‹ suvres de Bossuet SermonsChapitre 28 sur 243 · VINGT ET UNIÈME DIMANCHE AÏ’RÈS LA PENTECOTE · texte numérisé non relu

VINGT ET UNIÈME DIMANCHE AÏ’RÈS LA PENTECOTE

Ln parabole du serviteur à qui le maître avait quitté dix mille talents, qui fait exécuter son conserviteur pour cent deniers , avec une rigueur effroyable “.

Trois vérités dans cette parabole : I* que tout péclicur contracte une dette envers la justice divine : 2” qu'il ne peut jamais lui en faire le payement, ni en être quitte, si Dieu ne la lui remet parpure grâce : 3” que la condition qu'il y appose, c'est que nous remettions aux autres.

I*r Point. Le péché est unedette : Dimitte nobis débita noslra ' : » Remettez-nous nos dettes. • On doit en deux façons : I" lorsqu’on ôte à quelqu'un par injustice : 2” lorsqu'il nous prête volontairement. Il nous a assistés dans notre nécessité, il est juste que nous lui rendions dans notre abondance. Nous devons à Dieu en toutes les deux manières. Contrat avec lui : si vous l'observez, bénédiction; sinon, malédiction : le peuple l’accepte ; Amen J. Donc en observant, Dieu vous doit ; autrement vous lui devez. Quoi ? toutes les malédictions. Au Deutér.

lie Point. Si bien que tout ce qui nous reste après le péché, ne nous reste plus que par grâce. Notre évangile : J assit cum Dominas cjus venumdari, et uxortm ejus, et Jilios, et omnia que habebat, et reddi * : « Son maître enm- « manda qu'on le vendit, lui, sa femme et scs en-

• fants , et tout ce qu'il avait , pdhr satisfaire à

• cette dette. » Le pécheur mérite d'être affligé en sa personne , en ee qui lui est cher, eu sa postérité : Insuper et universos languores, et plaças que non sunt scriptœ in voluminelcgis hujus 1 : . et même tous les maux et toutes les plaies qui

• ue seraient pas marquées dans ce livre de la loi ; » parce que, temporelles. Mais il y a un autre livre, le Nouveau Testament , qui n’a que des promesses, et aussi des menaces spirituelles, plus ter ribles.

Voilà ee que nous devons. [Nous sommes insolvables] : preuve , la croix de Jésus-Christ. Innocent, line devait rien : Princeps hujus tnundi in me non habet quidquam r' : . Le priuce de . ce monde n’a rien en moiquilui appartienne. • pourquoi paye-t-il? Il est cautiou. On ne discute

■ w.mA. xviii, sa.

* u. Ti, is.

lient . xxvii, lôetseqq.

* Matlh. XTU1 , 25.

» lient . xxvill, 01.

• Jt MN. XIV, 30.

la caution , que lorsque la partie principale est insolvable : Jésus est donc contraint par corps. Mois puisqu’il a payé» nous sommes donc quittes. [Nullement : il faut encore que] l’application [ de ses mérites se fasse en nous ; ] autrement c’cst comme s’il n’était pas mort. C’est pourquoi le supplice éternel s'ensuit; éternel , parce qu’il doit durer jusqu’à l'extinction de la dette : or jamais elle ne peut être acquittée ; donc toujours pourrir dans la prison. Dette gratuitement remise par les sacrements.

Voulez-vous toujours laisser votre caution dans In peine? ne le voulez- vous pas tirer de la croix où vos péchés l’ont mis? Tant que le péché ‘*st envous , il est toujours en croix : Jiursum cru cifigentes sibimetipsis l'ilium Dei ‘ : * autant ‘ « qu'il est en eux, ils cruciflentde nouveau le Fils ■ de Dieu. »

IIIe Point. Application de la condition, pour les prisonniers. Sentiment de vengeance contre ceux qui les font receler, etc. Imprécations, souhaits. C’est vouloir rendre Dieu complice de nos vengeances : le Père de miséricorde, etc.

PREMIER SERMON

roux la rtre

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