‹ Suzanne drame en six actesChapitre 29 sur 58 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

BASINE, puis M m * GERSON , puis ELI- SABETH.

basine. Ma foi. s'il trouve qu'il n'en a pas assez pour son argent, tant pis... j'ai fait ce que j*ai pu.

m'"* gebson, entrant. C'est ici...

basine. Qui que vous demandez, madame?

M'sieur Imbert? il n'y est pas.

m“* g er son. Oui.., je le sais...

basine. Ah I...

gebson, à part. Chez elles! je suis chez elles l...

basine. Si c’est quelque chose qu'on puisse lui dire?...

gebson. Rient...

basine. Eh bien, alors? (Criant.) Mesdemoiselles!... mesdemoiselles!...

slzanne et Elisabeth , entrant. Mais qui donc est là ?

n m * gerson. Ah !... (A part.) Mes enfants!...

Suzanne. C’est singulier !... oui... hier...

éusabetu. N’est-ce pas madame

»“« gerson. C’est moi !...

basine , 4 part. C’est une connaissance , j’vais faire mon ouvrage. (Elle sort.)

élisaretii. Nous sommes seules, madame, notre père est sorti ; mais...

*•*»’ gerson. C’est vous, vous que je désirais voir...

ÉLISABETH Ci SUZANNE. NOUS!

*•••* gerson. Oui... et je vous vois... et je , suis heureuse .. oh! bien heureuse. (A part.) Les voilà ! ce sont ellos... mes tilles...

| Élisabeth. Madame I...

gerson. Taisez-vous, taisez- vous...

laissez- moi vous regarder... (A part.) Qu’elle? sont belles... oui, c’est bien ainsi que je les avais rêvées I...

Suzanne. Di tes- nous...

gerson . Quoi... l’intérêt singulier...

étrange que je semble vous porter , u estce pas tout naturel... chères enfants ; vous n’avez plus do mère, m'avez vous du... vous ne l’avez pas même connue.

Élisabeth. A peine , madame ; j’avais cinq ans, quand elle est morte.

suzanne. El moi, quatre.

Élisabeth. Mais, madame, vous nous parlez de notre inèn.% l'auriez-vous connue, vous?

M m * gerson. Non !... non !...

SUZANNE. Oh! tant pis! nous serions si heureuses d’avoir quelqu’un avec qui nous puissions causer d’elle.

*"*• gerson. Ah! Votre père ne vous en parle jamais?

Élisabeth. Jamais, madame; quelquefois, moi... ou ma sœur... nous essayons...

n"’* gerson, à fHirt. Les bons cœurs !

(Haut.) Vous l’auriez bien aimée , n’est-ce pas?., elle eût été si Hère do vous... Regardez-moi donc encore... que vous êtes belles!... Chaque jour... j'en suis sure...

loutes deux vous avez pour elle... un souvenir... une pensée...

slzanne. El tous les soirs nous prions pour elle.

m— gerson. t'ouàlianf. Ah ! chères enfants! (EUe tes saisit dans ses bras et s'arrête aujmoment de les embrasser, d la vue d Imbert gui / tarait ... puis jetant un rri.) Ab!...

ÉLISABETH. Père!...

bczanne. C'est...

imrert. Laissez-nous, mes enfants!

(Elles rentrent dans leur chambre en regardant .!/■• Gerson.)

Page 1