SCENE III
M-« PICHAKD, MARTIAL.
Hime PICHARD , au foiul. Préveuez mon cousin!... Ah! quelles voitures!... quelles routes!... les chemins de fer ne seraient pas plus durs... {S 'as seyant.') Je suis moulue
suzAi\r\ li.
MARTIAL, à part. Le fait est qu'elle nie paraît plus endommagée que la dernière lois!... {La regardant^ khsoXnmeniles ruines du Kremlin I...
j^jme piciiAiiD. C'est toi, Martial?....
QiiVst-ce que tu fais là?...
MARTIAL, saluant. Vous me faites honneur, manie Picliard... et vous, pareillement?
j^ime piciiARD, regardant au fond. Merci ! . . Eli bien, Geneviève I... Où va-t-elle donc, avec Cocotte et mes cartons?...
MARTIAL. Dans le vieux bâtiment du jardin...
jjjme picHARD, montrant la porte à gauche. Pourquoi pas dans le pavillon que j'occupe ordinairement?
MARTIAL, à part. Bon!... ça va la vexerl.. (Haut.) Ahl... c'est que pendant votre voyage , madame Picliard , le colonel l'a fait remettre à neuf.
3jme PICIIARD , d'un air agi'éable. Mon appartement?
MARTIAL. Il est joli! Ail I des esculp-
tures... des papiers chinois... des petits meubles pareils... C'est le colonel qui atout choisi.
3ime PICIIARD , adoucie. Ce pauvre cousin... une attention si délicate!...
MARTIAL. Oh !... W^^ Suzanne... y a été bien sensible...
M™« PICIIARD, étonnée. Hein I ... M"« Suzanne?...
MARTIAL. C'était pour elle... c'est elle
qui riiabite {yi part.) La v'ià déjà écar-
late...
mme PICIIARD. Disposer de mon appartement I...
MARTIAL, à part. Boni ça tourne au violet!...
3ime picHARD , piquée. Me reléguer dans le vieux bâtiment!... Et qu'est-ce que c'est que M^^^ Suzanne.... une ouvrière... une espèce de servante?...
MARTIAL. Du tout!... unc charmante fille, bonne, espiègle... et jolie!... {A part.) Bien!... elle pâlit î... la v'ià tricolore à présent!...
3ime PICIIARD. J'entends!... une petite aventurière!...
Al II : J'en fouette un pttiL de mon â^'e.
Au ton léger, aux manières frivoles,
An laniraf^e bien doucereux , Kt cfui cilans par de belles paroles Aura scdnit et son cœur et ses yeux.