RELIGIEUSES UBSULINES DE MEAUX
SUR LE SILENCE
Trois tories de tilence. Avec quelle exactitude Jràus-Chrfet les a gardes. Motifs qui ont porté les instituteurs d'ordre à le prescrire dans leur* régie*. En quoi consiste le silence de prudence, et comment II faut le pratiquer à l'exemple de Jésus- Ciirist. Qualités que doit avoir le silence de palienre dan* les souffrances et les contradictions : comble» il est salutaire , et contribue à la perfection des âmes.
Si tacueritis, sais i eritis.
Si tu te tais , tu seras sauvé, dit un grave auteur. Ces
paroles seront Le sujet de notre méditation.
L’avant-propos montrait évidemment les defauts de la langue, et comme elle est la source et le principe universel de tous les péchés et d’nn grand nombre d’imperfections : ensuite II était prouvé comme le silence était le souverain remède, pour corriger tout d’un coup ce cours malheureux et les saillies de nos passions. Ainsi il est vrai de dire que le silence bien gardé est un moyen sûr pour faire son salut. Si tacueritis, salvi eritis : ■ Gardez le silence , vous vons sau- • verez infailliblement sans beaucoup de peine. »
Il y a trois sortes de silence : le silence de règle , le silence de prudence dans les conversations, et le silence de patience dans les contradictions. Notre-Selgneur nous a donné de beaux exemples de silence dans tout le cours de sa passion et de
sa vie : du silence de règle dans te berceau , dans son enfance, durant sa vie cachée; du silence de prudence dans sa vie conversante et publique; enfin du silence de patience en sa passion , où ce divin Sauveur a tant souffert sans dire un seul mot pour sa défense et pour s'exempter de souffrir. Ces trois sortes de silence feront les trois points de notre méditation.
FKEsnzi poi.vt.
Considérons , chères âmes , que Jésus-Cbrist a gardé le silence de règle admirablement dans son enfance. Il est de régie , selon l'ordre de la nature , et Jésus-Christ s’assujettit à cette règle , lui qui est la parole éternelle du Père; non-seulement comme les autres enfants , mais encore l’espace de trente ans entiers : car l’Évangile dit qu’il n’a parlé qu’une fois, lorsqu'il fut au temple où il instruisait les docteurs ; pour montrer que s’il ne disait mot, c’était pour apprendre aux hommes à garder le silence. Si donc , mes chères filles, Jésus-Christ a été si exact dans ce silence; combien devez-vous, à son Imitation, être fidèles dans l’observance de celui qui vous est prescrit par votre règle !
Dans chaque ordre religieux nous voyons que les uns sont distingués des antres ; cet ordre-là, par nne grande pénitence et austérité de vie; celui-ci est destiné pour chanter incessammeot les louanges de Dieu. Il y en a qui ne sont appliqués qu’à la contemplation, d'autres colin sont tout dévoués au service du prochain et à la charité. Mais, dans toutes ccs différences singulières de chaque institut, nous remarquons que dans tous le silence y est prescrit et ordonné par la règle, et qu'il y a des temps et des heures de silence. Quelques-uns gardent un silence perpétuel et profond , et ne parlent jamais : d'autres sont obligés de le garder des temps considérables daDS la journée, y ayant même des heures destinées pour cet effet , et où il n'est pas permis de parler.
Remarquez, mes chères filles, que tous les fondateurs de religions ont eu trois pensées et raisons , quand Ils ont établi et prescrit le silence dans leur règle. La première, c'est qu’ils ont connu et vu par expérience que le silence retranchait beaucoup de péchés et de defauts. Et en effet , où le silence n'est pas observé comme Il doit l’être , combien s’y glisse-t-il d’imperfections et de désordres! C'est ce que nous verrons bientût dans la suite de cet entretien. In muttiloquio non décrit peccatum, dit le Saint-Esprit 1 : « Le pécbé suit toujours la multitude des
' Proi. i.l».
SUR I.E SILENCE
• paroles ; > et saint Jacques a eu raison de dire , que la langue est l'organe et le principe de tout péché1. La seconde raison qu'ont eue encore les fondateurs d'ordres en établissant l'esprit de retraite, c’est qu'ils ont prévu que la dévotion et l’esprit d'oraison ne pouvaient subsister sans le silence. Ceci est visible et trop vrai ; nous le voyons tous les jours dans ces (Unes épanchées et dissipées , qui aiment à se répandre au dehors. Hé ! dites-moi , chères âmes , sont-elles pour l'ordinaire bien spirituelles et filles d'oraison, si elles ne sont recueillies? Quelques bons sentiments et mouvements intérieurs que Dieu leur donne dans la prière , ils seront sans fruit tandis qu’elles se dissiperont aussitôt , recherchant à causer et à parler : il est certain que toute l’onction de la dévotion s'évanouira et se perdra insensiblement; car elle ne peut se conserver que dans une âme silencieuse et parfaitement récolligée, attentive sur sol-raème. Ainsi il ne faut pas espérer ni attendre grande spiritualité ni piété , d’une religieuse qui aime à discourir et à s'entretenir avec celte-cl et avec celte-IA ; qui ne peut demeurer une heure dans sa cellule en repos et en silence.
Enfin , la troisième raison qui a porté les fondateurs de recommander si étroitement le silence à leurs religieux, c'est parce que le silence unit les frères. Et en effet c'est un moyen très-propre pour mainteuirla charité, la paixetl'unlon dans une maison religieuse ; puisque le silence bannit tous ces discours et entretiens qui la divisent et la détruisent Car, pour l'ordinaire, qu’est-ce qui fait la matière de ces conversations trop familières, sinon les défauts de ses sœurs? ce qui apporte bien souvent du trouble et de la division dans une communauté; et tout cela faute de silence. Quand on veut réformer un monastère qui n’est plus dans sa première ferveur, que fait-on ? l'on observe soigneusement si les règles y sont bien gardées, spécialement les plus essentielles. S'aperçoit-on que le silence manque et n'est plus observé, c'est par là que l'on commence : aussitôt on y rétablit le silence, qui n’y était point gardé ; parce que c'est le moyen qui retranche tout d'un coup les autres imperfections, abus ou désordres qui arrivent dans une maison religieuse, pour s'étre relâchée sur la règle du silence.
Ayez donc, chères âmes, de l’amour et de l'estime du silence de règle, si nécessaire pour entretenir et conserver toutes les vertus religieuses. Comme je vous ai déjà dit, dans toutes les maisons ou monastères , on est toujours obligé à le garder aux temps et lieux ordonnés : c’est là ce qui maintient la régularité. Vous autres ,
1 Jac. Ul, 6.
mes chères filles, quoique vous soyez consacrées au public, par votre institut, pour Instruire la jeunesse, vons ne laissez pas d'avoir aussi ce silence de règle à observer dans de certains temps , et j’ai remarqué , ce me semble , que par vos constitutions vous devez vous abstenir tout au moins de tous discours et paroles inutiles durant la journée. Et si vons ne parlez que pour le nécessaire , vous garderez un long silence , et vous ne vous épancherez pas inutilement parmi les créatures, à vous entretenir de tout ce qui se passe dans une maison. Tous ces désirs de communiquer avec cette amie seront mortifiés et réprimés; l'on ne cherchera pas à s'aller décharger avec celle-ci de tout ce qui fait peine , pour en murmurer et s’en plaindre inconsidérément.
SI Notre- Seigneur faisait la visite dans ce monastère pour voir si le silence est bien gardé, et qu'il entrât dans les lieux où il doit être gardé; hélas! qu’est-ce qu'il y trouverait? Là deux petites amies , et ici trois autres en peloton , occupées à causer et à s’entretenir eusemble à la dérobée , tandis peut-être que i'on devrait être au chœur ou à une autre observance. SI donc Jésus- Christ se présentait à elles, et leur allait faire cette demande : « Quels sont ces discours que > vous tenez ensemble? * Qui sunt Ai sermon-s quos confertis ad inricem ' ? quelle serait leur réponse? Pourraient-elles dire avec vérité : Nous parlons de Jésus de Nazareth ; ou bien , Nous parlons des moyens pour arriver à la pratique de la vertu, pour nous encourager l'une l'autre? Ah ! c'est souvent de rieu moins : car la plupart de tous vos discours avec cette amie, qui est la confidente de tous vos mécontentements , sont de lui dire tous vos sentiments imparfaits sur tout ce qui vous choque et vous contrarie ; c'est de parier des défauts des autres, et des prétendus déplaisirs que vous dites avoir reçus de cette sœur, que vous ne pouvez souffrir. C’est là que l’on murmure, que l'on se plaint à tort et à travers de la conduite des officières de la maison. On critique , on censure , on contrôle toutes choses; la supérieure même u’estpas exempte d’étre sur le tapis : l'on blâme sa conduite et sa manière d'agir ; enfin l'on mêle dans ces entretiens familiers celle-ci , celle-là , encore celui-là : bref, c’est dans ces communications indiscrètes que se fout une infinité de péchés de médisance; et trèssouvent de jugements téméraires , plus griefs que l’on ne pense. Il faut ici faire réflexion , chacune selon son besoin , à ce que la conscience dictera , avant que de terminer ce premier point.
1 Luc. XXIV , 17.
St U LE SILENCE.
lie
SECOND POINT
Dans le deuxième point de notre méditation nous allons voir le silence de prudence qu'il faut garder dans les conversations, pour apprendre à n’y point faire des fautes contraires à la charité. Et, pour nous y bien comporter, envisageons, chères âmes, Jésus-Christ notre parfait modèle, qui a pratiqué merveilleusement ce silence de prudence, dont je vais vous parler, en vous en faisant voir un bel exemple dans sa sacrée personne, pendant sa vie conversante et dans les années de ses prédicatious.
Ce doux Sauveur était si débonnaire, qu'il est remarqué de lai qu’il n’a jamais rien dit qui fût capable de donner un juste sujet de plainte et de peine a personne. Cet agneau , plein de douceur, a contraint les Juifs mêmes de dire de lui , que -jamais homme n’avait si bien parlé : » Kumquam sic loculus est hnmo , sicut Aie Homo *. Et dans une autre occasion , où ils voulaient surprendre Jésus-Christ dans ses paroles; que firent-ils à cet effet? Ils lui demandèrent s’il était permis de payer le tribut à César. Notre-Seigneur, qui est la sagesse même , leur fit cette réponse prudente et judicieuse : qu'il était juste de « ren- « dre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui « est à Dieu *. •
Voilà, mes chères filles, une belle idée et un modèle achevé , pour vous apprendre la pratique du silence de prudence dans vos conversations; car remarquez avec moi que la perfection du silence ne consiste pas seulement à ne point parler, mais aussi à parler selon les règles de la charité chrétienne et religieuse. Comme par votre institut vous ne devez pas vivre à la façon des ermites, et être toujours en solitude; il est nécessaire que vous conversiez les unes avec les nutres les jours de récréations , où vous devez vous trouver toutes ensemble pour obéir à la règle en esprit de charité et d’union. Mais , chères âmes, comme c’est ici l'endroit le plus glissant peut-être qui soit en la vie religieuse , et où il soit plus aisé d'y faire des fautes, soit par inconsidérntion ou imprudence , n’étant pas pour lors attentives sur vous-mêmes, il faut se munir de grandes précautions et beaucoup veiller sur ses paroles, pourne point commettre de péchés, même considérables, où insensiblement on se laisse aller dans la conversation, faute de savoir se maintenir dans les règles de la prudence et de la charité. C'est pourquoi il faut s'observer, et prendre des mesures pour n'y point faillir avec
* Joa». VII, 4fi.
» Mnlth. XVII, tl.
vos sœurs, de manière que votre conscience n'y soit point intéressée , ni la paix altérée.
Car, mes filles, bien que vous soyez toutes membres d'un même corps ; cependant la différence des humeurs et tempéraments, qui se rencontre entre tontes , forme de certaines oppositions et contradictions qui vous obligent a une grande circonspection dans les heures de vos récréations, où vous devez singulièrement faire paraiire ce silence de prudence, en prenant garde surtout de ne rien dire qui puisse tant soit peu fâcher, et donner de la peine à vos sœurs. Il faut aussi , par une sage discrétion , que vous sachiez prévoir et ne pas dire les choses que vous jugeriez ou croiriez devoir fâcher et mécontenter quelque sœur : de plus cette même prudence doit vous empêcher de relever cent choses qui peuvent exciter parmi vous de petites disputes et divisions, d'où d’ordinaire elles naissent et se forment.
Ah! mes chères filles, ayez attention à vous conduire de la sorte , si vous voulez maintenir la paix et la charité dans vos conversations, qui autrement deviendraient plus nuisibles qn’utiles. Pour cet effet , il faut savoir supporter prudemment et vertueusement les fardeaux les unes des autres, comme vous y exhorte le grand saint Paul : Aller a/lerius onera parlote <. Que cette pratique si necessaire vous ferait endurer de choses si vous y aviez un peu d’application ! Chacune à son tour n'n-t-ellc pas à supporter quelques défauts dans les autres? Aujourd'hui vous endurez une parole un peu fâcheuse, qu’une sœur vous aura dite par mauvaise humeur : eh bien , demain elle souffrira peut-être de vous des choses plus sensibles.
Mais , direz-vous, j’ai à converser avec cette sœur qui est d’une humeur si rustique et si insupportable, qu'il me faut toute mn patience pour ne la choquer ni rebuter quand elle est dans sa mauvaise humeur. Il est vrai; il se rencontre des personnes si inciviles et malhonnêtes dans leurs conversations, qu'elles sont presque intraitables. Ces humeurs farouches y sont fort à charge et donnent souvent sujet d'exercer la patience des autres , toute leur vie ; car comme naturellement elles sont de cette humeur, joint à l'éducation qu’elles ont eue qui a fort contrlbuéà leurs mauvaises dispositions d’esprit, il n'en faut pas attendre autre chose de plus. Pour l'ordinaire elles sont ombrageuses, soupçonneuses et trèsaisées à se fâcher et à parler selon leur boutade. Quoi qu’il en soit , la charité vous oblige de les supporter et de ne les pas fâcher mal à propos. Je sais que cela est un peu difficile; et qu’il n'y
1 Cal. VI, 5.
SL'B LE SILENCE
n rien de si contraire a un naturel plus sociable et poli , qui sait vivre honnêtement dans la conversation , que ces personnes grossières et fâcheuses qui ne peuvent dire une parole de douceur et dhonnéteté. Mois ne savez-vous pas que c'est là ou la vertu se fortifie, et où elle a matière de s’exercer avec beaucoup de mérite ; et que c'est eu supportant patiemment les humeurs contraires à la vôtre , que vous faites voir que vos vertus et votre conduite ne sont point illusion?
Mais , dites- vous encore , cette soeur est si ombrageuse et pointilleuse que la moindre chose la met en mauvaise humeur, s’imaginant toujours que je lui en veux : je dis , par exemple , une parole innocemment et bonnement, sans avoir intention de lui faire de la peine; cependant elle s'en choque et s’aigrit. Or je veux que vous n’ayez point eu intention de l'attaquer; toutefois, vous qui avez un naturel pins favorable et raisonnable , vous devez en conscience ménager ces esprits faibles, qui, par leur iueapacité de faireautrement, s’échappent souvent malgré eux. Ainsi , par esprit de charité et de douceur, ayez égard à leurs faiblesses : ne leur donnez pas sujet d'offenser Dieu en les contrariant ; ayez même de la condescendance pour elles : abstenez-vous de dire de certaines choses , quoique indifférentes et innocentes, que ces esprits mal faits prendraient de travers; ayez-en de la compassion : car ellesmêmes ont de la peine et de la confusion de se voir ainsi à charge aux autres; ce qui les humilie et mortifie étrangement devant Dieu, dans la connaissance qu'il leur donne de leur fragilité : elles en ont dé l’amertume de cœur, à moins qu’elles ne soient tout à fait aveugles sur ce défaut.
Et vous , esprits revêches , humeurs grossières et fâcheuses, apprenez à vous vaincre et à être maîtresses de ces mouvements impétueux que produit en vous ec mauvais naturel , que vous devez sans cesse combattre et détruire, pour vivre de la vie de la grâce, en mourant a la nature. Et ne pensez pas dire , pour vous mettre ù couvert, comme ces âmes lâches et imparfaites : Je ne saurais faire autrement, c'est mon humeur : car vous n’eu serez pas quittes pour cela devant Dieu ; puisque vous êtes obligées , selou les préceptes de Jésus-Christ dans l'Evangile, de vous mortiüer et de travailler a renouccr à vous-mêmes tous les jours. Et Dieu n'a-t-il pas dit à Cala', au commencement du monde, de mortifier son humeur farouche , ses appétits déréglés , et de surmonter ses passions indomptées?
Voyez donc, mes cheres filles, la nécessité
' CVmci. IV , fi, 7
qu’il y a de veihtr sur sa langue , quand on est obligé de converser; et vons plus particulièrement qui par votre institut êtes souvent engagées à communiquer et parler avec les séculiers dans les occasions que vous procure l’instruction de la jeunesse qui vous est confiée, comme d’aller souvent au parloir visiter les parents des pensionnaires : car la bienséance et l'honnéteté , quelquefois même la nécessité, vous obligent d'avoir des entretiens avec ces personnes, et outre cela votre réglé vous le permet; comme aussi avec vos pareuts et d'autres de vos amis et connaissances. Mais c’est ici, chères âmes religieuses, qu'il faut surtout vous bien conduire et parler avec discrétion. Si jamais vous avez besoin du silence de prudence , c'est dans ces temps où il y a bien à perdre ou à gngner. Je vous en avertis, prenezy garde; et comportez-vous-y d’une manière si édifiante, que les gens du monde n'aient pas moins d’estime de vous. Pour cet effet il faut qu'une religieuse au parloir, en présence des séculiers , soit d’un maintien grave et modeste ; elle doit veiller extrêmement sur ses paroles, ne pas trop s’épancher, ni sc dissiper : car les gens du monde observent , plus que l'on ne pense, tontes les actions et la conduite des religieuses au parloir, et , selon la sagesse et discrétion qu'ils remarquent dans les unes, ils prennent de fort mauvaises impressions de celles qu’ils voient trop libres , plusinconsidérées et mondaines dans leurs paroles; qui ne se sentent nullement de leur état, ne mêlant presque jamais dans leurs discours rien de spirituel et de Dieu comme devrait faire une bonne religieuse.
Ne vous y trompez pas : car bien que les gens du monde vous fassent paraître de la complaisance et témoignent agréer vos pensées , ou entrer dans tous vos sentiments ; vous ne savez pas de quelle manière iis prennent en eux-mêmes les choses qu’ils semblent approuver quand ils sont auprèsde vos grilles. Car, après, qu'arrive-t-11 de ces beaux entretiens, quand ils sont en compagnie? et lorsqu’ils se mettent à parler des religieuses, que disent-ils? Ahl dit celle-là, ces jours passés j’ai entretenu une religieuse, je n'ai été qu’un quart d’heure avec elle : vous ne la connaissez pas ; pour moi je sais bien de quelle humeur elle est, je sais scs sentiments sur telles choses. Vous seriez surprises et même étoDnées de savoir que ce sont souvent vos parents et vos plus proches qui parlent de vous de la sorte. Si je vous avertis de ceci , ce n’est pas que j'aie connaissance particulière de cette maison là-dessus ; je veux croire que ce défaut n'est pas ici : ce que Je dis ù présent , je le dis ailleurs ; parce que ce point est de conséquence : car il