‹ Suzanne drame en six actesChapitre 34 sur 58 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Il- GERSON, FONTENAILLE, puii Contran.

Contran. Mais écoutez- moi donc, mon oncle.

eontbnaille. Tu le marieras.... oui....

mais comme je l'entends.

gontran. Venez à mon aide, chère madame Gerson

fontenaille. Tu t'adresses bien... c'est elle qui m’.i conseillé!... I. a jeune fille que je le destine est Charmante... Sa fortmio est considérable... et, dans huit jours, tout sera bâcle!

gontr.vn. Sansjne consulter?

eon'Tes aille. Jo te consulte à présent...

Je te dis: Voilà une affaire terminée...

gonîran. Mon oncle, le mariage pour moi n’est ni une vente ni un achat.

fontenaille. Oh ! les grands mots !

gontran. Celle que j’ai choisie, je l’aime... Vous vous êtes engagé pour moi, diles-vous!... Vous avez eu tort... Vous retirerez votre parole.

fontenaille. Jamais!

Contran. Par grâce! ne recommençons pas l'éternelle dispute de l'oncle et du neveu... Je vous le dis froidement... «ans colère... mais bien sérieusement, je n’épouserai qu’Elisabeih.

m*' gerson, à part. Elisabeth.

fontenaille. Qu’est-ce que c’est que cela... Elisabeth 1 Contran Elisabeth liuberl.

»** gerson, d part. Elisabeth Imbert I fontenaille. Ah! lhoinmo au portefeuille.

gontran. l.’honnéte homme à qui vous devez une partiu de votre fortune.

fontenaille. Allons donc!... une belle niaiserie... pour cent et tant de mille francs...

»" gerson, à part. L’aînée de mes filles!

fontenaille. Parlez-moi des gens désintéressés... on refuse une récompense honnête... li donc... il vaut bien mieux avoir pour gendre l'héritier d'un millionnaire.

gontran. L'affreuso pensée!

fontenaille. C'est fort adroit !.. Tu épouseras qui je veux et quand je voudrai.

Contran. Pardon, mon oncle; tuais vous il êtes pus en pleine mer... sur le pont de votre navire... gourmandant un matelot maladroit... vous êtes en France, et vous parlez à un homme libre!

fontenaille. Tu es libre, oui, mais de faire mes volontés, et tu les feras... ou jo mangerai mon bien... je ne le laisserai pas un son vaillant. . Choisis... tu veux do la liberté... en voilà!

gontean. El j'en userai, mon oncle...

gardez votre fortune... faites-en ce que bon vous semble, mais je vous le jure... et j'en prends à témoin M** Gerson, je uaurai jamais d’autre femme qu’Elisabcth... Je suis fou, c'est probable, de préférer à vos millions la grâce, la vertu, l’amour d’une pauvre fille, mais c'est ainsi... ne m’en veuillez pas, co serait injuste. . moi, je ne vous garde pas de rancune.

FONTENAILLE. V0-l'«D !

Contran. C'est ce que j'allais faire....

Adieu, mou oncle ; adieu, chère madame Gerson 1

(Jf suri par le fond.)

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