisnn a eu posé pour principe que ceux qui retiennent les principaux fondements de la foi, quelque séparés qu'ils soient de coimnunion, sont au fond la même Eulise etlaincmc société des enfants de Dieu , dignes de sa sainte table et de son royaume; les callmii(|ues demandent comment on les |)cut exclure de cette Église et du salut éternel.
Il n'est plus ici question de regarder l'Église romaine comme une Église qui exclut tout le monde , et que tout le monde doit exclure; carori voit que les luthériens, qui excluent les calvinistes, ne sont pas exclus. Voilà ce qui a produit ce nouveau système d' flglise qui fait tant de bruit , cl où enfin il a fallu comprendre l'Église romaine.
Les protestants d'Allemagne n’ont pas été partout également durs envers les calvinistes. En 1601, il se tint une conférence à Cassel entre les calvinistes de Marpourg et les luthériens de lUntel , où l'accord fut réciproque, et où les deux partis se tinrent pour frères. J'avoue que cette union fut sans conséquence dans le reste de l'Allemagne, et je n'ai pu même savoir quelle en a été la suite entre ceux qui la contractèrent : maisily eutdans l'accord un point important que je ne dois pas oublier.
Les calvinistes reproclwient aux luthériens que dans la célébration de l'eucharistie iis omettaient la fraction, dont i’institution était divine*. C'est ladoctrinecomniune du calvinisme, que la fraction fait partie du sacrement , comme étant un symbole du corps rompu que Jésus-Christ voulait donner à ses disciples ; que c’est pour celte raison que Jésus- Clirist l’a pratiquée; qu'elle est de commandement, et qu'elle se trouve enfermée par notre Seigneur dans celte ordonnance : Faites ceci. C’est ce que i soutenaient les calvinistes de Marpourg; c'est ce que ni.iient les lulhéricns de UiiitrI. Oji ne laissa
' C(Ml. Casa. q. de /mei. pitn.