SCÈNE VIII
les JitüRs, CONTRAN, rennnt par la grille.
contran. Uoujour, mon oncle!
fontenaille. Qu'est-co que lu viens faire ici, loi?
contran. Ne criez pas... ce n’est pas pour vous que je viens.
fontenaille. Voyons, veux- tu do l'argent?
Contran. Pourquoi faire?
fontknaillr. A-t-on vu un original pareil qui a un oncle millionnaire et qui no jamais besoin de rien...
gontrax .offrant un bouquet 4 Gerson. Madame Cerson...
cerson, Merci, mon bon Contran.
fontenaille. Allons, embrasse-lu vite sur les (leux joues!
contran, 4 J /■* Cerson. J'allais vous le proposer.
cerson. De grand cœur !
Contran. Mais savez-vous que c’est charmant, ici?
fontenaille. Parce que tu n’y es pas tous les jours.
goxtrax Bon! je parie que vous êtes déjà dégoûté do votro acquisition... Il est vrai nue pour le prix, vous auriez pu avoir cent lois mieux, si vous m’aviez écouté.
# fontenaille. Est ce qu’il y a quelque chose de trop cher pour moi, quand j'ai mis dans ma télé?...
Contran. Ali! mon oncle! malgré votre volonté, il s’en est fallu de bien peu...
FONTENAILLE. (Jlioi?
gontian. Que la propriété rous échappât.
fontenaille Parce que...
Contran. Vosdeuxcent mille francs tu élaie ni échappés.
fontenaille. Eh bien, je te chargerai encore d 'une acquisition, loi! m® p cerson. Vous avieE perdu...
contran. Le portefeuille... parfaitement en le portant chez le notaire.
ckrson. Mais vous avez donc retrouvé?...
fontenailles. À moins qu'il ne m’ait rem bourse sur ses économies. . ce qui m’étonnerai t...
contran. El moi donc !
fontexaillk. Tu as fait afllcher?. ..
contran. Je n’en ai pas eu le temps...
c’était déjà fait !
fox tenaille. Et qui diable?
contran. Celui qui avait trouvé l'argent.
fonderai LLB. Poste t voilà un homme rare... Ab ç.à , j espère que tu lui as donné...
Contran. Je lui ai remboursé ses frais d’iifliclies... c'est tout ce qu'il a voulu acaepter.
fontenaille. U est donc bien riche ?
Contran. Il n’a que son travail pouooutonir sa famille.
fontenaille Ah ! il a des enfants?
SUZANNE
contran. Deux charmantes filles, n"" cerson, 4 part. Deux filles!
fontenaille. Des enfants... voilà ce qui me manque.
Contran. Eh bien! et moi, mon oncle?...
fontenaille. Toi. je sais bien... mais ce n’est pas la même chose.
Contran. Ah dame ! il fallait vous marier. .
fontenaille Est-c<* que j’ai eu le temps?...
«“* cerson, 4 part. Deux filles! fontenaille. Ah ! c'est surtout quand on devient vieux... qu’on su trouve totitseul... ça n'est pas gai; aussi lu ne resteras pas vieux garçon comme moi.
contran. C’est bien mon intention fontenaille. Tu auras donc des enfants 1 fostrax. Autant qno vous voudrez.
fontenaille. oui porteront haut et bien notre vieux nom de bonletiHille.
Contran. Parbleu!..
fontenaille. Une jolie femme que je te choisirai...
contran. Quant à ça, mon oncle...
fontenaille. Tu doutes démon goût?
Contran. Aucunement I fontenaille. Eli bien! tu verras, mon gaillard... J ai déjà pour lui... en vue une jeune héritière... n'est ce pas, madame Cerson ?
u mo cerson, inaUxutiee. Oui...
Contran. Un moment, mon oncle, je ne suis pas pressé à ce point.
fontenaille. Mais moi, je le suis. s’il te, plaît .. Je l arrangerai cela... comme pour moi.
Contran. Vous me consulterez bien un peu ?
fontenaille. Oui, si tu es de mon avis. .
Voyons, viens-tu avec moi dire un petit bonjour à mes paysans?
contran. Volontiers, mon oncle.
FONTENAILLE. El vous, tua garde-malade, mon docteur. . sœur sainte Palfenee.jo suis solide maintenant, voulez-vous mon bras?
r"«cerson, troublée. Oui, loui à I heure!
fox trx aille. Vous ii'ètes pas disposée...
à votre aise...
contran, tenant le buis de non oncle . Au revoir, chère madame Cerson.
{Ils sur: eut à gauche.)