MORCEAU D'ENSEMBLE
Air : Àh ! que vient-on de nous apprendre (Ccsar)?
M™* PICHARD et LE COLONEL.
Eloignez-vous de ma présence !
Ah ! juste ciel! qu'ai-je entendu?
LE COLONEL
Plus de repos, plus d'espérance, Oui, chaque mot m'a confondu.
jjme picHARD à part.
Je vais renaître à l'espérance, Car ce prodige a tout perdu.
SUZANNE, éperdue.
Ai-je donc fait une imprudence ?
Mon crime, hélas! m'est inconnu.
Je puis prouver mon innocence , Et tout espoir n'est pas perdu.
MARTIAL et GENEVIÈVE.
Elle a parle ! quelle imprudence, Ah! juste ciel ! qu'ai-je entendu ?
Pour elle, hélas! plus d'espérance, Et ce prodige a tout perdu.
LE COLONEL , remontant la scène.
Ah ! dans ma rage !
Il voit Martial et Geneviève.
Qu'est-ce donc?... et que voulez-vous ?
MARTIAL, tremblant.
Du mariage Ce sont les cadeaux... les bijoux.
GENEVIÈVE, de même.
Et bientôt j' gage Le notair' va se rendre ici.
LE COLONEL, furieux.
Le mariage?
Non, plus d'hymen... tout est fini...
SUZANNE, courant à lui.
Écoutez!...
LE COLONEL, la repoussant.
Non, jamais!...
SUZANNE
Un seul mot...
LE COLONEL
Non, jamais !...
Repoussant la corbeille et les cadeaux quUl jette a terre.
Maudits soient mes projets!...
ENSEMBLE
M™* PICHARD et LE COLOHEL.
Eloignez-vous de ma présence.
Ah ! juste ciel!... qu'ai-je entendu? etc.
MARTIAL et GENEVIÈVE.
Elle a parlé... quelle imprudence , etc.
SUZANNE
Ai-je donc fait une imprudence ? etc< Suzanne est aux pieds du colonel gui sort avec j^jmt Pichard; Martial les suit,
"'"Archives de làVille de CrJ^elles Archief van de Stad Brussel