‹ suvres de Bossuet Oraisons funèbresChapitre 33 sur 282 · Vu tt h. v · texte numérisé non relu

Vu tt h. v

* Bo&Mjrl s'élait contenté de mettre dans son manuscrit 1rs

texte» latin» qu’il emploi» dans ce aennon ; il se proposait *ans doute d'ajouter la traduction dr en texte» , lorsqu'il prêcherait. Nous avons donc cru devoir la hupplécr aussi dans l'impression. C’est la règle que nous *uiv rons à l'égard de tous le» sermon» qui se trouveraient dans le même état. Il nous suffira d’en avoir prévenu le lecteur en commençant, «ans être obligés a chaque fol» de réitérer l'avertissement. (Édit, de Ocforit.) *

1 Natth, 3.

4 Ibid. ▼, a.

4 Ibid. 4.

4 Ptal. XXVI, 13.

1 Malth V, 6.

* P». VXXV, 9.

* Ibid, xvi , 17.

“ Natlh. y, r«

•I .éfioc. XXI, ».

tameut , et nous a reportés au ciel chargés sut scs épaules? Misericordias Domini in œtemum cantabo ‘ Je chanterai éternellement les mi- " séricordes du Seigneur : * in œtemum , - étemel- « lement; •• cc n'est pas seulement dans le temps, mais encore principalement dans l’éternité.

Toutefois on me pourrait dire que cela n’est pas de la sorte ; la gloire leur étant dounée comme récompense, il semble que c’est plutôt la justice 1 qui la distribue au mérite , que la miséricorde qui la donne gratuitement. Esprits saints , esprits bienheureux , ne fais-je point tort à vos bonnes œuvres? J’entends un de vous qui dit : Honum certamen certavi * , « J’ai livré un glorieux eotn- « bat. « On vous rend lu couronne : mais c’est que vous avez combattu : on vous honore ; mais vous avez servi : ou vous donne le repos ; mais vous avez fidèlement travaillé : ce n’est donc pas miséricorde. A Dieu ne plaise , mais c’est cette doctrine qui fait éclater la miséricorde. Expliquons cette doctrine : saint Augustin [ nous l’a développée par ces paroles ] : Reddet omnino Deus , et mula pro ma lis , quoniam jus tus est ; et bona pro malis, quoniam bonus est ; et bona pro bonis , quoniam bonus et justus est 3 : « .Dieu nous ren- « dra certainement le mal pour le mal , parce qu'il « est juste : Dieu nous rendra le bien pour le mal , « parce qu’il est bon : enfin Dieu nous rendra lu « bien pour le bien , parce qu’il est bon et juste « en même temps. » A cela se rapporte toute la conduite de Dieu envers les hommes. L’une semble diminuer les autres ; non point en Dieu ; les ouvrages de Dieu ne se détruisent point les uns les autres. Cette justice n’est pas moins justice pour être mêlée de miséricorde; cette grâce n’est pas moins grâce pour être accompagnée de justice : au contraire, c’est le comble de la grâce et de la miséricorde.

Pour l’entendre encore plus profondément, considérons avec le même saint Augustin de quelle sorte les âmes saintes se présentent devant leur Juge , devant la justice : Redde quod pro misisti, Je ci mus quod jussisti* : « Rendez, di- « sent -elles , ce que vous avez promis , nous avons « fait ce que vous avez commandé. » Nulle obligation de justice entre Dieu et l’homme. La promesse et l’alliance l’a faite. Elle a mis quelque égalité. Qui a fait l’alliance , et qui a donné la promesse? la miséricorde. La justice la tient ; mais la ^ miséricorde la donne. Mais pénétrons encore plus • loin. Cette promesse était conditionnelle. Je vous ai promis le ciel : oui , si vous veniez à moi sans

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