SUR L'UNION DE J. C. AVEC SON ÉPOUSE
hit-même en a pris : U n’a pas cru trop donner que de vous racheter au prix de son sang. Que ne devez-vous donc pas faire pour vous conserver dans la pureté qu'il vous a acquise I et de là naît le troisième fruit de la visite, qui est de connaître vos défauts , et de prendre les moyens les plus propres pour vous en corriger et vous purifier des péchés qui souillent la pureté de l'âme , en travaillant efficacement à les éviter; afin de vous avancer chaque jour vers la perfection de votre état.
Le péché plait à tous les hommes, lorsqu'ils le commettent : quand il est commis, l'homme sage s'en afflige et en pleure amèrement; le scrupuleux et le pusillanime s’en désespère ; l'imprudent rit et s'étonne de cc que les saints lui en portent compassion , et qu’ils lui parlent de pénitence. Entre les malades, les plus à plaindre sont ceux qui ne se plaignent pas eux-inèmes, et qui aiment leur maladie. Haïssons la nôtre : la haine est son remède; elle est la marque que nous ne sommes pas délaissés, et qu'on médite encore pour nous dans le ciel des desseins de miséricorde.